Mercredi , 30 juillet 2014
Abderrahmane Benhamadi PDG de Condor

Abderrahmane Benhamadi PDG de Condor

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Il est l’un des investisseurs algériens les plus ambitieux. Abderrahmane Benhamadi a fait de Condor une référence en Algérie. Ces produits, algériens d’origine sont certifiés pour leur qualité et leur robustesse. Ce n’est pas un hasard si Condor est la première entreprise privée algérienne à avoir remporté le Prix algérien de la qualité 2011, décerné par l’Institut algérien de la normalisation (IANOR). Par S. M.

Dziri : tout d’abord, comment vous est venue l’idée de lancer un projet aussi ambitieux que Condor ?

Mr Benhamadi : nous avons commencé en 1997. Nous étions au départ spécialisés dans l’importation des produits
électroniques, électroménagers, etc. Ensuite, et pour avoir une relation directe avec nos clients du point de vue service après-vente, nous avons décidé d’opter pour une marque 100% algérienne. J’avoue que cela n’a pas été facile au début. Beaucoup d’ailleurs étaient sceptiques. Ils se demandaient comment une marque locale pourrait concurrencer les multinationales. Mais rapidement, le consommateur algérien l’a adoptée. D’une part, parce que nous sommes une société algérienne et, de l’autre, parce que nous proposons des produits de qualité avec un service après-vente efficace. Une relation de confiance s’est installée entre nous. Par ailleurs, même si au départ nous étions un peu agressifs, nous avons par la suite développé un rapport qualité-prix, l’un des meilleurs sur le marché.

Condor s’est rapidement développée. Son parcours est, de l’avis des économistes, exemplaire. Elle est aujourd’hui partout présente en Algérie. Comment expliquez-vous cette réussite ?

Nous sommes présents partout grâce à nos distributeurs. Au départ, ils avaient le problème du service après-vente. Lorsqu’ils vendaient un produit, ils devaient expliquer aux clients qu’il n’en existait pas. Ce problème est crucial chez les détaillants, un vrai casse-tête. Nous leur avons apporté la solution. Et quand ils ont constaté que nous nos produits étaient de qualité et, qu’en plus, nous proposons un service  après-vente avec une garantie de deux ans, ils n’ont pas hésité à nous rejoindre. S’agissant de notre réseau, nous avons actuellement 43 showrooms. Nous visons un objectif de 60 showrooms à court terme et 120 à long terme.

Quels sont les produits que vous proposez aux clients algériens ?

Nous sommes présents dans plusieurs produits. Il y a les blancs comme les réfrigérateurs, machines à laver, cuisinières et, dernièrement, les lave-vaisselles. Nous avons également la climatisation. Toute la gamme, du petit 9000 jusqu’à la climatisation commerciale centralisée, un secteur où nous sommes d’ailleurs, il faut le rappeler, leaders. Nous avons aussi le brun, en l’occurrence les LED, LCD, DVD, les récepteurs numériques, les téléviseurs, etc.

Quels sont vos produits 100% algériens ?

Vous savez, rien que pour les besoins du complexe de Bordj Bou Arréridj, nous employons plus de 3000 personnes. Ils ne font pas de l’assemblage, mais plutôt de la fabrication. Il existe des produits où l’intégration est à 100% comme les réfrigérateurs, les cuisinières, les climatiseurs, etc. Quatre hectares de terrain rien que pour la gamme climatiseurs, ce n’est pas rien. Les rares fabricants algériens ont cette  réputation de ne travailler que dans l’assemblage. Or, nous avons le statut de fabricant comme tous les fabricants à travers le monde. Certes, il existe des produits où il y a moins d’intégration comme les écrans LCD. Nous avons réussi à fabriquer la carte électronique, c’est déjà beaucoup. Il faut savoir que la fabrication de l’écran est une spécialité à part avec un investissement très couteux. 5 milliards de dollars, rien que pour la DAL. Il y a aussi le risque dans les changements technologiques. Nous sommes passés du LCD au LED rapidement. Nous allons bientôt aller vers l’organique, l’OLED. L’investissement dans cette technologie est trop risqué, pour ne pas dire impossible.

Avez-vous des problèmes pour recruter du personnel qualifié ?

Il y a une formation de base à l’étranger avec des étrangers en Algérie. Du moment que nous sommes arrivés à fabriquer la carte, nous sommes aussi capables de la réparer. D’ailleurs, nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Nous n’avons pas de soucis particuliers dans le recrutement du personnel technique. En revanche, c’est très difficile de trouver des personnes qualifiées dans le domaine du marketing et de la communication.

Pouvez-vous nous fournir quelques chiffres relatifs à vos parts de marché, chiffre d’affaires, etc. ?
Nous sommes à environ 300 millions de dollars d’investissements. Nous avons réalisé un chiffre d’affaires en hors taxe  de 21 milliards de dinars (26 milliards de dinars en TTC). Concernant nos parts de marché, nous sommes leader dans les produits blancs avec plus de 30% des parts. Nous sommes arrivés à fabriquer plus de 1 300 000 produits Condor (dont 200 000 réfrigérateurs, 200 000 climatiseurs, etc.), soit trois produits vendus chaque minute.

Prenons l’exemple du climatiseur, pourquoi y a-t-il toujours pénurie en été ?
Il fut un temps, le climatiseur était un luxe. Il coûtait très cher, parfois jusqu’à 80 000DA. De plus, le consommateur algérien attend l’été pour acheter son climatiseur. C’est pour cette raison qu’il y a rupture dans la disponibilité. Par ailleurs, il est très difficile de trouver des installateurs en été. Pour satisfaire la demande, il faut savoir qu’il arrive que nos installateurs travaillent 18 heures par jour. Nous sommes victimes, en fait, de notre propre succès. Chaque année, nous faisons des prévisions. Et chaque année, nous constatons que ce n’est pas suffisant. Nous sommes donc obligés d’augmenter la production. Pour cet été, nous allons anticiper le problème, puisque nous allons mettre en vente 250 000 climatiseurs.
Condor exporte depuis quelques années ses produits vers plusieurs pays. Pensez-vous que les lois actuelles qui régissent l’exportation sont favorables aux entreprises ?
L’exportation doit être un objectif pour toutes les entreprises algériennes. Nous exportons vers la France, la Jordanie, la Tunisie et bientôt vers certains pays francophones en Afrique noire. C’est un métier que nous devons apprendre. Ce n’est pas encore rentré dans les moeurs des entreprises. Lorsqu’un Algérien investit, il pense tout de suite au marché local. Ce n’est pas le cas chez nos voisins. Un entrepreneur tunisien préfère investir 20% localement et 80% à l’étranger. C’est devenu un reflexe. Pour changer la tendance, il est primordial de faire des efforts du point de vue législatif. Certes, il existe des mesures favorables comme ne pas payer L’IBS, etc. Seulement, ces ne sont pas suffisants. Il n’y a pas d’aide directe pour l’exportateur. En Chine par exemple, lorsque vous exportez des produits, vous aurez une aide directe de l’État de 10 à 15% par rapport à votre facture. Vous exportez pour 100 dollars, l’État vous donne 15 dollars. C’est la subvention à l’exportation qui a fait que la Chine est devenue une puissance économique. Aujourd’hui, beaucoup de pays le font, comme le Japon et la Turquie. Pour nous, le risque est plus grave. Lorsque tu exportes pour un client qui fait faillite, tu risques la prison, car il n’y a pas de rapatriement. Cela relèvera alors du pénal. On ne se pose pas la question de savoir si c’est ton client qui a fait faillite. On t’accuse tout de suite de trafic. Il y a des entrepreneurs qui ont fermé leurs entreprises à cause de ces incidents, ils étaient pourtant innocents. De plus, couvrir les différents frais à l’étranger se fait au noir. Si je veux ouvrir un bureau de représentation à Marseille par exemple, je ne pourrai pas le faire car je ne pourrai payer ni mes employés ni même les charges. Même un ministre achète des devises au marché noir pour pouvoir passer ses vacances à l’étranger, il n’a pas d’autre choix. Personnellement, je suis pour la convertibilité du dinar. On se débarrassera de beaucoup de contraintes.

Vous êtes la deuxième entreprise algérienne à lancer un laptop algérien. D’après certaines indiscrétions, Condor est également sur le point de mettre en vente la première tablette Made in Algeria, confirmez-vous cette information ?

Oui, tout à fait. Seulement, je ne peux pas vous en dire plus, car le projet est en cours de réalisation. Nous avons commencé par la distribution des produits informatiques. Ensuite, nous nous sommes orientés vers la fabrication des cartes mères. Aujourd’hui, nous produisons également des laptops. Nous sommes donc en mesure de fabriquer des tablettes, puisque cela rentre dans notre gamme de production. Le lancement est prévu pour la fin de l’année en cours.

Pensez-vous que les nouvelles mesures sur l’importation (LFC, Credoc, etc.) sont efficaces ?
Les statistiques montrent que les importations augmentent. Il faut savoir que la lettre de crédit est le moyen de paiement le plus cher. J’obligerais un fournisseur qui me fait confiance à me vendre avec une lettre de crédit. Personne n’accepte cela. Il y a beaucoup de petites entreprises qui ont fermé boutique. De plus, la trésorerie est la plus touchée. Les fournisseurs finançaient les importations des Algériens. Avec l’arrivée de la lettre du crédit, tu dois absolument financer ton importation, et à l’avance. Un montant important reste bloqué au niveau de la  banque en attendant l’arrivée de la marchandise. Dans le cadre de la remise documentaire, tu commences à produire avant de payer. C’est un avantage.

Quelles sont les certifications et les prix que vous avez reçus ?

Nous sommes bien sûr pour la qualité certifiée ISO 9001-2008 (TUV). Nous sommes en train de préparer une certification sur l’environnement et la sécurité (OHSAS). Condor est la première entreprise privée algérienne à avoir remporté le Prix algérien de la qualité 2011, décerné par l’Institut algérien de la normalisation (IANOR).

9 commentaires

  1. good luckkkkkkkkkkkk

  2. i am chenouf abas i am a agent of montage 55 for condor I LIKE this compny i hope good luck and good future for this compny

  3. condor is the best choice in algeria and will be the best choice in africa …….

  4. Nouveau jeune retraite9, acenin chef d’e9tablissement, je souhaite continuer e0 m’instruire et rencontrer des gens intelligents. Je suis par ailleurs auteur de romans policiers e9crits sous le pseudo Alex Nicol.

  5. salut moi c est houssame je vaux de travaille avec vous dans cette societè de condor apler moi 0552079246

  6. Vos produits au dépôt d Annaba sont plus chers d au moins 1000 da que sur tous les points de ventes détails. Quelle aberration !

  7. monsieur le PDG,
    je suis un des meilleurs client de CONDOR d’ailleurs en me nomme Mr Condor j’ai a la maison :
    TV CONDOR
    DEMO CONDOR
    CLIMAT CONDOR
    MACHINE A LAVER CONDOR
    MICRO CONDOR
    Et mon sang peut être Condor +
    voici mon histoire,
    j’ai acheté l’année passée un climat, et cette année il tombe en panne c normale je vais chez la maison et je demande le service après vente, un certain Suissi Tarek prend mes renseignement et me demande d’attendre 2 jours, 04 jours après j’aille voir et il me dit d’attendre encore, vu la situation dont je vis une seule chambre avec deux enfants et la chaleur excessive a mohammadia, je commence a réclamer mes droits en tant que client et je commence a entendre des paroles qui donnent l’envie de ne plus acheter le Condor
    je vous prie Monsieur veuillez a voir avec ce responsable irresponsable merci
    en attente de votre réponse accepter mes salutations

  8. j’ai oublié de preciser l’endroit
    c mohammadia – mascara

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