MASSINISSA OULD OULHADJ MONTEUR AUDIOVISUEL Jeune, talentueux et ambitieux

MASSINISSA OULD OULHADJ MONTEUR AUDIOVISUEL Jeune, talentueux et ambitieux

Il a le sens de la créativité et de l’imagination, il n’aime pas être cloîtré dans un bureau. Travailler en free lance, c’est pour lui l’idéal. Massinissa Ould Oulhadj est un jeune monteur dans l’audiovisuel et, à 25 ans, il a déjà marqué ses pas, et fut plusieurs fois récompensé pour son talent.
Entretien réalisé par Nassima Bensalem

Pourquoi avez-vous opté pour le domaine de l’audiovisuel ?

J’ai fait des études supérieures
à l’Institut supérieur des
métiers des arts du spectacle
et de l’audiovisuel (Ismas),
spécialité montage, mais
j’ai été influencé bien avant
par mes deux grands frères
informaticiens de formation et
qui ont créé par la suite BMS
informatique, une agence de
communication, d’informatique
et de production. J’ai donc
choisi ce domaine par amour
et passion. J’ai rejoint l’institut
très jeune après avoir réussi
au concours d’accès, j’étais
dévoué à ce domaine dès mon
jeune âge. J’ai en quelque
sorte brûlé les étapes puisque
j’avais commencé à travailler
dans le montage en étant
étudiant à l’Ismas. J’avais de
la chance d’être à Alger et
d’assister au démarrage des
chaînes de télévision privées.

Justement, parleznous de votre parcours professionnel…

J’ai rejoint le monde du
travail en étant à l’Ismas, j’ai
commencé par réaliser en
2012 un court métrage de 8
minutes intitulé La nuit Madi.
En 2013, j’ai réalisé un autre
court métrage d’animation
en 3D, produit avec notre
agence BMS informatique.
Un court métrage qui a
décroché trois prix : premier
prix lors du festival du film
amazigh en 2013. L’année
d’après, j’ai eu pour la même
réalisation le premier prix lors
d’un festival dédié aux films
d’animation et récemment
j’ai eu le prix du meilleur
court métrage lors du festival
d’écoles avec la participation
de l’Ismas et l’école des
Beaux-arts, notamment. A
partir de là, les gens ont
commencé à me connaitre
et je me suis fait un nom. En
somme, j’ai commencé ma
carrière professionnelle avec l’obtention de trois prix de
récompense, chose qui m’a
encouragé à persévérer. En
parallèle, j’ai réalisé plusieurs
montages avec des chaines
de télévision privées et
l’ENTV, tels des sitcoms, des
émissions, etc. Aussi, mon
troisième court métrage est
intitulé Si je pouvais que j’ai
réalisé pour mon projet de
fin d’étude. Par contre, je
voudrais vous préciser que
j’ai choisi de travailler en free
lance pour diversifier mon
expérience. Cela me permet de
consacrer mon temps libre à
la création et la concrétisation
de mes idées, de mes projets…
Pour moi, opter pour un poste
de salarié ne me permettra
pas de progresser.
J’ai travaillé pour l’émission
télévisée El Yed fel yed et j’ai
participé à la réalisation de 5
numéros de l’émission Dzeriet
Mag.

Parlez-nous des trois courts métrages que vous avez réalisés et qui représentent la clé de votre succès…

Mon premier court métrage
de 8 minutes est intitulé La
nuit Madi. Il s’agit d’un film
expérimental qui relate la
vie d’un artiste qui écrit un
poème au milieu de la nuit et
à un certain moment, il perd
son inspiration. Là, il se lance
dans un dialogue entre lui et
la nuit. L’histoire est tirée d’un
poème que j’ai moi-même
écrit et adapté en film, alors
que j’étais en deuxième année
de mon cursus. Le second film
est La cigale et la fourmi en
langue amazighe, un court
métrage diffusé à la télévision
algérienne. Le troisième
film de 9 minutes est Si je
pouvais traite d’une histoire
d’un sourd-muet qui se trouve
marginalisé et qui a du mal à
s’intégrer dans la société. Je
voudrais noter que ce n’est
pas évident de réaliser un
court métrage, vous n’avez
que quelques minutes pour
raconter une histoire. Et
pour devenir réalisateur, il
faut passer par les courts
métrages. En clair, ma vie
professionnelle est basée
sur le métier de monteur et
réalisateur, je suis sollicité par
beaucoup de chaines privées
à l’instar de Dzair TV. Parfois,
j’écris des scénarios et je
propose même des concepts
d’émission, mais tout ce qui
est artistique je le garde pour
moi.

Peut-on connaître vos projets ?

Justement, avec BMS
informatique, nous nous
sommes lancés dans les
applications mobiles. Azul
est une application, lancée
en avril 2015 qui permet
d’apprendre le tamazight.
Nous avons réalisé ce projet
avec le Haut commissariat
à l’amazighité (HCA). Cette
application est disponible et
téléchargeable gratuitement.
A ce jour, nous avons
enregistré plus de 50 000
enregistrements. C’est moimême
qui ai réalisé le concept
et le design de l’application.
Après l’application Azul, nous
avons lancé le clavier Azul,
c’est un clavier matériel
pour PC qui vous permet
d’écrire en tamazight. On
y retrouve les touches en
latin et en tifinagh. Ce projet
a été validé par le HCA et
nous affûtons la faisabilité
pour entamer la production.
D’ailleurs, nous espérons
trouver un partenaire pour
le financement du projet.
Enfin, notre dernier projet qui
est au stade d’étude porte
sur une école de tamazight
virtuelle, un projet qui sera
financé avec le ministère de
la Poste et des Technologies
de l’information et de la
communication.

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