REDOUANE LAGHA, CHAMPION INTERNATIONAL DU THAI BOXING Un jeune athlète dévoué et déterminé

REDOUANE LAGHA, CHAMPION INTERNATIONAL DU THAI BOXING Un jeune athlète dévoué et déterminé

Redouane Lagha est né et a grandi à Laghouat. A 25 ans, il a, à son actif, près d’une vingtaine de combats et a réussi à décrocher plusieurs titres. Il est déjà vice-champion d’Afrique et champion international du thai boxing. Ce grand boxeur est déterminé à donner le meilleur de lui-même et au-delà de ses limites.
par Nassima Bensalem

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Parlez-nous de vos débuts dans la boxe piedspoings…
J’ai commencé avec le kickboxing et le full contact en 2007 avec mes entraineurs Mustapha Sayhi et Bachir Hassini, je suivais donc mes études et durant mon temps libre, je m’entrainais pour me perfectionner. En 2010, après un break de deux ans, j’ai repris les entrainements. Lors de cette même année, j’ai participé à un stage international de boxe thaïlandaise organisé par une association nationale.
Le stage en question était encadré par Kouider Abdelmoumni, expert français, Youssop, un expert thaïlandais ainsi qu’un expert algérien, Mustapha Oumellel. Lors de ce stage, Kouider Abdelmoumni avait remarqué ma passion pour le muay thaï et, donc, il m’a invité en France, afin de me renseigner les techniques de cette discipline d’art martial. Etant lycéen, les déplacements vers la France n’ont pas été chose facile pour moi, il fallait entre autre prendre en charge mes frais de déplacements. Par la suite, j’ai pu bénéficier de sponsoring de la part de RedMed Group alors que j’étais inconnu sur la scène.
C’est mon premier sponsor qui a cru en moi et qui m’accompagne à ce jour. En 2013, je me suis rendu en Thaïlande avec Kouider
Abdelmoumni et c’est durant cette année que j’ai réalisé mon premier combat à l’île de Ko PhaNgan que j’avais gagné.

Vous avez le titre de champion international du thaï boxing. Parlez-nous de cette récompense…
Je peux vous dire que j’ai boxé dans les meilleures organisations et j’ai obtenu les meilleurs trophées grâce à mon manager Mehdi Redjaimia. J’ai pu gagner du terrain et j’ai pu décrocher le Grand prix du Roi Mohammed VI à Tanger, j’ai participé à la Fight
League. J’ai eu aussi l’occasion de boxer au niveau de Lumpinee Stadium à Bangkog en 2017, je fais donc partie des premiers sportifs algériens ayant eu l’opportunité de boxer au niveau de ce stade, dédié exclusivement à la boxe thaïlandaise. J’estime avec
toute modestie avoir honoré mon pays à plusieurs reprises, j’ai surtout porté le drapeau algérien avec une immense fierté à Lumpinee Stadium.
J’ai décroché le titre de champion international dernièrement en Thaïlande ; il y avait neuf pays participants. J’ai dû me préparer durement pour cette compétition. J’ai effectué mes entrainements en Thaïlande dans un camp de boxe. J’ai donc boxé la
ceinture de stadium Chaweng (titre international) que j’ai décroché avec succès.

Pourquoi avez-vous choisi cette discipline sportive ?
Je dirais que j’ai choisi la boxe par passion. Depuis mon jeune âge, je me suis intéressé aux arts martiaux.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant qu’athlète professionnel ?
Tout d’abord, je regrette l’absence flagrante de la professionnalisation de la boxe en Algérie. Cela ne rend pas service aux athlètes professionnels que nous sommes. Nous rencontrons très souvent des difficultés en termes de prise en charge pour participer aux compétitions internationales. Cela demande des préparations de haut niveau qui se font souvent en Thaïlande, et donc, cela demande des moyens logistiques. Aussi, il faut savoir que l’une des préoccupations des athlètes professionnels en Algérie
est qu’ils ne bénéficient pas de la sécurité sociale.
Pour ce qui est de mon cas, c’est Secur Group qui a pris en charge la déclaration mensuelle de mon salaire, alors que cela devrait relever du ministère de tutelle.

Comment sont programmés vos entrainements ?
Pour ma préparation physique, je me rends à Hassi Messaoud au niveau du siège de RedMed Group où je m’entraine avec Ilies Benfartasse. Par contre, je m’entraine aux techniques au niveau du club Etassadi, à Laghouat. Pour ce qui est des préparations spécifiques qui précèdent un combat, je les réalise à l’étranger, en Thaïlande, Turquie et au Maroc.
Avez-vous des combats en vue ?
Oui, je vais jouer le titre mondial en Arabie saoudite face à un Espagnol et après le mois de ramadhan, j’aurai un autre combat en Thaïlande.
Quels sont vos projets ou vos souhaits ?
A court terme, je souhaiterais vivement décrocher le titre de champion du monde. Je suis jeune et mon ambition est d’obtenir ce titre à plusieurs reprises.
Actuellement, je suis bien entouré et mieux encadré. Plusieurs sponsors m’accompagnent dans mon parcours, à l’instar de Factory Sport, Etablissement Benmoussa de Laghouat et Secur Group. Je les remercie infiniment pour leur soutien et confiance.
Je remercie aussi mon staff, notamment mon manager Mehdi Redjaimia et tous mes entraîneurs, essentiellement Saïd Irzi qui s’occupe de mon image de marque.

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