Est-ce un besoin  immédiat ?

La politique énergétique du pays et ses perspectives et essentiellement le projet de loi sur les hydrocarbures sont au cœur des débats animés par des experts en énergie. Le projet de loi sur les hydrocarbures, adopté récemment par le Conseil des ministres, a fait couler beaucoup d’encre en Algérie et même à l’étranger. Amendé quatre fois auparavant (2006, 2013, 2014 et 2015), le nouveau projet de la nouvelle loi sur les hydrocarbures propose plusieurs amendements qui ont pour seul objectif de promouvoir l’investissement dans un secteur stratégique, un secteur considéré comme étant le pilier de l’économie nationale. Certains experts estiment que ce projet de loi est un non-événement et qu’il ne répond pas aux défis pour lesquels fait face le pays actuellement ; d’autres plus optimistes affirment qu’il est devenu plus que nécessaire pour le pays d’adopter ce projet de loi. Il est clair que pendant la période d’instabilité politique que traverse le pays, un tel projet suscite forcement une polémique. Il faut avouer que le point faible du gouvernement, c’est sa mauvaise communication. L’absence de bonne gouvernance ne peut mener qu’à la polémique. L’énergie est un domaine trop sensible pour ne pas associer les experts au débat et informer le peuple, seul souverain dans ce cas. D’autre part, il faut savoir que l’équilibre entre l’offre et la demande en hydrocarbures sur le marché national sera rompu à l’horizon 2030, d’où l’obligation d’agir dans l’immédiat, afin d’éviter cette situation de déséquilibre sachant qu’une dizaine d’années sont nécessaires pour découvrir, développer et faire produire un gisement d›hydrocarbures. La loi en projet sur les hydrocarbures comporte plusieurs volets, allant des mesures incitatives d’ordre fiscal à la gestion des litiges entre Sonatrach et ses partenaires, entre autres. Le gouvernement, qui veut faire adopter cette réglementation en toute urgence, explique que celle-ci établira un cadre juridique, institutionnel et fiscal, stable qui incite à l’investissement sur le long terme dans le domaine des hydrocarbures, sans pour autant toucher aux intérêts de la Nation, à travers le maintien de la  règle 49/51 en ce qui concerne les investissements étrangers dans ce domaine.

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