Karim Chaouia directeur de publication d’aquarev

Karim Chaouia directeur de publication d’aquarev

Dziri : Aquarev représente une vraie aventure pour vous…

Mr Chaouia : tout à fait ! Une aventure à partir d’un rêve, tout comme son nom l’indique. Aquarev est la première revue algérienne du monde subaquatique. Dans ses pages, on y trouve tout ce qui est en rapport avec la plongée sous-marine, la spéléologie, l’environnement aquatique, la photo sous-marine, etc.

Comment vous est venue l’idée de la revue ?
J’appartiens à la génération qui a été influencée par Cousteau. Je suis un ancien nageur. J’ai découvert, par pur hasard, la plongée sous-marine, il y a dix ans. Alors que j’étais de passage à La Madrague, j’ai découvert un club de plongée et, sans aucune hésitation, je m’y suis inscrit. Et c’est là que l’aventure a commencé. J’aurais aimé pourvoir le faire avant. A mon époque, la plongée sous-marine était une activité presque élitiste, le seul endroit où l’on pouvait la pratiquer, c’était au club l’Espadon du côté du Port d’Alger. Aujourd’hui, cela a changé. Beaucoup de clubs privés existent un peu partout le long de la côte. Pour ce qui est de la demande, permettez-moi de vous dire, modestement, que nous avons participé à sa création en éveillant la curiosité via la revue. Le magazine a participé à la vulgarisation de l’activité et à la rendre plus accessible à tout le monde, à travers des reportages sur les clubs, les plongeurs, les randonnées aquatiques, etc. Depuis les premiers numéros, nous recevons beaucoup d’appels d’Alger et de l’intérieur du pays, nous demandant si les photos prises étaient vraiment algériennes ?

Nous savons qu’une publication ne vit que de sa publicité. Etre passionné suffit-il à faire vivre une revue mensuelle ?
Pas du tout, la passion ne suffit pas à elle seule. Comme vous l’avez bien précisé, un magazine vit de sa publicité, chose que nous peinons à avoir, car jusqu’au bouclage du treizième numéro, qui sera dans les kiosques ce mois de janvier, nous n’avons eu aucun annonceur. Pour ce qui est de la vente, elle n’amortit même pas les frais de l’impression, en sachant que cette dernière coûte 300DA et que le produit est vendu à 200DA, pour
64 pages. Nous ferions plus si on en avait les moyens. Il nous est arrivé de d’atteindre les 80 pages.

À combien d’exemplaires la revue est-elle tirée et où est-elle distribuée ?
On était à 5 000 exemplaires au tout début. Aujourd’hui, faute de moyens, nous en sommes à 2 000. La distribution, quant à elle, touchait la majorité des régions Nord, Est et Ouest. À ce moment-là, le magazine était vendu à 80%. Actuellement, on a un problème de distributeur. Nous espérons des résultats meilleurs pour l’année 2012, notamment en optant pour un nouveau N’est-ce pas un risque d’investir davantage dans la publication de la revue ?
C’en est un. Si ce n’était pas la passion qui me motivait, j’aurais certainement opté pour un magazine de foot. Mais aujourd’hui, il nous est un peu difficile de nous retirer. Nous avons un lectorat assez important qui suit l’évolution du magazine, dès le premier numéro. Nous avons des obligations à honorer envers ces gens qui nos ont tant soutenus. Il y a aussi le Salon national de la plongée sous-marine, dont nous étions les initiateurs, et les organisateurs en partenariat avec la Fédération algérienne de sauvetage, secourisme et des activités subaquatiques (Fassas), en plus du site Internet.

Justement, parlez-nous un peu du Salon. Y aura-t-il une deuxième édition cette année?
Un autre challenge pour nous, malgré toutes les difficultés rencontrées la fois passée. En effet, une deuxième édition est prévue pour mars 2012. Nous n’avons pas encore une date précise, mais ce qui est certain c’est qu’elle se déroulera au Palais de la

Culture. Cette année, il y aura des nouveautés, notamment la participation étrangère.
Qu’en est-il du site ?
Le site regroupe tous les clubs de plongée sous-marine avec les adresses, les activités, les événements, les photos de sorties et autres. Il est actualisé à chaque fois que l’actualité le demande. Cependant, on n’y trouve pas la revue en ligne car, pour le moment, nous n’avons pas les moyens de recruter un webmaster.

Quel bilan faites-vous jusqu’ici ?
Tout d’abord, je suis fier de ce que nous avons réalisé jusqu’ici avec mon ami et associé, même si le bilan financier n’est pas au top. Je considère que nous avons beaucoup évolué depuis le premier numéro. Ajouter à cela que nous sommes actuellement reconnus comme magazine spécialisé, au vu des invitations que nous recevons pour participer au Festival mondial de l’image sous-marine à Marseille pour sa 38ème édition, ainsi qu’au premier Salon de la plongée sous-marine en Russie.

Des projets pour 2012 ?
Hormis le Salon, oui. Mais on préfère ne pas en parler pour le moment. Mais ça sera toujours en rapport avec le monde subaquatique.

Entretien réalisé par Isma Remla

Un commentaire

  1. bsr tonton karim je suis doudou merci

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Revenir en haut de la page