APPRÉCIATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN ALGÉRIE: «UN INDICE DE CONFIANCE ÉLEVÉ ET UN PARI VERS UNE PLUS IMPORTANTE DIVERSIFICATION»

APPRÉCIATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN ALGÉRIE: «UN INDICE DE CONFIANCE ÉLEVÉ ET UN PARI VERS UNE PLUS IMPORTANTE DIVERSIFICATION»

Lors d’une impor tante conférence organisée par OBG le 8 novembr e 2017 à l’hôtel El Djazaïr à Alger, les résultats du
sondage sur les oppor tunités d’affaires et les défis q ue présente la conjoncture économique en Algérie ont été r endus
publics. Réalisée pour la pr emière fois en Algérie par O BG, en par tenariat avec la Chambre algérienne de commerce (Caci) et le Forum des chefs d’entreprises (FCE), l’enquête a été menée entre mai et octobre 2017 auprès d’une centaine de dirigeants et chefs d’entreprises publiques (30%) et privées (7 0%), de différentes tailles, internationales (55%), locales (38 %) et r égionales (7%).
F. Benkhalfa

Selon le cabinet de recherche économique Oxford Business Group(OBG), «le but de cette enquête est d’évaluer le degré de confiance des chefs d’entreprises à l›égard du climat d’affaires et de l’évolution des opportunités à court et moyen terme». A travers les résultats obtenus, il en ressort que plus de deux tiers des dirigeants d’entreprises algériennes sont susceptibles ou très susceptibles de réaliser un investissement important au cours des 12 prochains mois.

Les responsables de cette étude expliquent que, «par exemple, deux dirigeants d’entreprises sur trois évoquent une hausse des prix du pétrole comme événement extérieur pouvant avoir le plus grand impact sur l’économie algérienne, suivie du protectionnisme commercial (18%) et de l’instabilité des pays voisins (6 %)». Selon toujours l’enquête menée par OBG, «il semble que le monde des affaires algérien soit divisé à propos de la compétitivité de l’environnement fiscal. Alors que 45 % des dirigeants interrogés estiment que l’environnement fiscal est compétitif (41 %) ou très compétitif (4 %), 37% le considèrent comme peu compétitif (34%) ou très peu compétitif (3 %)». Le rapport expliquera aussi que, «concernant
la qualité des fournisseurs de biens et services algériens, 30 % des répondants ont déclaré que leur taux de satisfaction était élevé, tandis que 42 % affirment que leur satisfaction était faible et 25 % demeurent neutres. Un fait intéressant à signaler est qu’une proportion plus élevée d’entreprises internationales est insatisfaite de la qualité des fournisseurs de biens et services». «Les résultats de ce premier sondage d›OBG auprès des chefs d’entreprises algériens sont agréablement surprenants. Le fait que plus des deux tiers des P-DG disent être susceptibles ou très susceptibles de faire un investissement important au courant des 12 prochains mois démontre un indice de confiance élevé et espérons-le, un pari vers une plus importante diversification. Il y a donc évidemment des aspects positifs et négatifs dans l’environnement d’affaires de l’Algérie. Par exemple, la sur-dépendance au secteur énergétique qui affecte sans aucun doute les recettes publiques et impacte la commande publique. Cependant, sa résilience
aux éléments externes peut être utile dans certains cas, car elle permet une croissance relativement soutenue, malgré les aléas de l’économie mondiale», soulignera Jaime Pérez-Seoane de Zunzunegui, le Directeur éditorial Afrique du Nord. Il ajoutera que «le secteur privé a définitivement pris racine en Algérie au cours des deux dernières décennies, bien qu’il soit encore confronté à certaines contraintes, dont les restrictions sur les importations qui ont clairement affecté sa performance. L’environnement d’affaires algérien n’est pas tout noir ou tout blanc. Malgré sa complexité, des signaux positifs permettent de rester optimistes. L’économie a continué à se consolider et semble vouloir terminer l’année avec force. Alors que le FMI prévoyait une croissance du PIB de 2,3 à 2,7 % en 2017, 66 % des répondants sont optimistes et espèrent que le seuil de 3 % sera dépassé». M. Jaime Pérez-Seoane de Zunzunegui expliquera également que «l’économie algérienne est à la croisée des chemins avec des recettes pétrolières en baisse, des liquidités bancaires réduites et la présence d’un secteur informel persistant. L’Algérie doit moderniser les procédures financières et améliorer le climat d’affaires pour retrouver son attractivité et attirer les investisseurs locaux et étrangers.»

A propos d’Oxford Business Group

Oxford Business Group (OBG) est un cabinet de recherche économique et de conseil présent dans plus de trente cinq pays à travers le monde, au Moyen Orient, en Afrique, en Asie et en Amériq ue. En s’appuyant sur des recherches de terrain, OBG fournit de l’informatio économique et financière sur de nombr eux marchés à forte croissance et compte parmi les leaders dans ce domaine. En plus de ses bur eaux à Londres, Berlin, Dubaï et Istanbul, le groupe dispose d’équipes dans tous les pays où il opèr e. OBG développe une variété importante d’analyses reprenant l’ensemble des  aspects de l’économie de ces pays, notamment les récents développements politicoéconomiques, le secteur financier, l’énergie, les transports, les technologies de l’information et de la communication, l’industrie, le tourisme, l’éducation, la santé ainsi que l’agriculture. Le contenu d’O BG est mis à disposition de ses abonnés par le biais de diverses plateformes : Actualités et Tribunes économiques, OBG Business Barometer – CEO Survey, Tables rondes et conférences, Global Platform – entretiens vidéos exclusifs, les publications annuelles The Report, ainsi que son dépar tement Conseil.

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