Le coaching d’affaires ! Un accompagnement sur mesure.

Le coaching d’affaires ! Un accompagnement sur mesure.

Le coaching est considéré, aujourd’hui, comme un atout précieux pour une entreprise parfois en difficulté, sujette aux maladies relationnelles, et devant composer avec un environnement complexe, mouvant et imprévisible, voire chaotique. Il apporte des pistes et des solutions adaptées et efficaces.

PAR NASSIMA BENARAB

En Algérie, cette nouvelle discipline est en pleine extension. Nombreux sont ceux qui font appel aux services d’un coach pour atteindre leurs objectifs personnels et professionnels.Le coaching d’affaires permet au coaché d’atteindre les objectifs fixés par l’entreprise. Durant l’accompagnement, le coach aide le coaché à surpasser les différents blocages qu’il pourrait rencontrer dans sa vie professionnelle. Les éventuels problèmes seront ainsi traités tout au long du processus. Pendant les séances de coaching, le coach professionnel apprendra le coaché à développer ses compétences. Les potentiels du coaché seront ensuite évalués. Le coaching d’affaires vise à améliorer la performance du coaché en stimulant son savoir-faire. En moyenne, le coaching d’affaires ou professionnel dure un an à l’ordre de quatre séances par mois. Cette pratique intéresse surtout les chefs d’entreprises qui y voient le moyen de motiver leurs collaborateurs pour plus de performance et de productivité. Quelles sont donc les leçons de sagesse qu’il faut suivre pour relever tous ses défis ? Tout ce qu’il faut savoir pour assurer avec nous trois coaches et formateurs que nous avons interviewés pour vous.

Sofiane Hamine,coach et formateur professionnel
«Un outil de développement des plus puissants»zererzeefz

Pour Sofiane Hamine, le coaching se définit comme une relation suivie dans une période définie qui permet au client d’obtenir des résultats concrets et mesurables dans sa vie professionnelle et personnelle. A travers le processus de coaching, le client approfondit ses connaissances et améliore ses performances. Le coaching peut se pratiquer en séance individuelle ou en séance collective. Le coaching peut être utilisé parallèlement à un travail de psychothérapie, mais il ne saurait s’y substituer.

POURQUOI AVEZ-VOUS DÉCIDÉ DE CIBLER LE COACHING D’AFFAIRES ?

Quand on s’adresse à tout le monde, on s’adresse à personne. Les gens veulent être certains que votre service soit exactement ce dont ils ont besoin. Cibler ne veut pas dire renoncer. Cibler permet d’avoir un positionnement. Ma clientèle est composée, principalement de dirigeants et chefs d‘entreprise. Je fais aussi du coaching de vie.

Alors, pourquoi le coaching d’affaires ? Déjà, ma carrière était toujours dans le monde des entreprises, soit comme formateur ou consultant commercial à l’international. Je passe mon temps d’une entreprise à l’autre dans des industries diverses, en Europe, Asie, Moyen Orient et USA; ce qui m’a permis d’élargir mes compétences professionnelles et ma connaissance du monde des affaires, ma formation de base en marketing, et aussi ma spécialisation en entrepreneuriat, à travers un parcours certifiant.

QU’APPORTE LE COACHING AU MANAGER ?

Le coach a pour rôle d’aider les gens à définir des objectifs clairs dans un cadre temporel donné. Ces objectifs concernent aussi bien l’accomplissement d’un projet professionnel que la résolution d’un problème plus personnel. Le coaching vise en effet, de donner à son entreprise une orientation pertinente, choisir ses alliés et définir les structures ad hoc. Il est important aussi de mettre en place une délégation réussie qui permette de se concentrer sur les missions fondamentales.

Mon rôle consiste également à animer son équipe avec le maximum d’efficacité et d’enthousiasme et concilier ses obligations professionnelles et personnelles, exercer ses responsabilités avec plus d’efficacité, faire face à des évolutions plus ou moins importantes de son environnement, rétablir une situation managériale difficile, réorienter sa carrière, identifier ses enjeux et être performant plus rapidement dans sa prise en main d’un nouveau poste.

LE MÉTIER DE COACHING EST DE PLUS EN PLUS RÉPANDU. QU’EST-CE QUI DIFFÉRENCIE VOTRE APPROCHE?

Mes différents outils et approches du coaching sont complémentaires/Pour être efficace devant de différentes situations, j’ai adopté quatre catégories d’approches dans mon coaching. La première concerne l’approche individuelle externe. Il s’agit des outils et modèles permettant la fixation d’objectif, et les comportements à mettre en oeuvre pour obtenir un résultat observable et mesurable. Des outils pour répondre aux questions suivantes : quelles actions avez-vous prises ? Quels en sont les effets ? Quels comportements devez-vous changer ? Que devez-vous faire pour résoudre ce problème ? Quelles sont les preuves de l’atteinte de votre objectif ? Nous avons aussi les approches individuelles internes, qui sont des approches du courant humaniste, qui répondent à plusieurs questions telles que comment s’organise la subjectivité d’une personne ? Quelles sont ses valeurs et croyances centrales ? Quelle est son histoire personnelle ? Quelles sont ses grandes compétences, son excellence ? De quoi est-elle consciente ? Quelle est sa passion, sa vision, sa mission ? Nous avons aussi les approches collectives internes qui concernent le coaching d’équipe, lequel est en mesure de transposer sa posture, ses compétences, ses outils et sa pratique de coach individuel au coaching d’équipe. Nous avons aussi les outils et techniques non spécifiques au coaching d’équipe, tels que les outils de partage du diagnostic, des stratégies d’action, et les techniques d’animation des groupes qui facilitent le développement des capacités du coach d’équipe. Et, enfin, les approches collective externes systémiques qui se focalisent sur les relations fonctionnelles ou dysfonctionnelles établies entre les éléments d’un système.

 

BIO EXPRESS

Sofiane Hamine est le fondateur de l ’école SLC à Alger, cabinet ProAct coach, appelé avant «coach génératif» à Paris, informaticien et marketeur de base. Après une expérience en developpement et formation en informatique, plus consultant en freelance en commerce international, il devient consultant formateur, coach de dirigeants et superviseur en Europe et au Maghreb. Praticien en PNL depuis 2003 par John Grinder. Aujourd’hui enseignant PNL certifié. Passionné par la découverte de nouveaux champs de développement personnel, il devient assistant de Robert Dilts et Stephen Gilligan après de longues formations en PNL, hypnose, coaching génératif, collaboration collective, entrepreneuriat, leadership et encore d’autres formations assurées à la source, par des formateurs et écoles de r enommée mondiale. Sofiane se définit comme un catalyseur de performance chez les individus et les entreprises.

Se nourrir de ses erreurs

L’échec a un potentiel destructeur et un potentiel constructif. C’est vous qui allez déterminer et cultiver un aspect plutôt qu’un autre, selon votre perspective, vos pensées, votre monologue intérieur et votre perception de vous-même.Le véritable échec n’est donc pas tant dans la perte, mais plutôt dans le fait de rester bloqué sur l’émotion d’échec et de ne pas tirer d’enseignements de cette perte. Il est important de se poser des questions constructives plutôt que destructives. Les questions constructives permettent de tirer des enseignements, des informations et de la valeur : Qu’est-ce que j’ai appris de cet échec ? Au-delà de cet échec, qu’est-ce que cette aventure m’a apporté ou quelles compétences j’ai pu développer ? Si la situation devait se reproduire, qu’est-ce que je pourrais changer dans ma façon de faire pour obtenir un meilleur résultat ? Comment pourrais-je anticiper ce type de situation à l’avenir ? Notre état émotionnel varie selon notre focus attentionnel : si on se focalise sur des choses négatives, on risque d’être triste et anxieux ; alors que si on se focalise sur le positif, on risque d’être plus heureux et motivé. Se focaliser sur le positif c’est accepter le négatif tout en décidant de se concentrer sur la recherche de solutions. C’est faire le plein pour cultiver des émotions positives et notre motivation.»

Le coaching en Algérie, un vide juridique préoccupant

«Phénomène de mode, le coaching est un business très lucratif et nombreux sont ceux qui s’autoproclament sans consentir le moindre investissement sur soi. Sont rares ceux qu’on trouve de vrais professionnels sous l’appellation de coach, la profession compte beaucoup de charlatans. Dans la majorité des pays, il y a un code établi exclusivement pour la pratique du coaching professionnel. Il vise à formuler des points de repères déontologiques, compte tenu des spécificités du coaching en tant que processus d’accompagnement d’un individu, d’une équipe, d’une organisation. Ce code de déontologie est donc l’expression d’une réflexion éthique ; il s’agit de principes généraux. Leur application pratique requiert une capacité de discernement. Plusieurs associations font référence à un code de déontologie. Ce qui n’est pas encore le cas en Algérie.

Vu qu’on confond encore le coaching à la formation, au conseil, à la thérapie, alors que chacun a ses propres spécificités. Le coaching est un métier à part entière. Devenir coach nécessite à la base un parcours professionnel et une formation certifiante.Il faut compter 40 jours minimum sur 18 mois, pour une formation assurée par des formateurs certifiés avec une bonne expérience, justifiant leur adhésion à une association de renom.»

Plus de 70% d’entreprises font appel au coaching

Pour garantir la performance d’une entreprise, le coaching est désormais reconnu comme l’un des outils de développement les plus puissants. Qu’il s’agisse du développement de talents à fort potentiel, de la transition des dirigeants vers de nouveaux rôles, de la gestion efficace du changement ou de l’amélioration des performances d’équipe, nombreuses sont les entreprises qui croient désormais que le coaching peut servir de catalyseur pour dynamiser les performances à tous les niveaux : individuel, collectif ou organisationnel. En effet, les différentes études montrent que 70% à 90% de grandes entreprises multinationales utilisent le coaching dans le cadre de leurs activités de développement des talents.

Sarah Salima Abbas,coach et formatrice
«La PNL est un atout pour l’entreprise»hthrthrth

Être en mesure d’identifier son potentiel, ses objectifs, ses besoins, ses ambitions et ses limites, tant sur le plan du savoir-faire que du savoir-être, se révèle un atout indispensable en entreprise. Cette connaissance précise de soi permet de gagner en termes de performance, d’un point de vue individuel et collectif. Tout cela est beau, mais comment s’y prendre concrètement ? Sarah Salima Abbas, coach et formatrice nous dévoile le secret.

COMMENT PROCÉDEZ-VOUS EN TERMES DE PNL ?

Apprendre à mieux se connaître et à mieux connaître les autres, est le premier objectif de la Programmation neuro-linguistique (PNL). En ce qui me concerne, actuellement j’accompagne les gens sur le niveau A. L’objectif de ce niveau est d’accroître l’efficacité des relations avec soi, avec les autres et avec le monde en intégrant les outils de base de la communication et de changement de la PNL. Il s’agit là du fondement principal pour la bonne maîtrise des outils en PNL. Grâce à cette étape, l’individu sera en mesure d’identifier son propre mode de communication, et de pouvoir justement travailler dessus en explorant ses canaux sensoriels. Afin de développer des compétences relationnelles, il est important d’améliorer la qualité des interventions avec soi-même. La connaissance de soi-même à laquelle la PNL propose d’aboutir permet de mieux gérer son propre stress ou ses émotions, de se fixer des objectifs. C’est ainsi que la PNL a tout naturellement trouvé sa place dans l’entreprise, à la fois pour manager, motiver une équipe autour d’un projet ou gérer les conflits, mais aussi pour vendre ou négocier avec ses partenaires. En clair, toute situation qui interpelle à prendre du recul et cerner le fonctionnement de son interlocuteur peuvent faciliter les choses.

QU’APPORTE LE COACHING PERSONNEL POUR L’ENTREPRISE ?

Il est utile de souligner que le coaching est un accompagnement qui permet à passer d’une situation à l’état présent qui ne lui convient pas à une situation future qui lui convient plus. Le coach va aider le coaché à savoir ce qu’il veut atteindre, à identifier ses points de blocages puis à trouver ses propres solutions, à son rythme et en fonction de ce qu’il a comme moyens. Il faut savoir le coaching n’est pas de la formation, n’est pas du consulting. Pour ma part, j’ai commencé ma carrière dans le coaching personnel. Personnellement, je pense que le coaching personnel, et le coaching business sont deux éléments importants pour aider l’entreprise à atteindre ses objectifs. En tant que spécialiste dans le développement personnel et la PNL, je focalise mon travail sur les personnes. J’ai décidé ensuite de me lancer et m’orienter vers les entreprises, pour aider les managers et les salariés à être plus épanouissants. Il s’agit d’un passage obligé qui aide à augmenter la production dans une entreprise. Cela dit, il est important donc de passer par le développement personnel. Par exemple, une personne qui cherche à être un leadership, doit passer par un travail sur elle-même. La découverte de soi, est très importante pour réveiller son potentiel. Nous sommes tous des êtres humains, ce n’est pas normal d’avoir, une personne qui soit plus productive que l’autre. Il y a certainement des raisons que nous essayons de comprendre pour prodiguer, sutout les meilleurs conseils. Quand la personne croit réellement en ses compétences, elle ne sera que plus performante et plus réceptive, et elle pourra mieux communiquer avec les autres.

QUELLES SONT, SELON VOUS, LES CLÉS DE LA RÉUSSITE POUR UNE ENTREPRISE ?

Moi, j’ai une approche un peu différente des autres coaches. Je m’intéresse au premier plan à la ressource humaine qui est le capital de chaque entreprise. Si, chaque entreprise s’intéresse à aider ses salariés, et de comprendre ce qu’ils veulent, je dirais que la moitié du travail sera réalisée.Moi-même, j’étais salarié, l’entreprise cherche la productivité. Alors qu’un élément productif n’est pas forcement épanouit. On voit les grandes boites dans le monde comme google qui travaillent beaucoup pour l’épanouissement de leurs salariés. Ils ont compris, que le travail sur soi même, donne le meilleur de nos même. La réussite n’a jamais été un hasard. Si vous regardez le parcours des gens ou bien des personnalités comme l’ex président des Etats Unis Barak Obama, ou bien l’animatrice Oprah Winfrey, toutes ces célébrités, ont été coaché par des professionnels. Il ya vraiment un travail sur soi et la base c’est la PNL et tout le monde à besoin d’être coaché.

Bio express

Avant de me lancer dans le coaching, j’ai occupé plusieurs postes importants entre le domaine commercial et managérial et en tant que coordinatrice de projet, chef de zone au encore directrice régionale des ventes, au niveau de différentes entreprises, dont trois grandes multinationales, activant dans les domaines de l’automobile et l’agroalimentaire. Après plus de 14 ans d’expérience comme salariée, j’étais toujours en quête de nouvelles opportunités. J’ai alors décidé en 2016 de me lancer dans l’aventure Forever Living Products, une étape qui a vraiment changé ma vie. Je me suis ensuite intéressée au marketing de réseau en parallèle de mon travail. Une expérience très riche qui ma permet de développer des compétences relationnelles et améliorer la qualité de mes interventions avec moi-même et avec les autres. Et c’est là que je me suis intéressée de plus près au développement personnel et la PNL. J’ai suivi toutes les formations jusqu’à décrocher un master en PNL pour en devenir coach et formatrice certifiée, et j’étais agréée du Centre canadien d’Ibrahim El Fikhi en 2017. J’ai ensuite décidé d’approfondir mes connaissances en ce qui concerne le coaching d’affaires. Aujourd’hui, j’accompagne les salariés et les managers à se développer dans leurs entreprises. »

rtrhrthrth

Savoir gérer ses émotions

Je travaille beaucoup sur la gérance des émotions dans les entreprises. Nous aidons les managers et même les salariés à bien gérer leurs émotions. C’est d’ailleurs la clé de la réussite. Les émotions peuvent nous aider à résoudre un problème, à prendre une décision, pour peu qu’on y prête suffisamment attention et qu’on écoute ce qu’elles (les émotions) ont à nous dire. Par leur manifestation, les émotions visent avant tout à apporter des informations. Il faut les décoder et s’en servir dans les situations de la vie quotidienne ou au travail.

Zakaria Boughrara,coach et consultant professionnelhtrthrth
«Nous travaillons sur des process étudiés et précis»

COMMENT TRAVAILLEZ-VOUS CONCRÈTEMENT ?

Je propose un coaching qui a un seul objectif qui est l’amélioration du chiffre d’affaires de l’entreprise. Nous avons d’autres objectifs, mais le chiffre d’affaires est le but essentiel. Pour cela, nous avons tout un processus qu’il faut suivre. Nous proposons une démarche qui s’appelle dans notre jargon’’le management situationnel’’. Ce dernier est une méthode permettant au manager de prendre du recul par rapport à ses pratiques, à être plus souple et plus en accord avec son environnement. Le principe est très simple, nous accompagnons le manager à améliorer sa vision des choses sur certaines pratiques par l’amélioration de son état psychologique. Il faut savoir que le côté psychologie, qui est très élevé dans le management, n’est pas quelque chose de technique uniquement. D’ailleurs, avant de commencer à étudier le côté technique, c’est-à-dire de fixer les object ifs et les alternatives et établir un plan d’action, nous étudions d’abord, le profil de chaque manager. Nous avons quatre profils d’un manager. Je citerai un exemple très récurent. Si vous avez un manager qui n’a pas confiance en lui pour des raisons X ou Y liées à son enfance, ce manager ne pourra jamais faire confiance aux autres. Donc, il ne va jamais déléguer un travail à quelqu’un d’autre. Il va surveiller chaque personne. Ce qui peut ensuite engendrer de gros problèmes, comme l’existence de plusieurs clans dans l’entreprise. Ce genre de management a besoin de ses clans pour se sécuriser. Donc, derrière, il y a tout un pr ofil psychologique qu’il faut traiter en urgence. Et notre coaching se base justement en premier lieu sur l’être humain. Ensuite, nous proposons le volet technique, qui est le coaching basé sur les indices de performances. Seuls les indicateurs de performances peuvent évoluer, les personnes et leur travail. On se base sur ces indicateurs pour écarter les clans qui peuvent être très dangereux sur la performance de l’entreprise. Notre rôle est d’orienter l’entreprise sur les chiffres pour permettre au dirigeant d’être connecté à la réalité et pour pouvoir prendre les meilleures décisions dans l’exercice de ses responsabilités.

QUELLE EST LA DURÉE ?

Nous avons plusieurs étapes à suivre. Notre coaching marche sur des bases et les formations. Nous avons des délais fixés pour atteindre l’objectif. Cela dépend de la taille de l’entreprise, de son organisation et sa structuration, comme cela dépend aussi de la demande. Plus elle est précise plus le coaching est court.

SELON VOS DIRES, EST-IL IMPORTANT POUR LE MANAGER DE FIXER DES OBJECTIFS CONCRETS ?thtrhrth

Dans notre démarche, nous travaillons sur des process étudiés et précis. Nous obligeons les managers et les employés à les respecter. Il est important de se focaliser sur ce système d’évaluation qui est basé sur des chiffres. C’est-à-dire en effet des objectifs concrets et précis. Il s’agit, de la seule manière qui est très efficace, et qui aide à atteindre ses objectifs tracés et surtout casser les conflits dans l’entreprise. Cette méthode est d’ailleurs appelée la méthode de l’or. Elle est basée sur l’objet et non sur le relationnel. Et l’objet ne peut être que des chiffres. Nous travaillons beaucoup pour changer les habitudes des managements. Nous avons constaté les jeunes dirigeants notamment qui ont parfois des difficultés à identifier leurs problèmes. Donc, l’une des nos tâches est d’identifier ces problèmes pour mieux les résoudre. Mais aussi, nous les aidons à prendre du recul dans le cas de crise et qui peut l’aider à prendre la bonne décision au bon moment. Pour cela, nous avons des méthodes qui ont été vérifiées dans les années 1940 aux Etats-Unis. Ils ne sont pas spécifiques à l’Algérien ou bien aux Américains, parce que l’être humain est le même. Ce sont les cultures et le contexte qui changent.

PARTANT DE VOTRE EXPÉRIENCE, COMMENT PEUT-ON MOTIVER LE PERSONNEL DE L’ENTREPRISE ?

Ce que nous proposons dans ce créneau c’est plutôt l’auto-motivation. C’est-à-dire qu’on apprend au personnel de l’entreprise, que se soit des salariés ou bien des managers d’être auto motivés. L’auto-motivation est le moyen de la réussite de ses objectifs. En d’autres termes, être indépendant, ne dépendre ni des personnes ni du matériel. Certains disent que le salaire est la source de motivation par excellence. Pour ma part, je ne suis pas d’accord. La preuve sur le terrain, nous avons constaté qu’il existe bien des personnes qui ont des salaires très élevés, mais qui ne sont pas motivés ; d’autres, en revanche, ont des salaires moyens, mais très motivées. Notre travail consiste justement à transmettre des technique étudiées qui aident les gens à être auto-motivés et de ne plus attendre la reconnaissance des autres. En management, la motivation doit être variable, notamment en termes de salaire ou de primes. Le fixe ne mot ive pas. Toucher un grand salaire ne peut pas garantir la motivation. Ca peut être paradoxal, mais nous le constatons de manière très fréquente sur le terrain. Quand les personnes sont orientées vers les indicateurs de performance qui sont liés à l’argent ou à une prime, c’est plus facile de voir les choses en clair. C’est d’ailleurs l’unique moyen qui permet à l’entreprise d’évoluer et aide aussi les personnes de voir évoluer leurs salaires en fonction de leurs performances. C’est là où réside la véritable motivation.

Bio express

Avant de se lancer dans le coaching, Boughrara Zakaria a occupé le poste de manager dans des sociétés activant, notamment dans le secteur pharmaceutique ou celui des télécommunications. En 2012, il a décidé de créer sa propre boite Seven B Group, spécialisée dans le consulting et le coaching. Il intervient particulièrement dans l’accompagnement commercial et managérial. Malgré un emploi du temps chargé, il a réussi à nous faire une place dans son agenda pour nous parler de son activité.

Ecouter pour comprendre

«L’écoute est un art. Le management doit écouter bien pour comprendre et non pas pour répondre. C’est-à-dire l’écoute sans jugement. Si le manager donne des réponses à tous les problèmes sans comprendre, cela génère une perte de temps pour le collaborateur. En tenant compte de leurs observations, le manager peut éviter de multiples problèmes et se préparer à les affronter. Il est important d’analyser ses échanges de manière objective, sinon il risque de prendre de mauvaises décisions et passer ainsi, à côté de meilleures opportunités et de négliger certaines situations qui peuvent nuire au succès de son projet.»

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page