lundi , 24 avril 2017
Quand la jeune génération algérienne surfe sur la vague Start-up

Quand la jeune génération algérienne surfe sur la vague Start-up

QUI N’A JAMAIS RÊVÉ DE LANCER SA PROPRE ENTREPRISE ? AVEC LA POUSSÉE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET LA MONTÉE EN PUISSANCE DE CERTAINS SECTEURS D’ACTIVITÉ, CETTE AMBITION EST PLUS QUE JAMAIS À LA MODE, SURTOUT CHEZ LA JEUNE GÉNÉRATION. ZOOM, AVEC DZIRI, SUR LE PHÉNOMÈNE START-UP QUI FAIT ENTENDRE SA VOIX AUPRÈS DES GRANDS INVESTISSEURS EN ALGÉRIE.

Par Sabrina Aksouh

Qu’est-ce qu’une Start up ?

C’est un terme anglophone composé qui définit une jeune entreprise au début de son activité, d’où le « start » pour commencer et qui sera amenée à se développer très rapidement désigné par le « up ».

Comparée la plupart du temps à une « jeune pousse », la start-up est plus qu’une simple entreprise, puisqu’elle représente à la fois un projet, un état d’esprit ainsi que la volonté de la personne qui a décidé de prendre un risque, le plus souvent celui de toute une vie. D’après Eric Ries, l’auteur de The Lean Startup, celle-ci est « une institution humaine conçue pour créer un nouveau produit ou service dans des conditions d’incertitude extrêmes ». C’est là que cela devient intéressant, puisque cette notion d’incertitude est déterminante pour comprendre ce qu’est la start-up et donc d’en créer une, sachant que l’on se jette dans le vide, sans disposer d’un parachute pour atterrir en douceur. C’est simple, la start-up  est la parfaite représentation de l’alliance d’une volonté à toute épreuve à une prise de risque maximum, le tout pour donner vie à une idée géniale qui fera un tabac sur les marchés. En fait, la start-up comme son créateur, sont tels des athlètes, dont la réussite est le plus souvent conditionnée par une capacité de résistance et d’endurance alliée à un mental d’acier face  à tous les risques.

En bref, la start-up est une jeune entreprise novatrice, dont la croissance est très rapide et qui possède un fort potentiel de développement. Pour finir, 21e siècle oblige, l’activité des start-up est le plus souvent concentrée sur le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

De nombreux avantages…

Le premier avantage de la start-up et pas des moindres, est sa réactivité. En effet, la start-up est à la base constituée d’un groupe de passionnés réunis autour d’un projet commun. Le groupe en question va élaborer un business-plan assorti d’une stratégie dans le but de profiter de l’afflux des capitaux vers les entreprises de l’Internet. Une fois cet objectif atteint, la jeune entreprise pourra alors renforcer ses rangs en procédant au recrutement de spécialistes dans des domaines spécifiques complémentaires aux profils fondateurs.  L’autre point positif à cet aspect, c’est qu’elle a la possibilité de gagner en notoriété rapidement et ainsi se faire une réputation dans le secteur visé, et ce, grâce à la sphère médiatique qui fait écho à ce nouveau phénomène.

Dans le même registre, c’est la moyenne d’âge relativement peu élevée, (25 ans environ), des entrepreneurs, qui est fort intéressante dans ce genre de concept. L’avantage dans cette situation, est de disposer d’un personnel maîtrisant parfaitement les techniques informatiques. De même que disposer d’une équipe de subordonnés et de collaborateurs jeunes, dynamiques et curieux de tout, augmente la rapidité d’exécution et facilite grandement l’adaptation dans l’environnement professionnel, permettant sur la même lancée, la création d’une culture d’entreprise et d’un esprit d’équipe à toute épreuve.

En fin, les start-up sont de grandes adeptes des TIC. Elles sont donc omniprésentes sur la Toile, s’assurant par-là, d’une bonne gestion et circulation de l’information ainsi que de l’évolution des marchés.

…mais aussi beaucoup d’inconvénients

Il n’en reste pas moins, que pour toute chose, il y a le revers de la médaille, start-up comprise. Ainsi, ce qui est considéré comme sa force, fait aussi sa faiblesse. Etant « bicéphale », ce qui signifie qu’elle est souvent constituée de deux types de spécialistes : ceux du métier de base et ceux de l’Internet. La jeune pousse se retrouve bien souvent prise entre deux feux. Justement parce qu’il est encore assez rare de trouver des profils possédant une double casquette. Ce dualisme représente à lui seul un risque important dans le choix  des stratégies adéquates.

Un autre gros souci de la start-up, c’est que née à partir de rien, elle aura un mal fou à s’imposer, pour ne pas dire se tailler une bonne part du gâteau, dans un secteur où elle n’est qu’une illustre inconnue ! Lorsque l’on ne dispose pas d’une histoire, d’une réputation, on ne peut prendre appui sur aucun actif. La jeune entreprise se doit donc de conquérir son propre marché et acquérir par elle-même son portefeuille clients et entretenir leur confiance et leur fidélité.

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