Orientation universitaire : un choix déterminant

Orientation universitaire : un choix déterminant

Le 11 août au soir, les nouveaux bacheliers reçoivent les résultats de leurs affectations universitaires. Le choix qu’ils auront exprimé aura été  déterminant pour leurs cursus universitaires et, plus tard, leurs orientations professionnelles. Mais pour le moment, rien n’est encore perdu, des recours restent possibles du 07 au 09 Septembre.

Par Nesrine Charikhi.

Remplir sa fiche de vœux n’a  jamais été chose facile. Les choix exprimés par les nouveaux bacheliers sont cruciaux et décisifs pour leur avenir. D’où la décision prise cette année par le Ministère de Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de réduire les possibilités de choix de six (06) à quatre (04) filières. Il a également été donné aux nouveaux bacheliers le temps de bien faire ce choix et de murir la réflexion. Les inscriptions définitives ont été précédées par une période de pré-inscriptions, les futurs étudiants pouvaient librement changer d’orientations. Il a été vivement conseillé aux nouveaux lauréats du baccalauréat de faire le déplacement aux niveaux des universités qui ont toutes ouvert leurs portes pour aider et faciliter l’opération d’inscription qui, faut-il le rappeler, se déroule exclusivement sur internet.

C’est également sur internet, sur les deux sites dédiés à cet effet www.mesrs.dz et www.orientation.esi.dz que les résultats des affectations seront communiqués aux futurs étudiants. L’affectation se fait sur la base de quatre critères : le choix des candidats, leur moyenne générale et éventuellement les notes obtenues dans les matières essentielles. Derniers critères et pas des moindres : la capacité d’accueil des établissements et la circonscription géographique.

Ces affectations ne sont pas pour autant définitives. Pour ceux à qui aucun des quatre choix n’a été satisfait,  mais également pour les candidats n’ayant pas été retenus aux concours d’entrées dans les écoles préparatoires, une deuxième période d’inscription est ouverte du 12 au 13 août.

Des recours sont possibles

Une autre fenêtre d’opportunité existe. Celle des recours ou « les changements d’affectation autorisés ». Une plate-forme numérique consacrée à cet effet sera ouverte du 7 au 9 septembre, a fait savoir Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Sont concernés les demandes de changement vers une autre filière mais dans le même établissement et les demandes de changement d’affectation suite à un changement d’adresse. Pour toutes ces situations, il est permis aux bacheliers de procéder, toujours via internet, à une demande de changement d’affectation « dans le respect des moyennes minimales et en déposant en ligne des documents justificatifs », explique le ministre qui annonce, entre autre nouveautés, la possibilité de réserver une chambre universitaire sur internet.

En effet, à partir du 16 août, les nouveaux bacheliers pourront s’inscrire en ligne dans les cités universitaires. Ils peuvent également déposer le dossier administratif nécessaire pour bénéficier de la bourse universitaire.

Pour réussir son inscription et bien faire son choix,  il faut « bien se renseigner, s’informer auprès des universités mais également auprès des étudiants déjà inscrits dans ces filières » conseille Mohand Allouche, sous-directeur de la pédagogie au ministère de l’Enseignement supérieur. Il faut également faire preuve « d’objectivité et s’informer sur les moyennes d’accès surtout pour certaines filières très demandées comme la médecine, la pharmacie ou encore l’informatique ». Des domaines qui enregistrent, chaque année, de plus en plus de demandes en raison notamment de leur employabilité. L’engouement pour certaines filières médicales ou techniques est tel qu’il est « impossible de satisfaire tout le monde, notamment à cause des places pédagogiques disponibles», explique-t-il.  

Bac 2017 satisfaisant mais perfectible

Cette année encore, les universités seront mises à rude épreuves surtout dans les grandes villes, en raison du nombre toujours croissant des nouveaux inscrits. L’Etat met un point d’honneur a toujours offrir une place pédagogique, gratuitement, à tous les lauréats du baccalauréat. Ils seront donc quelque 340.000 nouveaux bacheliers à faire leur entrée dans le monde universitaire. Soit un taux de réussite au baccalauréat de 56.07%.

Le taux est jugée satisfaisant. Il est, en tout cas, en augmentation par rapport au Bac 2016 ou le taux de réussite était de 49.79%,  soit une hausse de près de 6%.  Le taux est satisfaisant mais il reste pour la ministre de l’Education « en deçà des attentes et objectifs arrêtés par la réforme ». Nouria Benghabrit souhaite voir « un taux de réussite de 70% ». Pour le moment, près d’un candidat sur deux échoue aux épreuves du baccalauréat. Il en est de même pour le Brevet d’Enseignement Moyen où seul un élevé sur deux est admis au lycée.

Les résultats par matière et par wilaya démontrent une disparité flagrante entre les établissements scolaires du nord du pays et ceux de l’intérieur et du sud. Ces résultats mettent également en avant des difficultés dans l’enseignement de certaines matières notamment les mathématiques et les langues étrangères.  Des dysfonctionnements que la ministre veut corriger par « la refonte pédagogique et la professionnalisation de l’enseignement par la formation ».

Quoi qu’il en soit, le Bac 2017 restera dans les annales pour avoir vu la meilleure moyenne de l’histoire du pays 19.21 /20.  Une  performance de Khaoula Blaska, native de la wilaya de Skikda. A Ouargla, c’est un autre record qui marque les esprits. Celui-ci est plus triste puisque le lycée Ghezla Med Salhah a enregistré 100% de taux d’échec au Bac.  On se souviendra également du Bac 2017 comme étant celui de la deuxième session « spéciale retardataires ». 

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