CRÉATION D’ENTREPRISE ! Priorité absolue.

CRÉATION D’ENTREPRISE ! Priorité absolue.

DEPUIS QUELQUES MOIS, L’HORIZON ÉCONOMIQUE ALGÉRIEN BAIGNE DANS LE FLOU, EN RAISON DE LA CONJONCTURE POLITIQUE ACTUELLE QUI A BROUILLÉ TOUTES LES PISTES D’UN CHANGEMENT INCERTAIN. LA NÉCESSITÉ D’ACCORDER À L’ENTREPRISE LE RÔLE DE MOTEUR DE CROISSANCE ET DE RICHESSE INTERPELLE AINSI LES INSTANCES ÉTATIQUES EN VUE DE RÉÉVALUER L’IMPORTANCE PRIMORDIALE DE CES ACTEURS ÉCONOMIQUES DU CHANGEMENT.

PAR HAMID SI AHMED

A l’heure actuelle, il n’est pas si facile de s’adapter, notamment pour les jeunes créateurs d’entreprise, àun système qui, faut-il dire, est ambigu et paralysé par plusieurs paramètres. Les experts économiques sont unanimes quant à l’urgence d’encourager l’investissement productif et la création d’entreprises, mais aussi de renforcer la compétitivité des PME. On ne peut se l imiter uniquement au contrôle des opérations d’importation et ignorer le développement de l’économie nationale qui passe inévitablement par la création d’entreprises et de richesses. Sans une vraie volonté politique, rien ne peut se réaliser pour cela et il est indispensable de commencer par apporter les réformes et changements radicaux à l’administration, qui est le plus grand obstacle pour les nouvelles créations. Il est primordial d’apporter plus de souplesse et de rapidité dans les domaines suivants, à savoir le traitement des dossiers, la délivrance d’autorisation d’exportation, les agréments, etc. Nous devrions aller vers l’adoption d’une nouvelle gestion basée sur la numérisation et la diminution de paperasse inutile. Mais aussi l’implication des banques dans le financement des entreprises, et enfin l’ouverture sur le marché international, qui permettra aux entreprises algériennes d’être plus concurrentielles et innovantes en faisant face à une clientèle étrangère. Afin de mieux comprendre les mécanismes de changement qui pourraient mener à une issue positive, nous avons sollicité un expert en économie, Hamza Boughadi, lequel a accepté de nous éclaircir sur les obstacles au changement et ce qui entrave les entreprises en Algérie à atteindre le degré de croissance souhaité. Ecoutons ce jeune entrepreneur, qui a accepté de nous tracer les grandes lignes de la réalité économique dans la création d’entreprises, considérée comme une priorité absolue pour la relance économique.

Hamza Boughadi,cssc
expert en économie, gérant de MBDS

HAMZA BOUGHADI ENGRANGE UN RICHE PARCOURS ENTREPRENEURIAL DANS LE DOMAINE DU CONSULTING D’AFFAIRES. CET HOMME PROVIDENTIEL EST À MÊME DE NOUS ÉCLAIRER SUR CE QUI ENTRAVE LE BON MÉCANISME DES ENTREPRISES EN ALGÉRIE. DÉCOUVRONS AVEC LUI LA RÉALITÉ DE L’ENTREPRENEURIAT, LEQUEL SE TROUVE ACTUELLEMENT ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME. MAIS POUR QUELLES RAISONS ?

INTERVIEW RÉALISÉE PAR HAMID SI AHMED

Où se positionne l’entreprise algérienne au milieu de la conjoncture politico-économique actuelle du pays ?
C’est 7 derniers mois, le climat d’affaires en Algérie a connu une forte régression causée par l’incertitude et l’instabilité politique flagrante. Ce qui a engendré un environnement moins encourageant à lancer de nouvelles idées et de nouveaux projets par les investisseurs algérien par crainte d’un avenir flou. Les mesures prises par les autorités pour assurer les opérateurs économiques et les nouveaux investisseurs semblent insuffisantes et inefficaces. D’une part parce qu’on ressent que ces décisions et ces mesures ne sont pas étudiées ce qui nous fait revenir à la case des discours de réaction officiel à des fins politiques ; d’autre part, cette incertitude qui caractérise l’atmosphère politique et économique à créer d’autres problèmes aux investisseurs déjà existants, tels que la cessation des paiements à cause des grandes entreprises qui se trouvent dans des situations difficiles comme la rupture d’approvisionnement dans le secteur automobile due au blocage de matière première, ainsi que la faillite des centaines d’entreprises qui se sont retrouvées sans marché à cause du gel de la plupart des projets, sans oublier le blocage au niveau des banques et le gel d’octroi des crédits.

Quel est le rôle accordé à l’entreprise en Algérie dans la relance économique ?
L’entreprise est considérée comme le noyau et le pilier de l’économie moderne, la culture de l’entrepreneuriat dépend toujours de l’atmosphère générale qui est favorisant et encourageant à s’y lancer.
En Algérie on parle toujours de la relance économique algérienne qui a besoin de 2 ou 3 million de nouvelles expert en économie, gérant de MBDS Hamza Boughadi, «L’entreprise, pilier del’économie moderne» entreprises, et les décideurs ont toujours cherché à booster ces chiffres et toujours considéré les données de bons indicateurs. Cependant, l’idéal serait de prendre en charge la qualité et non pas la quantité pour mieux diagnostiquer le nouveau tissu économique, il faut se référer à plusieurs résultats annuels tel que les performances financière de ces nouvelles entreprises, les services proposés et la valeur ajoutée par ces nouvelles entreprises ainsi que leur part du marché et leur positionnement au sein de ce dernier. La nécessité d’adopter de vraies initiatives pour rendre cette relance économique possible consiste à redonner à l’entreprise sa place et sa valeur en tant que créatrice de richesse, d’abord en recensant tous les problèmes auxquels l’entreprise algérienne fait face et trouver des solutions par la suite, en appliquant l’expression qui dit en éliminant les problèmes on se retrouve face à la solution. Tout c ela afin de pouvoir régler les problèmes de manière rigoureuse et déterminée.

Pensez-vous que les dispositifs des aides de l’Etat sont encourageants ?
Les résultats sur le terrain des efforts consentis par ces dispositifs restent toujours modestes, et le problème réside dans les procédures et la manière du traitement des dossiers ainsi que l’absence de compétences économiques qui peuvent apporter des conseils et un bon encadrement aux nouveaux investisseurs. Nous enregistrons une absence des études sur le besoin réel du marché algérien et le positionnement pour ces nouvelles entreprises. Mais aussi la limitation des crédits octroyés par ces dispositifs qui épargnent la plupart du temps des projets importants dont le financement dépasse le seuil du financement imposé par la loi, ce qui fait que beaucoup de bons projets soient avortés à leur naissance ! Ces dispositifs sont considérés comme un outil de frein pour d’autres créations qui ne sont pas passées par ces mêmes dispositifs. On devrait penser à exonérer les nouvelles créations d’entreprises de petite taille, durant les premières années, le temps qu’elles se positionnent dans le marché et développent un portefeuille client.

On le dit souvent, l’Algérie enregistre un énorme manque en matière de cabinets d’accompagnement pour les nouvelles entreprises. Qu’en pensezvous ?
En effet, les cabinets d’accompagnement spécialisés en Algérie ne sont pas nombreux. Il y a de grands cabinets internationaux qui sont très coûteux pour les nouveaux projets de petite et moyenne taille. Au sein de notre cabinet MBDS, nous offrons des services de qualité adéquats aux capacités financières de toutes catégories d’entreprise, aux nouveaux investisseurs. En leur proposant un accompagnement sur-mesure qui leur permet de se former et d’avoir toutes les données chiffrées dans leur domaine d’investissement et connaître toutes les procédures administratives et juridiques. C’est une manière de préparer ces
investisseurs à mener leurs idées et projets à terme sur des bases bien calculées à travers des plans, calculs et stratégie ainsi qu’un suivi permanent. Au sein de notre cabinet d’étude
MBDS, en plus de la concrétisation de la création d’entreprise, nous intervenons dans d’autres domaines, comme par exemple aider des entreprises en difficulté, démarquer leurs noms et les aider à se positionner dans le marché à travers des plans de marketing, des campagnes publicitaires et opérations d’audit de mise à niveau, etc.

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