Premier festival de rock et de hard rock à Constantine les 7 et 8 novembre derniers

Premier festival de rock et de hard rock à Constantine les 7 et 8 novembre derniers

213 Fest a connu un succès retentissant

Par : Bilel Boudj

Dans le cadre de Constantine Capitale de Culture Arabe (CCCA), une bande d’irréductibles rockers avec à leur tête Hichem Kikaï, a donné une teinte métallique à la manifestation à travers un festival qui s’est étalé sur deux jours, samedi et dimanche.
« Tout d’abord 213 est l’indicatif téléphonique de l’Algérie et notre slogan à nous Algériens, c’est one two three viva l’Algérie, alors nous avons pensé à faire de 213 le slogan des métaleux (fans de musique heavy metal) algériens », nous confiait l’organisateur.
Tout a été réglé comme sur du papier à musique pour que les formations locales, Traxxx (Tizi-Ouzou), Finger Print et Numidas (Batna) ainsi que les formations franco-algériennes Acyl et Arkan, puissent dérouler leur partition à merveille.
Premier jour, un public nombreux pour une musique entraînante
Sous un ciel bleu et radieux, la salle Malek Haddad accueillait une foule nombreuse toujours aussi fidèle à un style musical qui se démarque par bien des points des autres courants musicaux.
La première prestation est signé Traxxx, groupe de Tizi-Ouzou, l’ambiance est bon enfant, le public semble avoir fait le pied de grue depuis la matinée, cela rappelle ces ambiances algéroises des années 1990/2000 où les jeunes lycéens sortaient tôt de chez eux pour un concert de Litham, Rahdj ou Darkwisu pour ceux qui s’en souviennent. Traxxx donne une prestation acceptable, on regrettera un son pas assez bien réglé, mais ils ont de l’énergie. Exit les Kabyles et place à Acyl, le son y est magistral, la prestation l’est tout aussi.
Le groupe d’origine constantinoise joue à domicile et déballe une prestation énergique, et décoiffant à souhait, l’influence de la musique algérienne se ressent sur chaque titre, ce qui fait penser aux Brésiliens de Sepultura dans leur heure de gloire (Roots Bloody Roots de 1996 est un bon exemple pour les néophytes).
Deuxième jour, du bon son pour démarrer la semaine.
Tout commence avec Finger Print, de Batna, le frontman est charismatique et fait bouger la foule, de jolies morceaux aux influences diverses. Second groupe, Numidas, autre formation des Aurès, la formation est fraîche voire improvisée, mais elle est efficace sur certains morceaux mais on sent malgré tout que le combo ne s’est pas encore habitué à jouer ensemble. Mais on demande à revoir, et enfin Arkan, prestation exemplaire, ce groupe qui a été fondé par un ancien groupe algérien et algérois d’origine, Worth, qui s’est scindé pour donner naissance à Acyl et cette formation dont certains morceaux, rappellent les Israéliens d’Orphand Land. Petit bémol, la chanteuse, Anastasia qui n’a pas fait grande impression, c’est compréhensible, vu qu’elle a été appelée à la dernière minute mais cela démontre aussi le professionnalisme de cette formation. On a envie de les voir à Alger.
Cette première édition du 213Fest prouve encore une fois que les musiciens algériens recèlent une ressource inépuisable, leur talent et leur volonté de s’exprimer par une musique qui est leur passion première.

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