Abdelwahab Benzaïm

Abdelwahab Benzaïm

Vice-président de l’APW d’Alger

«Nous sommes à l’écoute des citoyens»

ABDELWAHAB BENZAÏM EST CANDIDAT FLN, POUR LA WILAYA D’ALGER, AUX ÉLECTIONS SÉNATORIALES QUI SE TIENDRONT EN 2016. IL EST VICE-PRÉSIDENT DE L’APW À ALGER. DANS CET ENTRETIEN QU’IL NOUS A ACCORDÉ, IL NOUS PARLE DE SON PARCOURS ET DE SON POSTE ACTUEL.

Par : Bilel Boudj

Abdelwahab Benzaïm  est diplômé d’Etat à la santé, il possède notamment un master obtenu à l’Ecole de Gestion Supérieure de Paris. Il est aussi PDG de trois entreprises privées avant son entrée à l’APW. Il a été, pendant 15 ans, président de la Ligue des Investisseurs de la Capitale, et aussi vice-président du conseil consultatif des PME/PMI jusqu’à ce jour et en même temps vice-président de la Confédération Nationale du Patronat. Son parcours s’est essentiellement dessiné dans le secteur économique, il a donc fait un long chemin dans ce domaine. Militant FLN depuis 18 ans, dans la section de Dar El Beïda, il est aujourd’hui vice-président de l’APW, membre du comité central du FLN et membre de la commission des finances du même parti.
Dziri : Vous êtes en poste à l’APW d’Alger depuis 3 ans, quelles sont les nouveautés et changements effectués au sein de l’APW ?
Abdelwahab Benzaïm : Tout d’abord il y a le travail courant, à savoir le budget de la wilaya, la supervision du travail des directeurs ainsi que celui du président de l’APW. Personnellement j’ai fait plusieurs séminaires et on a eu des recommandations très importantes, qui ont été transmises au wali ainsi qu’au ministre de l’Intérieur. Parmi les séminaires que l’on a faits, figurent le développement local, dans lequel je suis spécialisé, le transport, l’urbanisme et la gestion de la wilaya d’Alger sur lesquels on a eu de très bons résultats. Nous avons par ailleurs transmis une copie de nos travaux au gouvernement.
En tant que vice-président, quelles ont été les plus grosses difficultés que vous avez rencontrées ?
En réalité, il y a beaucoup de travail, je consacre la majorité de mon temps aux concitoyens. Depuis mon investiture, j’ai plus de 650 recommandations officielles au wali d’Alger, qui sont les doléances des citoyens de la wilaya d’Alger, certaines ont abouti tandis que d’autres sont en cours.
Actuellement, Alger connaît une certaine anarchie au niveau des transports, que ce soit au niveau du public ou du privé, comment comptez-vous y remédier ?
Parmi les séminaires que l’on a faits, et pendant lesquels nous avons eu la visite d’experts étrangers, nous avons trouvé des solutions, parce que le trafic ne va pas s’arrêter. Il y a donc des solutions que nous proposons, parmi celles-ci la construction de trois parkings géants au niveau de Birtouta, Reghaïa et Zéralda. C’est-à-dire que les gens qui vont venir de l’intérieur pourront se déplacer grâce aux différents dispositifs de transport public qui seront mis en place autour de ces parkings. Nous mettrons en avant les bus. A cet effet, nous avons renforcé le programme Etusa, ceci est la première solution pour la fluidité. Nous avons déjà entamé les travaux pour la construction du premier parking à Birtouta. Le choix d’un terrain à Réghaia a été conclu. Deuxième solution, la mise en place de 640 feux tricolores. En principe, tout est prêt pour que le projet soit lancé au niveau de la Wilaya à partir de 2016. Troisième solution, la construction de parkings au niveau d’Alger. Ils seront au nombre de 19 et cela, afin d’éviter les stationnements anarchiques. Ces solutions pourront sûrement améliorer la fluidité du trafic sur Alger. En plus, comme vous avez pu le constater, les embouteillages se font en général à 80%, lors des heures de pointe, c’est-à-dire qu’après 10h, le trafic devient plus fluide. Nous discutons de la possibilité d’aménagement des horaires afin de juguler cela.
Est-ce que vous comptez remédier au manque d’animation nocturne dans la capitale ?
Personnellement, je voyage beaucoup. J’ai constaté que même dans certaines villes européennes, à 21/22h, tout est fermé. Nous comptons, néanmoins, investir les centres commerciaux, à l’image de Bab Ezzouar ou Ardis pour créer une animation nocturne.
Autre volet, les transports publics qui n’assurent pas la totalité de la wilaya….
Justement, je vais vous faire une révélation. Nous comptons renforcer le parc de l’Etusa à hauteur de 5 000 voire 10 000 véhicules, afin de couvrir toute la wilaya. Le privé ne sera pas en reste puisqu’il sera intégré dans ce programme de renforcement et d’amélioration.
En parlant de transport vétuste, comptez-vous moderniser le parc ?
Il y a un cahier des charges que les transporteurs doivent respecter. Aujourd’hui, le parc privé de bus est constitué à 80% de véhicules neufs.
Quel est votre programme politique ?
J’ai été nominé par mes pairs pour les élections sénatoriales. Si je ne gagne pas, il me reste malgré tout deux années de mandat à l’APW. Mon programme se base sur les problèmes des citoyens. Je compte ouvrir un bureau qui sera à l’écoute des citoyens, dont les doléances seront transmises, comme cela a été fait pour la wilaya d’Alger. Si je suis élu, je serai un sénateur à l’écoute de toute la wilaya.

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