selon Nabni De quoi rêvent les Algériens ?

selon Nabni De quoi rêvent les Algériens ?

«MON ALGÉRIE, SÛRE ET PROSPÈRE, RASSEMBLE ET FÉDÈRE. SES ENFANTS SONT OPTIMISTES ET CONFIANTS. ELLE EST UNE VALEUR SÛRE, UN EXEMPLE, LA LOCOMOTIVE DE L’AFRIQUE, LE TRAIT D’UNION ENTRE LES CONTINENTS ET LES CIVILISATIONS DE PAR LE FAIT QUE NOUS SOYONS AFRICAINS, MAGHRÉBINS, MUSULMANS, ARABISANTS OU FRANCOPHONES...». C’EST L’ALGÉRIE RÊVÉE QUE DES MILLIONS D’ALGÉRIENS VEULENT VIVRE EN 2030.

Par : Aboubaker Khaled

De quoi rêvent les Algériens dans une Algérie de 2016 en plein crise ? Est-ce que rêver devient une utopie ? Un grain d’optimisme qu’une génération ne veut pas laisser tomber. Garder espoir reste une volonté pour le collectif. Voilà que le think-tank Nabni se permet une nouvelle fois de nous transporter vers des perspectives grâce à un projet appelé «Algérie rêvée», et qui se projette à l’horizon 2030.

Où les Algériens veulent-ils réaliser leurs rêves ?
La question de l’immigration est très répandue dans la société algérienne. La situation du pays ne se stabilise pas, alors l’eldorado européen ou américain reste une utopie pour beaucoup d’Algériens. Ils imaginent des villes «propres», des gratte- ciel, des espaces verts. C’est une projection de ce qu’ils voient ailleurs, mais avec un souhait de le vivre ici dans leur pays. « ... Je veux voir une Algérie qu’on ne veut pas quitter, un pays qui attire les visiteurs et les talents du monde entier».
Abordant le syndrome du «Club des Pins», le sociologue Nacer Djabi estime que le gouvernement est «incapable de faire profiter à tous les Algériens de cet espace vert, toute la sécurité, tout le bien être qui est à l’intérieur de ce lieu réservé à une catégorie privilégiée d’Algériens».

Rêver, c’est légitime
«En 2030, j’aurai 41 ans si Dieu me prête vie. Je rêve d’une Algérie qui serait sincèrement démocratique, que le mot corruption ne serait qu’un simple mot, que mes enfants iraient à l’école publique sans que je m’en inquiète, que je puisse les emmener à la plage sans débourser des sommes ruineuses, qu’on envisage de découvrir l’Algérie avant de penser à aller à l’étranger». Qu’a fait l’Etat algérien pour la réalisation de ce simple et légitime rêve ?
«On» a dilapidé un argent fou sans avoir changé beaucoup de choses, et c’est ce qui désole et chagrine les Algériens.

Confiance et rêve collectifs
Pour éclairer sur ce point important, Nacer Djabi a fait projection d’une étude au baromètre menée par le centre de recherches du Cread en collaboration avec l’Université du Michigan (Etats- Unis). «L’Algérie est un pays médian avec 1020 sondés qui se définissent comme conservateurs, 3020 comme progressistes et 3000 comme indéterminés », a exposé le sociologue qui a relevé l’absence d’un «rêve collectif». «Le rêve collectif doit être construit, il mobilise les élites, il n’est pas donné. Mais comme les élites et les partis politiques n’ont pas la confiance de la société, l’Algérie manque d’un grand projet partagé».

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