Le 24e James Bond projeté à Alger

Le 24e James Bond projeté à Alger

C’EST LA PLUS ANCIENNE DISTRIBUTION CINÉMATOGRAPHIQUE ENCORE EXPLOITÉE ET EXPLOITABLE. LA SÉRIE DES JAMES BOND EST TOUJOURS PRÉSENTE QUAND IL S’AGIT FAIRE MONTER LA TESTOSTÉRONE.

Par : Bilel Boudj

Il s’agit du 24e James Bond, l’un des personnages les plus mythiques de l’histoire du cinéma, dont on ne connait rien, jusqu’à l’arrivée de Daniel Craig. En 27 films, les trois de plus ne sont pas vraiment officiels, rien n’a filtré, que ce soit son enfance, ses parents ou son entourage, on sait juste que c’est un grand consommateur de femmes, amateur de vodka/martini à la cuillère et non au shaker et a comme arme favorite un Walther PKK. On en oublie même sa Rolex Submariner.
L’ennemi récurrent revient
On sait aussi que Bond a des ennemis puissants, retords et rancuniers. Soit il les élimine, soit ils le pourchassent, rendant ainsi sa vie un véritable enfer sur Terre. Ou bien ce sont les scénaristes qui s’occupent de faire revivre quelques clichés, de l’éminence grise d’une mafia mondiale au gros bras, taciturne, qui se contente de faire le sale boulot.
Et dans Spectre, on ressort ces clichés, ça fait parfois du bien de revoir ce type de personnages, l’éminent, charismatique et machiavélique, Christoph Waltz. Il succède à Javier Bardem, à la différence qu’il paraît plus naturel, à l’aise dans ce que l’on va qualifier de performance. Le seul hic dans tout ça, c’est la manque de temps de jeu.
Deuxième personnage et non des moindres, le gorille qui fait le boulot à mains nus, et là, Dave Bautista, ancien catcheur surnommé « The Animal », le joue à merveille. Souvenons-nous de Requin dans « L’espion qui m’aimait » « Moonraker », la performance y est pratiquement égale, sauf que là, Mr. Hinx, n’a rien d’un tueur déglingué, il tue et puis c’est tout.
Autre personnage énigmatique, le spécialiste en gadget, «Q». Il s’agit de sa deuxième apparition consécutive depuis 1999. Ben Winshaw rapporte de la fraîcheur à ce personnage qui n’a rien à voir avec le précédent, interprété par Desmond Llewelyn, jouant un vieux grincheux qui en a marre de voir ses inventions complètement détruites par 007.
Tout est lié
Ce n’est pas tout un spoil, vous découvrirez ça par vous-même lors du générique. Tous les méchants de l’ère Daniel Craig sont par une seule et même entité, le spectre, d’où le nom du film, que l’on aime ou pas. Nous découvrirons une nouvelle facette de James Bond, et il est indestructible, il doit égaler ou même dépasser le nombre de fois où l’on croit qu’il va trépasser. C’est assez surprenant, mais Daniel Craig appréciera ce que Sam Mendes lui a réservé pour sa dernière performance, du moins selon l’acteur blond.
Malgré tout, Spectre est un spectacle dans tous les sens du terme. Des acteurs à leur meilleure forme, de l’action, de l’amour et de la mort sont au programme. Vivement la sortie du 25e car le 24e nous laisse quelque peu sur notre faim.

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