Remaniement ministériel Réajustements et interrogations

Remaniement ministériel Réajustements et interrogations

Le Président a désigné son nouveau gouvernement. Le 19e sous l'ère Abdelaziz Bouteflika. Mais pour la première fois, la nouvelle Constitution exige un réajustement : que la majorité parlementaire soit consultée. Adelmadjid Tebboune, l’ex-ministre de l’Habitat et du Commerce par
intérim, siège désormais au Palais du gouvernement en remplacement d’Abdelmalek Sellal. Le désormais ancien Premier ministre quitte
l’Exécutif après l'avoir dirigé pendant cinq ans. Sanctionné pour son bilan ou préservé en vue des présidentielles de 2019… Interrogation ?
Autre réajustement : le cabinet est plus restreint. 27 ministres au lieu de 29, avec la suppression des deux secrétariats d'Etat. Dans ce gouvernement, les femmes sont au nombre de quatre. Quatre, c’est également le nombre de walis à obtenir des portefeuilles ministériels. Pas de changements
majeurs Les ministres du gouvernement Tebboun sont des administrateurs, des cadres supérieurs, des gestionnaires de grandes entreprises, des chercheurs universitaires et des représentants de la société

Le Président a désigné son
nouveau gouvernement.
Le 19e sous l'ère
Abdelaziz Bouteflika. Mais
pour la première fois, la
nouvelle Constitution exige
un réajustement : que la
majorité parlementaire
soit consultée. Adelmadjid
Tebboune, l’ex-ministre de
l’Habitat et du Commerce par
intérim, siège désormais au
Palais du gouvernement en
remplacement d’Abdelmalek
Sellal. Le désormais ancien
Premier ministre quitte
l’Exécutif après l'avoir dirigé
pendant cinq ans. Sanctionné
pour son bilan ou préservé
en vue des présidentielles de
2019… Interrogation ?
Autre réajustement : le
cabinet est plus restreint.
27 ministres au lieu de 29,

civile… Un gouvernement de
politiques et de technocrates
appelés à collaborer et à
mettre leurs divergences
de côté pour poursuivre les
réformes engagées. Le cabinet
est certes restreint, mais
son action sera-t-elle plus
coordonnée… Interrogation ?
La nouvelle architecture
gouvernementale reflète
clairement la carte politique
issue des dernières
législatives. Le réajustement,
c’est le FLN qui en aura été
le premier bénéficiaire. Pas
moins de huit membres du
comité central obtiennent
des portefeuilles et pas
des moindres : le Premier
ministère et deux ministères
de souveraineté. La Justice
en la personne de Tayeb Louh
et les Affaires étrangères
conduites par Abdelkader
Messahel. L’autre réajustement
de ce gouvernement c’est
que sa nomination met fin au
bicéphalisme que connaissait
la diplomatie algérienne :
Ramtane Lamamra quitte
les AE. Les positions
algériennes ne s’exprimeront
plus dorénavant que d’une
seule voix, mais sera-t-elle
pour autant plus audible…
Interrogation ?
D’autres réajustements
sont opérés
L'Aménagement du territoire
revient sous la coupe de
l'Intérieur et des Collectivités
locales. Noureddine Bedoui

avec la suppression des deux
secrétariats d'Etat. Dans ce
gouvernement, les femmes
sont au nombre de quatre.
Quatre, c’est également le
nombre de walis à obtenir des
portefeuilles ministériels.
Pas de changements
majeurs
Les ministres du
gouvernement Tebboun
sont des administrateurs,
des cadres supérieurs, des
gestionnaires de grandes
entreprises, des chercheurs
universitaires et des
représentants de la société

conserve son ministère.
Treize autres ministres du
gouvernement Sellal sont
maintenus, dont Nouria
Benghabrit. La confiance et
l'appui présidentiels qu’elle
obtient lui permettront-ils de
mener à terme ses réformes ?
Demi-interrogation, puisque, ses
principaux détracteurs, à savoir
les courants islamistes, sont
absents du gouvernement, mais
bien présents à l'Assemblée.
Poursuite des réformes
Messaoued Benaggoune
cristallise les interrogations.
Proposé par le MPA, celui qui
aura été ministre le temps d'un
week-end jette l'opprobre sur
le mode de désignation.
Ce gouvernement a-t-il un
plan d’action ? Un cahier
des charges ? Des lignes
conductrices ? Certes
oui, au moins, sur le plan
économique.
Quoi qu’il en soit, ces ministres
doivent veiller à l'application
du programme pour lequel le
chef de l'Etat a été élu. Des
réformes ont été initiées sur
le plan économique, avec
une relance de l’industrie,
une réhabilitation du secteur
privé et une plus grande
efficience budgétaire. Le
nouveau modèle économique,
la réforme du système éducatif
et de celui de la sante,
ce sont là les principales
orientations, des lanternes qui
guideront l’action du nouveau
gouvernement.

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