DU NOUVEAU SOUS LE SOLEIL ?

C’est parti pour l’équipe
Tebboune. Le nouveau
gouvernement a
présenté son plan d’action.
Les nouveaux députés l’ont
adopté, sans surprise, à la
majorité absolue. Le plan
tient dans une soixantaine de
pages. Au chapitre politique,
rien de nouveau, hormis
quelques annonces ou effets
d’annonces. C’est selon.
L’objectif est de maintenir
le consensus politique
autour du programme du
Président. Le plus gros
morceau de ce plan d’action
est, en réalité, la partie
« économique ». L’Algérie
veut sortir de sa dépendance
des hydrocarbures. Que
dis-je ? Elle doit le faire !
L’Algérie doit diversifier son
économie et l’émanciper de
l’Etat nourricier. La croissance
doit venir de l’entreprise.
Tebboune sonne la fin d’un
dogme aussi vieux que
l’économie algérienne : l’Etat
et ses supers investissements
sur des mégaprojets qui
ne rapportent pas autant
qu’annoncé initialement. Petit
tacle à l’équipe précédente ?
Ce qui est sûr c’est que le
cap, aujourd’hui, est mis sur

le développement des PME,
des start-up et des microentreprises.
Dès sa première
sortie médiatique, le Premier
ministre a redoré l’image de
l’Ansej et autres dispositifs
d’aide à la création de
petites entreprises. A raison
d’ailleurs. Mais pour que cette
volonté se traduise en faits,
il faut que les entrepreneurs
puissent entreprendre. Il
faut libérer l’investissement
et le faciliter. Jusque-là, les
gouvernements se succèdent,
mais l’amélioration du climat
des affaires reste un voeu
pieu. Quelques avancées
ont été réalisées depuis le
début de la crise du pétrole.
Pour autant, la machine
administrative est grippée
et les mauvaises habitudes
ont la peau dure. Mais la
volonté est là ! Même le
Département d’Etat américain
a estimé dans son dernier
rapport que le climat des
affaires s’est amélioré en
Algérie. Il nous classe,
désormais, dans la catégorie
« destination attractive pour
les entreprises américaines ».
Parmi les raisons invoquées,
la stabilité du pays et la
sécurité ! Étonnant lorsque

l’on sait que c’est ce même
Département d’Etat américain
qui déconseille vivement
à ses ressortissants de se
rendre chez nous, en tant que
touristes. Ce qui nous amène
au thème principal de ce
numéro de Dziri Magazine. Le
tourisme. Il compte parmi les
secteurs prioritaires énumérés
dans la feuille de route du
gouvernement. Tellement
prioritaire que la désignation
d’un ministre du Tourisme
dans le gouvernement
Tebboune a été cette série de
péripéties que l’on connaît.
En matière de tourisme, tout
est à faire. Comme pour le
reste, l’investissement du
secteur privé est la seule
voie pour développer ce
secteur qui pourrait rapporter
beaucoup de devises. Le
potentiel de développement,
que ce soit pour le tourisme
national ou international,
est évident. C’est la fin du
suspens. Hassan Mermouri
est le nouveau ministre du
Tourisme. Il vient du sud du
pays, région touristique par
excellence. Peut-être est-ce
de bon augure pour ce secteur
qui peine à émerger. Il aura
du pain sur la planche.

Par Amina Hadjiat
Rédactrice en chef

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page