Bouden Monder président de l’Union générale des étudiants algériens, à Dziri:

Bouden Monder président de l’Union générale des étudiants algériens, à Dziri:

À moins de 30 ans, Monder Bouden est à la tête de l’UGEA. Son objectif premier : faire de cette formation estudiantine un outil au service de l’étudiant et de l’université algérienne. Rencontre avec un jeune dont les ambitions dépassent l’enceinte de son univers. par L.R

Dziri : tout d’abord, qui est Monder Bouden ?
Mr Bouden : je suis un jeune Algérien diplômé en pharmacie en 2006. Actuellement, je suis en Master II de journalisme scientifique à l’École supérieure des sciences de l’information et de la
communication. Je m’intéresse à l’information, à l’actualité et à la politique depuis mon jeune âge de par l’éducation que j’ai reçue au sein de ma famille.

Parlez-nous un peu de votre par coursavant de vous retrouver à la tête de cette association estudiantine ?
J’ai commencé en tant que président de la cellule UGEA de la Faculté de médecine de Constantine en parallèle avec mes études. Ensuite, je suis devenu membre du bureau de la même wilaya. De 2002 à 2005, je suis passé de viceprésident
à président. En fait, j’ai été élu, en janvier 2009, président de l’UGEA.

Pendant tout ce temps, que ce soit durant mon cursus universitaire ou après, j’ai participé à la mise en place de plusieurs événements au profit de la communauté universitaire. Séminaires, formations et campagnes de sensibilisation, dont, entre autres, une journée d’étude sur les psychotropes, qui a connu une forte participation des jeunes, mais aussi du président du Syndicat national des pharmaciens d’officines et des représentants de l’Ordre des pharmaciens. Nous avons également organisé une très grande campagne de prévention contre le cancer du sein qui s’adressait non seulement à l’étudiante, mais aussi à tout son entourage.

Combien de membres l’UGEA compte-t-elle actuellement ?
20 000 étudiants sur 1 000 300 étudiants, et ce, sur 37 wilayas. Nous nous situons parmi les premiers.

Justement, en tant que président d’association estudiantine, quel constat faites-vous de l’université algérienne d’aujourd’hui ?
Tout d’abord, je tiens à féliciter l’engouement qu’ont les jeunes pour l’université ces dernières années. Ils ont enfin compris que seule la formation pédagogique supérieure était capable de mettre en valeur leurs capacités intellectuelles, et contribuer ainsi à leur développement. Cependant, l’engagement civil et social et la conscience politique ne font plus partie de leurs préoccupations premières, et ce, en dépit de tous les moyens que l’État à mis à leurs disposition. L’université à toujours reflété l’image de son pays. L’étudiant algérien d’autrefois était beaucoup plus conscient et engagé que celui d’aujourd’hui. C’est ce qui fait perdre à l’université son poids de stabilisateur de société, selon moi.

À quoi cela est-il dû selon vous ?
À un désintérêt total pour la culture, la politique, etc. Je pense que la décennie noire y est pour quelque chose. Ce que l’Algérie a vécu durant cette période a tué, chez les uns et les autres, l’esprit de l’initiative et l’amour de la patrie. L’élan de l’étudiant des années 1980 n’a pas été transmis à celui des années 2000, car il y a eu une grande coupure pendant les années 1990.

Que pensez-vous des événements qu’a connus récemment l’université et quelle était votre position ?
Nous pensons que ces événements ont été provoqués et que les étudiants ont été fortement manipulés. À notre niveau, nous avons fait de notre mieux pour rediriger les étudiants vers un autre moyen de dialogue.

Quel est la stratégie de l’UGEA pour remédier à cela et susciter l’intérêt de l’étudiant algérien ?
Les principes de base de l’UGEA sont les mêmes. Cela étant qu’au-delà de notre objectif d’occuper le terrain au maximum et de faire de notre organisme le premier en milieu universitaire, nous mettons tous les moyens pédagogiques et matériels dont nous disposons au service de l’étudiant pour nourrir son engagement et sa culture.

Quels sont les moyens dont vous disposez et comment comptez-vous les utiliser ?
Il y a d’abord les moyens pédagogiques, tels que l’aménagement de laboratoires et autres bibliothèques. Ensuite, les moyens financiers comme les oeuvres sociales, l’hébergement, le transport et la restauration. Tous ces appareils sont mis à la disposition de l’étudiant, et ils doivent être les premiers bénéficiaires pour pouvoir se concentrer sur leurs études. Nos bureaux de wilayas ont réalisé une étude sur des focus groupe sur 37 wilayas, et ont constaté que 60% des étudiants ne prennent pas le COUS. Ces choses-là doivent changer et nous oeuvrons dans ce sens.

Qu’en est-il de votre programme pour 2012 ?
Cette année sera une grande année pour nous de par la tenue des élections législatives. Notre objectif est de conduire jusqu’à 80% des étudiants aux urnes, car il s’agit d’un droit et d’un devoir.
Nous préparons aussi une convention entre médecins et étudiants pour une meilleure prise en charge à plus bas prix. Par ailleurs, nous prévoyons la distribution de 1 000 appareils pour les étudiants diabétiques. Une autre campagne de sensibilisation se fera dans les lycées pour préparer les futurs étudiants à la vie de fac, en plus de la célébration des fêtes nationales et religieuses.

Pensez-vous que ce sera suffisant pour redorer le blason de l’université algérienne ?
Nous le souhaitons vivement et nous ferons toujours de notre mieux pour y arriver

2 commentaires

  1. je veux bien faire une association dans mon lycée mais comment ??

  2. je souhaite bien que vous me répondez rapidement

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