Dévaluation de la monnaie nationale <br />Le dinar continue sa chute

Dévaluation de la monnaie nationale
Le dinar continue sa chute

Depuis le début de l’année 2018, voire depuis le deuxième semestre de l’exercice écoulé, plusieurs opérations de dévaluation du dinar sont intervenues, dans le sillage de la chute des cours du brut sur les marchés internationaux. La monnaie nationale a continué sa dégringolade face aux devises internationales. En l’espace de quatre ans, le dinar algérien a perdu près de 50% de sa valeur face notamment à l’euro et au dollar. Une situation jugée critique par d’innombrables experts économiques. 

Les indicateurs macroéconomiques du pays seraient vulnérables face à cette situation inquiétante, un dinar sous-évalué contribuera à endiguer la chute des revenus de la fiscalité pétrolière. Le dinar a entamé sa dégringolade précisément le 8 août 2014, date à laquelle les prix du pétrole ont commencé leur baisse sur les marchés internationaux. En effet, le prix du Brent de la mer du Nord s’échangeait à cette période à 103 dollars le baril, avant d’entamer une baisse vertigineuse, en descendant sous la barre des 30 dollars au début de l’année 2016.  Les cours du pétrole ont connu une remontée significative, en raison de l’accord de limitation de la production, entré en vigueur en janvier 2017, mais ils ont connu une nouvelle fois une baisse en 2018. Toutefois, une reprise pourrait se faire jour en 2019 selon certains analystes.

Tout a commencé un 8 août 2014

Il y a un plus de quatre ans que le taux de change d’un dollar américain s’établissait à 79,82 dinars algériens tandis que l’euro s’établissait à 106,9 dinars dans les cotations officielles de la Banque d’Algérie. En passant de près de 79,82 à 116,83 pour un dollar, le dinar algérien a ainsi perdu près de 48% de sa valeur en quatre ans. La parité dinar-euro s’établit, elle, à 113,25 dinars pour un euro. La chute de la valeur du dinar n’a jamais été aussi brutale depuis que les prix du pétrole aient amorcé une dangereuse baisse, soit depuis la mi-juin 2014. Il est donc clair que cette nouvelle dévaluation soit étroitement liée à la conjoncture déprimante qui prévaut sur les marchés pétroliers.

Les raisons de la chute

En dépit de cette évolution des prix du pétrole, la valeur de la monnaie nationale n’a pas connu d’évolution et les raisons sont multiples, à commencer par le fait que les ressources de l’Algérie dépendent à 90% des recettes tirées des hydrocarbures et la production locale n’est pas assez diversifiée. De plus, les pouvoirs publics ont pioché dans les réserves de change que l’Algérie avait accumulées durant des années durant lesquelles les prix du pétrole étaient en hausse dépassant parfois la barre des 100 dollars le baril. Une chose est sûre, cette dévaluation risque de s’accentuer si les prix du pétrole venaient à s’installer dans les paliers inférieurs de la pyramide des valeurs.

 

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