Bosser ou gérer une startup ?  Du rêve à la réalité

Bosser ou gérer une startup ? Du rêve à la réalité

L’univers des technologies et de la startup attire de plus en plus des jeunes. Selon une étude réalisée par Universum, Cabinet international d’étude et de conseil spécialisé dans la marque employeur, un jeune diplômé sur 10 rêve de créer sa propre entreprise ou de travailler dans une startup.

PAR NASSIMA BENARAB

En effet, les jeunes Algériens n’y échappent pas à cette réalité. Ils ont de plus en plus l’esprit d’entreprendre. D’après les propos que nous avons recueillis auprès de trois jeunes très ambitieux et fondateurs de startups activant dans divers domaines, le choix de cette voie, plutôt d’une grande entreprise ou une carrière classique, c’est d’abord parce qu’il s’agit d’une passion qui se transforme en métier. Ils veulent surtout être entrepreneur ou avoir l’esprit créatif. Le deuxième argument exprimé est plus paradoxal, puisque les jeunes évoquent le besoin d’être «autonomes ou indépendants» ou être carrément des managers.

Amine Bensmain,Sans titre 7
fondateur de Green Latern

«Lancer un projet n›a jamais été une chose facile, il faut connaître les rouages de l’administration, persévérer et faire vite, ce qui n’est pas évident. Plus le lancement tarde dans le temps, plus les chances de le réaliser s’amoindrissent. Il faut savoir que pour faire tourner une entreprise, il faut mettre en place beaucoup de moyens (local, salaires, transport, etc). Une startup ne dispose pas forcément de ces moyens là, ce qui rend la tâche un peu plus difficile. D’un autre côté, les procédures administratives prennent un temps considérable pour fournir tel ou tel document, nécessaire à l’avancement d’un projet, ce qui freine ou ralentit la mise en exploitation de l’idée du projet. Dans notre cas, nous travaillons de manière efficiente pour engager le moins possible de ressources à cette étape du projet, nous arrivons à nous maintenir depuis la création de l’entreprise, il y a deux ans, et espérons bientôt pouvoir nous lancer .»

Karim Sidi Said,Sans titre 8
cofondateur de Nkhayer

«Le fait de travailler sur son propre projet demeure un rêve pour la plupart des jeunes. Il s’agit d’une motivation personnelle qui permet d’être plus libre professionnellement et personnellement. Toutefois, mettre en place une startup dans notre pays n’est pas une mince affaire. Nous avons malheureusement un environnement qui n’est pas très accueillant pour ce type d’entreprises. Ce qui peut vite tourner au cauchemar pour certains. Pour ma part, malgré les nombreuses difficultés que j’ai rencontrées lors de mon parcours de création de mon entreprise, j’ai su gravir les échelons. Aujourd’hui, je vis un véritable rêve. Je vis de ce que j’aime faire.»

Mohamed Lamine Belbachir,Sans titre 9
directeur général d’Ayrade

«Dans la vie, on ne regrette que ce qu’on n’a pas fait ! Pour ma part, mon projet est avant tout un challenge. Je suis très passionné par les TIC, et je me suis lancé dans ce projet avec passion. Aujourd’hui, je suis encore plus motivé, car les résultats de mon projet commencent à poindre sur le terrain à l’échelle nationale et à l’international, bien que ce soit encore timide. Nous sommes un partenaire clé pour toutes les entreprises qui veulent créer de la richesse et de la valeur ajoutée, à travers les nouvelles technologies. Ma mission vise justement à rendre les nouvelles technologies accessibles à toutes les entreprises et ainsi, aider le top management à mieux prendre les bonnes décisions, à travers les outils technologiques. Ce n’est pas une tâche facile certes, le chemin est encore long pour moi et mes collaborateurs. Nous avons la même philosophie, nous étions une dizaine, et aujourd’hui nous sommes une quarantaine. De même pour le nombre de clients qui est passé de 40 à plus de 2000 clients qui nous font confiance, avec une infrastructure plus développée. Nous avons donné des communications dans plusieurs conférences dans le but de sensibiliser sur le digital et son impact socio-économique. Aujourd’hui, le résultat est là, plusieurs sociétés ont fait une mise à niveau et font une croissance à deux chiffres grâce à la technologie.»

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