Formation aux métiers de la vente

Formation aux métiers de la vente

L’Algérie sur les traces de la Suisse

C’EST EN PARTENARIAT AVEC LES AUTORITÉS ALGÉRIENNES, REPRÉSENTÉES PAR DIFFÉRENTS MINISTÈRES, DONT CELUI DE LA FORMATION ET DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS, QUE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE SUISSE-ALGÉRIE, A ORGANISÉ LE  28 FÉVRIER DERNIER, UNE JOURNÉE DE RECRUTEMENT POUR UNE FORMATION DE CONSEILLERS DE VENTE AU SEIN DU CENTRE COMMERCIAL ET DE LOISIRS DE BAB EZZOUAR.

Par : Sabrina Aksouh

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Cette journée n’a pas manqué d’attirer la foule, puisque des jeunes, de 20 à 25 ans, ont saisi cette occasion pour passer l’entretien de recrutement dans l’espoir de bénéficier de la fameuse formation. Il faut dire aussi, que les profils des candidats sont très variés, puisque certains sont même des diplômés universitaires, ou possèdent dans leur bagage des ingéniorats d’affaires. Dans ce contexte, il est aussi important de préciser que cette formation d’apprentissage de conseiller (ères) de vente, est une formation « duale », c’est-à-dire, qu’elle est constituée aussi bien d’une expérience en entreprise, que de cours dans un établissement scolaire spécialisé. Le cursus s’étendra, quant à lui, sur une période de 18 mois, pendant lequel les futurs bénéficiaires alterneront entre les cours et l’apprentissage. Ce dernier se fera au niveau d’une vingtaine d’enseignes de la grande distribution du Centre Commercial et des Loisirs de Bab Ezzouar. En effet, celles-ci sont disponibles, dans le cadre de cette formation, à recruter une centaine d’apprentis environ.

C’est ainsi qu’une quarantaine de responsables de différentes entreprises partenaires, œuvrant dans divers secteurs d’activités, à l’image de la parfumerie et des cosmétiques, de la joaillerie et de l’horlogerie, a suivi des cours au Centre Commercial et des Loisirs de Bab Ezzouar, afin de se préparer à endosser la casquette de « maître d’apprentissage », un rôle fondamental dans ce processus de formation. En effet le maître d’apprentissage, sera chargé, en plus d’encadrer et de diriger l’apprenti qu’il lui sera confié, de lui transmettre tout son savoir-faire.

Par la suite, ces entreprises partenaires de la formation, se sont vues remettre des attestations officielles en qualité de maître d’apprentissage de l’Office pour l’Orientation, la Formation Professionnelle et Continue du canton de Genève, en présence du ministre de la Formation et de l’Enseignement Professionnel, M. Nourredine Bedoui,  des représentants du ministre du Commerce, ainsi que du Président de la Chambre de Commerce  et d’Industrie  Suisse-Algérie, M. Alain Rolland.

En plus des maîtres d’apprentissage, les apprentis seront pris en charge par des enseignants, qui auront pour tâche d’assurer la partie théorique de la dite formation. Afin de poursuivre sur la voie de la coopération algéro-suisse, une dizaine de professeurs algériens s’est familiarisée avec le processus de formation duale, lors d’un séjour de trois semaines à Genève, conçu et ajusté par le Directeur l’Office pour l’Orientation, la Formation Professionnelle et Continue du canton de Genève, Grégoire Evésquoz, qui était également présent lors de la journée de recrutement à Alger.

Une vingtaine d’enseignes de la grande distribution du Centre Commercial et des Loisirs de Bab Ezzouar est disponible, dans le cadre de cette formation, à recruter une centaine d’apprentis environ.

Alain Rolland

PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE SUISSE-ALGÉRIE

Alain Rolland

« NOTRE FORMATION VA AU DELA DE LA TECHNIQUE DE VENTE »

 Dziri : Concrètement, comment est né le projet de Formation de conseillers de vente ? Est-ce que c’est à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie Suisse-Algérie, ou bien est-ce une demande formulée par le ministère de la Formation et l’Enseignement Professionnel algérien ?

Alain Rolland : Le projet est né il y a deux ans, vers la fin 2013, lors d’un colloque de commerce de détails des centres commerciaux, l’un des points soulevés était la formation dans ce métier. C’est à ce moment là que j’ai été en discussion, tant avec le ministre du Commerce, qu’avec celui de la Formation et de l’Enseignement Professionnel. Nous avons relevé deux soucis : Pour les nombreux centres commerciaux que nous envisageons de développer, nous ne disposons pas assez de main d’œuvre qualifiée et qu’il n’existe pas, dans le cadre de la formation professionnelle, de filière d’apprentissage. J’ai donc proposé la création de cette dernière, et d’assurer l’encadrement des inscrits. C’est pour cette raison que j’ai demandé à Genève, plus précisément à M. Evesquoz, qui dispose une longue expérience, parce qu’en Suisse, la formation est un volet très important, de nous aider à coacher et mettre en place une nouvelle filière d’apprentissage, celle du commerce de détails. Suite à cette initiative, tout s’est déroulé très vite, puisqu’on a pu signer des accords de convention avec le ministère de la Formation professionnelle, et aujourd’hui c’est la concrétisation.

Comment les maîtres d’apprentissage sont-ils sélectionnés ?

Les 40 maîtres d’apprentissage qui ont été retenus, sont des employés des magasins partenaires. Ce sont donc les enseignes qui ont sélectionné au sein de leurs équipes un maître d’apprentissage qui suivra une formation de 40 heures qui a été organisée par des formateurs de Genève. Il aura par la suite la responsabilité de suivre l’apprenti qui sera sous son égide.

La Chambre du Commerce et d’Industrie Suisse-Algérie, envisage-t-elle de lancer d’autres programmes que celui de la formation de conseillers de vente ?

Non. Nous restons axés dans les métiers qui nous concernent, à savoir les métiers de la vente de détails. Ce sont les magasins, les boutiques. Cependant, il est important de préciser que lorsque l’on est vendeur, l’on n’apprend pas seulement que l’acte de vente, mais bien plus. Il y a la présentation de la marchandise, la façon de parler au client, un maximum de concentration dans l’encaissement. Toute une nomenclature a été étudiée ces derniers mois pour la formation.

Vous formez à partir du simple vendeur, de potentiels futurs managers. N’est-ce pas ?

Tout à fait. Mais pour être manager, il faut montrer de la capacité mais aussi de la volonté. C’est important pour l’Algérie de se structurer dans ce métier, en formant la main d’œuvre sur place afin d’éviter de l’importer.

Avant de passer à la formation de leurs disciples, les 40 maîtres d’apprentissage sélectionnés suivront d’abord une formation de 40 heures qui a été organisée par des formateurs de Genève.

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