QUAND LE BÂTIMENT VA, TOUT VA !

QUAND LE BÂTIMENT VA, TOUT VA !

Les nombreux chantiers de logement et la politique de croissance par l’infrastructure menée depuis le début
des années 2000 ont généré une forte progression des activités du BTPH. Cependant, ces activités affichent
depuis quelques années une progression moins soutenue, en raison de la baisse de la commande publique.
Par Yani T.

Comparée aux progressions des deux quinquennats de la décennie 2000, la croissance du secteur du BTPH post-2010 est moins vigoureuse, mais la dynamique restait solide grâce aux différents programmes d’accès au logement mis en chantier. Sur la période 2017-2019, les professionnels du secteur s’attendent à une décélération de la croissance. BTPH, croissance en berne Sur un an, à fin décembre 2016, en données brutes
communiquées par l’Office national des statistiques (ONS), le secteur du BTPH, services et travaux publics pétroliers inclus, a connu une croissance de 5,6%. Moins soutenue que les années précédentes. Les chantiers sont moins nombreux. Les coupes opérées dans les dépenses d’équipement en sont pour beaucoup. Nous sommes bien loin des fortes progressions des années précédentes lorsque le BTPH réalisait une croissance
de 6,9% en 2014, de 6,8% en 2013 ou encore de 8,2% en 2012.

Moins de chantiers, moins
d’emplois…
Les mises en chantier s’inscrivent en baisse. La politique budgétaire de la période 2017-2019 tend vers une réorientation des
dépenses. De l’avis même du Premier ministre, le rythme des constructions serait insoutenable au vu de l’évolution des indicateurs
financiers. Les signes confirmant la détresse du secteur se multiplient, dont le recul de la main-d’oeuvre absorbée par les activités du
BTP. « La structure de l’emploi selon le secteur d’activité fait ressortir que le secteur des services marchands et non marchands absorbe 61% de la main-d’oeuvre totale, suivi par le BTP (17,5%), l’industrie (13,5%) et, enfin, l’agriculture (8%) », lit-on dans une note statistique de l’ONS, évaluant
le marché de l’emploi en Algérie à fin septembre 2016. Dans le secteur du BTP, le taux de chômage a bondi à 22,7% à fin septembre de
l’année précédente, selon les données de l’Office national des statistiques. Une plus forte hausse du taux de chômage dans le BTP est à craindre
si l’Etat devait opter pour de nouvelles opérations de rabotage budgétaire.

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