UNE RENTRÉE BIEN CHARGÉE POUR LES SYNDICATS

UNE RENTRÉE BIEN CHARGÉE POUR LES SYNDICATS

Après avoir marqué l’année précédente d’une détermination pour faire valoir leurs revendications dans différents secteurs,
les partenaires sociaux, à savoir les syndicats, autonomes ou ceux affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens,
ne sont pas prêts à lâcher le morceau et promettent un retour au front et cela dès la rentrée sociale. Annulation de la
retraite sans condition d’âge, avant-projet du code du travail et r ecul du pouvoir d’achat sont aujourd’hui les trois dossiers
clés placés au coeur des revendications de l’ensemble des syndicats du secteur public qui, rappelons le, possède le plus
grand nombre de syndicats, contrairement au secteur privé où les travailleurs peinent à franchir le pas.
Par Fares Mouffok

Education, lutte sur un
double front
Après s’être accordé une
petite trêve le temps de
savourer les vacances
scolaires, les syndicats du
secteur de l’éducation dont le
nombre dépasse aujourd’hui
la vingtaine font aussi leur
rentrée en septembre. Au
programme des réunions
de travail, des négociations
mais aussi des actions prévues pour faire valoir leurs
revendications, qu’elles soient
d’ordre social ou pédagogique.
«Le travail syndical ne connait
pas de repos, car nous
sommes dans l’obligation de
répondre aux attentes des
travailleurs et défendre leurs
acquis et intérêts de plus en
plus menacés par la crise
économique que traverse le
pays. En tant que syndicat
du secteur de l’éducation,
nous avons aussi une double
responsabilité, car en plus
des travailleurs, nous devons
aussi veiller aux intérêts de
nos élèves et faire en sorte
qu’ils reçoivent une éducation
de qualité et cela en suivant
de très près la réforme des
programmes pédagogiques
engagés par la ministre de
l’Education depuis déjà une
année», a fait savoir Idir
Achour, porte-parole du

hémorragie et c’est pour cela
que nous allons tout faire pour
obtenir l’annulation de cette
réforme ou du moins inscrire
le métier d’enseignant dans
la liste des métiers à haute
pénibilité», a-t-il déclaré.
Sur le plan pédagogique, les
syndicats affirment suivre de
très près la refonte du système
pédagogique à laquelle
pourtant ils n’ont pas été
associés. «Même si la tutelle
nous a exclus de l’élaboration
des nouveaux manuels et
des réformes engagés, nous
n’allons pas rester indifférents
face à l’introduction de ces
nouveautés, bien au contraire,
nous allons tout analyser pour
faire part par la suite de nos
remarques au ministère de
l’Education», a fait savoir le
syndicaliste.

Pour le bien-être du
secteur de la santé !
Secoué aussi par une série de
contestations, le secteur de la
santé a également son lot de
problèmes et revendications
socioprofessionnelles qui
ne sont pas négligeables.
«En plus du manque de
moyens, les travailleurs du
secteur de la santé souffrent
des salaires précaires qu’il
est aujourd’hui urgent de
revaloriser. Il y a aussi le
problème de manque de
personnel et par conséquent,
le volume d’horaires
important à assurer en
service», souligne Noufel
Chibane, secrétaire général
du Syndicat national des
professionnels de la santé
publique, affirmant que
l’amélioration des conditions
de travail sera l’objectif ultime
pour cette rentrée sociale
en sus de l’annulation de la
réforme de la retraite.
Pour sa part, Ghachi Lounes,
responsable de la coordination
national des syndicats de la
santé, a tenu à mettre en
avant la relance du projet
de la loi sanitaire qui sera
au coeur de la lutte de son
syndicat. Il est à noter que
l’étude du projet de loi relatif
à la santé devant mettre fin
à de nombreuses lacunes de
ce secteur vital a été reportée
à une date ultérieure sur
ordre de l’ex-Premier ministre,
Abdelmadjid Tebboune.

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page