SORTIE DE L’ALBUM DJAZZMEN D’ABDEL WAHAB DJAZOULI «ALHANE OUA CHABAB M’A OUVERT LES PORTES»

SORTIE DE L’ALBUM DJAZZMEN D’ABDEL WAHAB DJAZOULI «ALHANE OUA CHABAB M’A OUVERT LES PORTES»

Vous avez surement dû l’apercevoir sur votre petit écran où il a fait carton plein dans l’émission Alhane oua Chabab, édition 2012. Depuis, l’enfant prodige de la musique se fait un peu discret certes, mais continue à entretenir sa passion pour la musique. Aujourd’hui, de retour, l’auteur compositeur et interprète Abdel El Wahab Djazouli, un jeune homme au talent immense nous présente son premier album intitulé Djazzmen, un véritable régal aux multiples sonorités. Dans cet entretien, le multi instrumentiste à la voix d’or revient sur ses débuts, sa participation à Alhane oua Chabab, son premier opus.
Par Fares Mouffouk

abdelwaheb djazouli

Vous êtes issu d’une famille d’artistes, pouvez-vous nous raconter comment vos parents vous ont transmis cette passion ?
J’ai eu la chance de grandir au sein d’une famille d’artistes, mon grandpère était le bras droit de Hadj Mohamed El Anka, c’est d’ailleurs lui qui nous a transmis cette passion.
Mon père et mes oncles, des musiciens professionnels, jouaient tout le temps de la musique chaabie et andalouse. J’avais un véritable orchestre à la maison, la musique a toujours été omniprésente chez nous. Pour ma part, c’est à l’âge de cinq ans, encouragé par ma mère, que j’ai commencé à m’intéresser à la musique, en chantant dans les chorales et ce n’est qu’en grandissant que je me suis rendu compte de ce don de Dieu. Après un bref passage au conservatoire d’Alger, j’ai rejoint, en 2002, l’association El Inchirah où le maître Smain Henni m’a pris sous son aile, car en plus de la base que j’ai acquise à la maison, j’avais besoin d’une formation académique.

Le grand public vous a découvert lors de votre passage à Alhane oua Chabab où vous êtes arrivé en demifinale. Racontez-nous cette aventure ?
Bien avant ma participation à Alhane oua Chabab, je suivais de très près des émissions qui passaient sur les télés étrangères comme Star Academy ou bien Graine de star. C’est en observant les candidats de ces émissions et en me comparant à eux en matière de prouesses vocales que j’ai renforcé ma confiance en mes capacités.
Quelques années plus tard, avec le retour de Alhane oua Chabab, je n’ai pas hésité un instant à passer le casting, cela a été le début d’une merveilleuse aventure humaine et professionnelle. Certes, je n’ai pas atteint mon objectif, car je ne suis arrivé qu’en demifinale, mais cela m’a ouvert des portes. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’Algériens, j’ai reçu au sein de cette émission une formation très importante durant les trois mois passés en résidence. Nous avons eu la chance de travailler avec de véritables professionnels du chant et des auteurs de renom, il faut vivre l’aventure pour pouvoir la juger.

A l’instar des autres candidats de ce genre d’émissions, vous avez disparu de la scène… pourquoi ?
Juste après l’émission, j’ai mis ma carrière entre parenthèses, car je devais reprendre mes études en main. C’est pour cela que je
me suis installé temporairement en Italie où j’ai décroché mon master 2 en internationalisation et communication entre pays
méditerranéens, en plus d’une licence en marketing et un ingéniorat d’affaires obtenus en Algérie. A mon retour, je devais
reprendre mon poste à l’ambassade d’Italie en Algérie. Hélas, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu et le contrat n’a pas été renouvelé à cause de mes cheveux longs. En effet, à l’époque le responsable m’avait exigé de me faire couper les cheveux, chose qui n’était pas du tout envisageable pour moi, car j’ai vvpris cela comme un manque de respect envers ma personne.
C’est à cette période que vous avez décidé de renouer avec la scène ?
Les choses se sont déroulées de manière naturelle, car une semaine après avoir quitté mon travail, j’ai été contacté par l’Office national pour la culture et l’information (ONCI) qui m’a sollicité pour intégrer la troupe du célèbre metteur en scène libanais, Abdelhamid Caracalla, en tant que chanteur soliste. J’ai fait partie de la troupe du spectacle musical ‘’Les héros du destin’’, créé à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de l’Indépendance.
Une oeuvre qui a eu droit à six mois de tournée, à travers l’ensemble du territoire national. C’est grâce à cela que j’ai pu reprendre mes contacts et revenir sur la scène. C’est aussi à cette époque que j’avais entamé l’écriture de quelques titres qui ne seront connus que plus tard avec la sortie de mon album.

Votre premier album Djazzmen est actuellement dans les bacs, pouvez-vous nous en parler ?
Cet album est un projet de longue date, car j’avais entamé l’enregistrement en 2013. Faute de budget, je n’ai réussi à le faire sortir qu’en 2018. La réalisation de l’album a été marquée par de longues pauses durant lesquelles j’essayais de rassembler les sommes nécessaires pour enregistrer et payer correctement mes musiciens, car je suis un fervent partisan de l’adage qui dit que «les bons comptes font les bons amis». Je profite de cette occasion d’ailleurs pour remercier mes amis qui m’ont toujours soutenu et encouragé. Djazzmen est un album de huit titres, un mélange entre l’algéro-moderne, le chaabi et la musique actuelle; mon univers musical est vaste et riche en sonorités. Vous y trouverez cinq nouvelles compositions et trois reprises dont Allik El hana oua dhamâne, Alger Alger en hommage à Lili Boniche et Ya Qamar ya Aali.

Vous connaissez également un franc succès auprès du public grâce à une nouvelle passion que vous vous êtes découvert : l’animation des fêtes de mariage. Comment cela a-t-il commencé ?
Au début, il était hors de question pour moi d’animer les fêtes de mariage, mais avec l’insistance de mon entourage et mes amis,
j’ai décidé de céder à la demande, mais en offrant quelque chose de différent et de vraiment distingué.
En effet, pour ne pas être dans le cliché, ma manière d’animer les fêtes de mariage se rapproche beaucoup plus de l’apect gala
que celui de ‘messamâa’. J’essaye toujours de réaliser des playlists personnalisées qui prennent en considération les origines du
couple, mais aussi ses goûts.
J’aime beaucoup ce que je fais et cet aspect là de mon métier me permet de partager avec les gens des moments importants de leur
vie. El hamdoullah, jusque là je n’ai eu que des échos positifs ; de mon côté, je m y plais bien aussi, il faut dire que je m’éclate ! rires

En tant que jeune interprète, quels sont les obstacles que vous avez relevés dans le domaine ?
Les scènes ne sont pas accessibles. Certains artistes sont rarement sollicités pour animer des concerts, mais je ne sais pas s’il y a un style que le public préfère plus qu’un autre.
Je préfère ne pas précipiter les choses et laisser mon album tourner avant de parler de favoritisme dans le secteur…
Des projets ?
Bien évidemment, d’abord, il y a le tournage du clip pour le titre Zman, je suis d’ailleurs actuellement à la recherche de sponsors pour pouvoir le réaliser. Il y aura aussi un méga concert prévu pour ce mois d’avril à la salle Ibn Zeydoun pour présenter mon album et rencontrer mon public.

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