L’innovation, cette nouvelle arme économique

 

Comment juger de la performance d’une économie ? Il y a, bien sûr, les principaux agrégats : le taux de croissance, le produit intérieur brut, le Pib par habitant, le taux de chômage, le solde de la balance commerciale ou encore le taux de change. Mais il y a aussi un autre indicateur très révélateur de la bonne santé d’une économie : c’est le nombre de brevets enregistrés chaque année. Cette donnée renseigne sur le degré d’innovation d’un pays.

A ce jeu-là, les Etats Unis sont les champions toute catégorie. Quelques 40 000 brevets déposés par an. Viennent ensuite l’Allemagne talonnée par le Japon avec quelques 25 000 dépôts de brevets. Bien que l’Algérie ne figure dans aucun de ces classements mondiaux, à leur petit niveau, des chercheurs, des entreprises et des instituts algériens font de la recherche et innovent. Vous pourrez en avoir un aperçu dans ce numéro de Dziri. Une petite séance de rattrapage pour ceux qui ont raté le Salon des produits de la recherche, dont la star était, cette année, Saïd Bouhlal. Ce chercheur de l’université de Sétif a mis au point un procédé de régénération des déchets plastiques. Son brevet sera déposé aux Etats-Unis, parce qu’il n’a pas trouvé où appliquer ses recherches en Algérie…

Mais hormis l’industrie, il y a un secteur où l’innovation prospère en Algérie et ailleurs dans le monde. Il s’agit des TIC. Ryad Oussedik, notre « Homme du mois » en est la démonstration. Dans son interview, vous pourrez découvrir comment de jeunes entrepreneurs algériens, issus de l’Ansej, excellent dans les différents métiers de la communication au point de titiller de grandes multinationales bien implantées et de leur grignoter quelques parts de marchés !

La recherche et l’innovation sont des accélérateurs de performances dans une économie. Mais pour en profiter, il faut créer des synergies entre les universités, les centres de recherches et les entreprises. Il faut également des textes de loi adaptés. La loi sur le numérique, par exemple, tarde à voir le jour. La nouvelle assemblée aura un important rôle à jouer. Tout comme le nouveau gouvernement, qui, pour le moment, suscite de nombreuses interrogations que vous pourrez parcourir dans la rubrique politique. Mais une chose est sûre, sur le plan économique, le nouveau gouvernement devra relever le défi de mettre notre économie sur la voie de la diversification et de la sortie de la dépendance des hydrocarbures. L’innovation sera-t-elle une de ses priorités ? Si ce n’est pas le cas, elle devrait…

Dans cette course à l’innovation, la Chine est la seule économie émergente à réaliser une petite percée dans la cour des grands. C’est bien la preuve que l’innovation n’est pas l’apanage des pays développés.

Amina Hadjiat

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page