Service digital

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MOHAMED WALID BENBLIDIA

Cofondateur-gérant de Freehali «Une plateforme qui connecte entrepreneurs et freelance »

Freehali.com est une plateforme qui permet aux entrepreneurs de trouver des compétences en freelance pour les aider dans leurs parcours entrepreneurial.
La startup a été créée en novembre 2017 par trois informaticiens diplômés de l’université de Blida dont le gérant est Mohamed Walid Benblidia, âgé d’à peine 24 ans. Aujourd’hui, Freehali compte près de 4000 utilisateurs à l’échelle nationale.
Par Nassima Bensalem

EN QUOI CONSISTENT LES SERVICES QUE VOUS PROPOSEZ ?
La Sarl Freehali est une entr eprise qui permet de connecter des demandeurs de services, généralement des entrepreneurs, des agences et de petites entreprises avec des compétences et souvent ceux qui sont des freelance. Il s’agit de services variés tels que la création de site web, d’application mobile, de création de logo et cartes de visite, marketing digital, gestion de pages officielles sur les réseaux sociaux, communément appelés les services digitaux qui peuvent être livrés via internet. Notre mission consiste à permettre aux entrepreneurs de concrétiser leurs idées de projet à travers des conseils, des contacts et des orientations que
nous leurs offrons. Pour ce qui est des personnes qui souhaiteraient travailler en freelance, ils peuvent accéder à notre portefeuille clients.
En somme, notre mission consiste à permettre à titre d’exemple, à un infographe d ’Alger de dessiner, en quelques clics, un logo pour un entrepreneur installé à Tamanrasset.

COMMENT VOUS EST VENUE L’IDÉE DE CRÉER LA PLATEFORME FREEHALI ?
Mes cogérants et moi avons eu l’idée de monter notre startup quand nous étions étudiants.
Cela fait deux ans que nous avons terminé nos études supérieures et dès que nous avons obtenu nos diplômes, nous nous sommes lancés dans la création de notre entreprise. Au début, je voulais créer un blog de développement personnel pour partager mes idées que j’apprenais des livres, à l’instar du livre The 4 hours workweek de l’écrivain américain Timothy Ferriss.
Mais très vite, je me suis rendu compte qu’il me fallait de l’aide. Un rédacteur pour rédiger les articles, un graphiste, un gestionnaire pour la page Facebook, etc. Ce n’était donc pas évident, alors je me suis orienté vers la création carrément d’un site de freelancing.

AVEZ-VOUS RENCONTRÉ DES DIFFICULTÉS POUR CRÉER VOTRE STARTUP ?
Notre projet n’a pas nécessité un investissement financier important.
Actuellement, nous occupons nos locaux à titre gratuit, puisque nous sommes installés au niveau de l’institut Haba qui accompagne
les startups algériennes dans la concrétisation de leurs projets.
Par contre, nous avons rencontré des difficultés liées au statut de l’entreprise, il n’existe pas un code spécifique pour ce type d’activités.
Nous avons donc opté pour la création d’un bureau d’affaires qui fait dans l’activité d’intermédiaire.
L’autre souci réside dans le fait qu’il n’existe pas de statut pour le freelance, nous sommes ainsi obligés de créer à chaque fois
un contrat de consultant pour pouvoir déclarer les charges. Notre business model est de vendre des services à travers lesquels nous
percevons des commissions.
MIS À PART LA LOCATION GRATUITE DES LOCAUX, AVEZVOUS BÉNÉFICIÉ D’UNE AIDE DE L’ETAT ?
Non, nous n’avons bénéficié d’aucune aide, l’entreprise a été créée sur des fonds propres.
Jusqu’à maintenant, nous comptons sur nous-mêmes, mais nous sommes ouverts à discuter avec des investisseurs privés qui souhaiteraient travailler avec nous en partenariat.
APRÈS QUELQUES MOIS DE LA CRÉATION DE LA STARTUP, PEUT-ON CONNAÎTRE VOTRE BILAN ?
Je dirais un bilan assez posit if, mais il reste beaucoup à fair e. Notre objectif est de faire connaître notre plateforme auprès d’un
maximum de personnes, à travers le territoire national. Nous ciblons essentiellement des entrepreneurs qui souhaiteraient monter leurs affaires ou ceux qui sont déjà en activité et qui voudraient améliorer, par exemple, l’image commerciale de l’entreprise. Aujourd’hui, nous travaillons principalement avec des entreprises privées, mais nous comptons solliciter des entreprises étatiques.

QUEL EST LE NOMBRE DE CONTRATS OBTENUS JUSQU’À AUJOURD’HUI ?
Nous avons eu une cinquantaine de clients. Nous avons même été sollicités par des étudiants pour confectionner leurs projets de fin d’études. Pour vous dire, c’est très varié comme services.
AVEZ-VOUS UNE APPROCHE SPÉCIFIQUE POUR ALLER VERS LES CLIENTS ?
Non, pas forcément, nous comptons pour l’instant sur le bouche-à-oreille qui reste un moyen efficace pour une entreprise de notre taille. Nous utilisons également les réseaux sociaux pour nous faire connaître.
Nous comptons lancer la version arabophone de notre site.
COMPTEZ-VOUS LANCER D’AUTRES PROJETS OU SERVICES ?
A court terme, nous comptons exporter pour l’année en cours notre service freelance à l’international. Freehali ne sera plus destiné uniquement au public algérien. Nous allons cibler en premier lieu la diaspora algérienne.
A long terme, nous pensons nous lancer dans le portage salarial. En passant par Freehali, une entreprise étrangère pourra recruter des Algériens qui travailleront à distance ; pour notre part, nous fournirons un support pour assurer les missions demandées.
Evidemment, nous percevrons des rémunérations de celles-ci et reverserons une part à la personne embauchée.

CHAKIB HACHI

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Agé de 25 ans, cofondateur -gérant de Freehali, Chakib Hachi est diplômé de l’université de Blida, spécialité génie logiciel, il s’occupe de tout ce qui est infographie et contrôle technique.

RAMZI TAKDJOUT

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Cofondateur-gérant de Freehali, Ramzi Takdjout, 25 ans, a suivi des études en ingénierie des systèmes d’information et des logiciels. Au niveau de la startup, il s’occupe du développement technique.

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