LA JEUNE ÉLITE DANS LE PAYSAGE ALGÉRIEN

Ce dernier numéro de l’année
2017 reflète, par son contenu,
la richesse des questions
en débat des secteurs en
émergence. Comme chaque
année, l’élément clé de clôture
est représenté par la loi de
finances, celle de 2018 fait
l’objet de plusieurs analyses,
elle traduit les mesures
financières et fiscales imposées
par une conjoncture difficile
correspondant à la quatrième
année consécutive du recul
des prix des hydrocarbures.
Au coeur des débats, le
financement non conventionnel
s’est taillé la part du lion, il
permet à l’Etat de couvrir
sans endettement l’important
déficit budgétaire. Même si les
impôts à large spectre comme
la TVA, l’IRG et l’IBS n’ont
pas connu des modifications,
d’autres mesures à caractère
fiscal ont été revalorisées,
comme la taxe intérieure de
consommation ou la taxe
sur les produits pétroliers. Il
découle de ces aménagements
une augmentation modeste
des prix des carburants et
de certains produits de luxe.
Quant à l’année 2017, elle a
connu de larges discussions
sur le développement du
numérique et la digitalisation

de l’économie. Dans cette
édition, nous abordons un
événement important dans
ce domaine, le MED-IT. Il
en ressort de ce Salon le
degré de maturation et le
foisonnement d’initiatives et
de projets émanant de jeunes
entrepreneurs en la matière.
L’économie du savoir adossée
au TIC et à la numérisation
de l’administration et de
l’économie est en pleine
émergence et requiert des
aménagements réglementaires
conséquents. D’ailleurs,
beaucoup de jeunes évoquent
la nécessité de prévoir de
nouvelles mesures pour
l’exportation des services à
forte valeur ajoutée dans le
domaine des TIC. La jeune
entreprise algérienne conduite
par des élites universitaires
apparait dans le paysage
algérien. Le parcours de Nazim
Ould Lamara, promoteur
et exploitant d’hôtel haut
de gamme illustre bien ce
segment d’investissement
dans le domaine touristique
et de l’hôtellerie. Notre
édition lui consacre un espace
dans lequel il apporte des
témoignages forts sur son
parcours et le challenge qu’il
a réussi à accomplir. Edité

en décembre, qui coïncide
avec la journée mondiale
contre le sida, notre magazine
consacre une place importante
à ce fléau et les politiques de
prévention, de sensibilisation
et de dépistage ont été
abordées par des spécialistes.
Dans ce même contexte,
la politique du médicament
qui constitue un vecteur
important de la politique de la
santé a été évoquée en détail
par le président du SNAPO.
Celui-ci évoque les avancées
enregistrées en la matière,
mais aussi les contraintes
qui nécessitent une prise en
charge rigoureuse. D’ailleurs,
ce dossier est au coeur de la loi
sur la santé qui tarde à voir le
jour.
Les loisirs et la culture sont
également au menu de cette
édition, un zoom est fait sur
les choix des Algériens pour
les vacances de fin d’année
dont certaines destinations
semblent privilégiées et
constantes. Ceci donne
l’occasion à toute l’équipe de
Dziri magazine de souhaiter à
ses lecteurs ainsi qu’à tous les
Algériens les meilleurs voeux
pour la nouvelle année 2018.
Bonne année.

Par F. Benkhalfa

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