Passion pour la nature et l’animalerie. Bienvenue dans le ‘’Jardin du monde’’ de Tarik

Passion pour la nature et l’animalerie. Bienvenue dans le ‘’Jardin du monde’’ de Tarik

Dans la vie, certaines aventures méritent d’être vécues, notamment celles qui forgent notre caractère et eleveurnotre comportement, notre façon de vivre et notre façon de voir les choses; autrement dit, notre vision de la vie. Même si l’on se prête à écouter les aventures des autres, merveilleuses soient-elles ou ordinaires, il n’y a pas mieux que de vivre et ressentir par soi-même différentes expériences à l’instant présent.
Par Hamid Si Ahmed

Quelle chance que de vivre des moments intenses et enrichissants, en compagnie de personnes passionnées et dévouées ! Les chefs-d’œuvre accomplis ou ceux en cours de création sont la preuve que quand le cœur s’emmêle, tout n’est que splendeur.
Natif de Beni Isguen à Ghardaia, Tarik est un mordu de nature et d’animaux, un vrai passionné qui vie à mille à l’heure cette dépendance à cette essence de cette vie, ceux qui nous entoure comme splendeurs des paysages naturels et admiration devant l’espèce  animale si mystérieuse. Autour d’un verre de thé, assis confortablement sur un tapis aux couleurs traditionnelles, sous une fine brise de fin d’été, notre attention au récit de ce passionné dans sa profession, ne fut qu’ensorcelée et guidée au rythme saharien. Pendant notre présence dans cette merveilleuse oasis aménagée par Tarik l’amoureux des animaux, et de la nature, sous des palmiers généreux, par leur ombre et leurs fruits sucrés et délicieux, nous restâmes attentifs à ce que Tarik tînt à nous dire et montrer.

Sous l’ombre des palmiers de l’oasis de Tarik
Ce qui a vite fait de détourner notre attention à notre arrivée à Beni Isguene, terre ancestrale parsemée de merveilles architecturales et espaces naturels verdoyants, c’est ce secret que seul le Mozabite de cette cité connaît les contours et les caractéristiques. En effet, à défaut de demander plus d’explication sur cette vallée qui figure dans la liste de l’Unesco du patrimoine mondial depuis décembre 1982. A l’approche de la palmeraie de Tarik, plusieurs chevaux faisaient office de bienvenue aux visiteurs, comme s’ils s’adressaient à nous pour nous dire qu’ici, rien n’est comme nulle part ailleurs. Au fur et à mesure que nous avancions en direction du ‘’Jardin du monde’’, il était clair que nous étions loin des gens, loin du tracas des villes et de la monotonie.
Après que Tarek le guide nous invite à prendre place dans son jardin secret, un mélange de grenadiers, d’oliviers, de citronniers et d’autres arbres fruitiers, nous étions prêts à poser nos questions. Nous étions, en effet, impatient de savoir quand et comment avait commencé cette aventure de construire ce jardin du monde. Selon Tarik, il contiendra des arbres plantés par les visiteurs et es touristes, une idée originale qui ferait de cet endroit «paradisiaque», un lieu universel aux couleurs du grand sud algérien.

Un musée à ciel ouvert
En levant vos yeux vers le ciel, vous n’apercevrez pas uniquement les beaux nuages, car juste en bas, on aperçoit une maison construite en pierre, au style traditionnel de la région. C’est pour donner plus de sens à la palmeraie que Tarik est en train de construire cette demeure que les futurs touristes pourront découvrir, l’espace d’une visite. A l’intérieur, cheminée et autres décorations intérieurs en feront un endroit paisible et relaxant.
Une porte qui mène vers l’extérieur,  juste à côté d’une fenêtre qui s’ouvre sur toute la palmeraie, nous laisse entrevoir un grand bassin sous forme de piscine, aménagé pour les amateurs de plongeons et de bronzage. Certains palmiers sont encore en pleine croissance, mais quel bel endroit il sera, lorsque tous les arbres de ce jardin embelliront !

Témoignage 

Tarik Blidi 

Eleveur d’animaux «Je suis né dans une famille qui adore la nature»

«Je suis un éleveur amateur d’animaux de toutes sortes, je suis commerçant dans le domaine et je vends aussi tout ce qui est accessoires et nourritures pour animaux. En parallèle, je suis le secrétaire de l’école de football JTO et j’ai un club d’équitation. Je suis né dans une famille qui adore la nature, ce qui explique ma passion pour ce métier. Ma spécialité, c’est beaucoup plus l’élevage des oiseaux, des chèvres et, dernièrement, les chevaux. D’ailleurs, nous sommes en pleine période de vente d’oiseaux. Actuellement, j’ai des perruches, des inséparables, des callopsittes, des canaris et des chardonnerets.»

«Un club d’équitation comme moyen de promouvoir le tourisme»
Mon projet avec les chevaux c’est l’équitation, l’élevage et le dressage des chevaux et faire des circuits pour les visiteurs et les touristes. J’ai déjà commencé à aménager le circuit pour les visiteurs, je termine bientôt l’écurie, c’est en bonne voie. Je profite de l’espace que j’ai pour permettre aux chevaux de circuler et se détendre sans problème. Je ne vous cache pas que j’ai pensé aux moindres détails pour faire de cet endroit, un espace de détente, un pur plaisir pour ceux qui le visiteront inchallah. Je prévois à travers mon club d’équitation, de travailler avec tous les acteurs du tourisme ici afin d’apporter ma touche et mon soutien au tourisme local, c’est important.

«Une palmeraie nommée Jardin du monde»
La maison traditionnelle que je suis en train de construire, c’est pour mes invités et les visiteurs de mon projet de ‘’Jardin du monde’’. Les gens du monde qui visiteront cette palmeraie pourront planter un palmier ou un arbre, ou tout simplement ramener une idée qu’on pourra exploiter, un simple livre, en quelque sorte, un espace d’échanges culturels. Ce qui est intéressant aussi concernant ce jardin que je veux créer, c’est qu’il sera entièrement bio.

«Les animaux comme ma seconde famille»
«Je ne peux pas faire la différence entre les animaux parce qu’ils font partie de la famille. Pour moi, chaque espère a une histoire à raconter, un secret à dévoiler. Je suis né avec les animaux et j’ai grandi avec, c’est pour vous dire que j’ai des rapports de passionné avec ces êtres robustes et fragiles à la fois. J’ai toujours été fasciné, et chaque jour j’en apprends un peu plus sur les animaux. C’est un domaine vaste et qui restera toujours énigmatique et mystérieux.»

«Le secteur de l’animalerie souffre de manque de moyens»
«Ce métier en Algérie, c›est un peu difficile, parce que on a pas de vrais moyens d’élevages, d’alimentations, de produit de traitement. Nos vétérinaires dans le domaine des oiseaux sont un peu dépassés, ils s’occupent plus des vaches et des chèvres. Néanmoins, dernièrement, j’ai pu remarquer qu’il y a une certaine amélioration au niveau des éleveurs
et du matériel importé.»

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page