Le vegetarisme une autre maniere de preserver sa sante

Le vegetarisme une autre maniere de preserver sa sante

Cette pratique s’est largement répandue, notamm ent dans les pays développés durant les précédentes décennies ; voilà qu’elle gagne de plus en plus du terrain en Algérie. Zoom sur un comportement alim entaire qui, parfois, interpelle. Par Ikherbane Khelifa

Le végétarisme est une tradition alimentaire qui consiste à s’abstenir partiellement, ou totalement, de l’alimentation animale. Selon le degré du recours à cette dernière, végétarisme (le végétarien a recours à quelques produits issus du règne animal comme le lait) ou végétarisme pur, appelé aussi végétalisme (la personne ne mange que des produits végétaux), cette pratique apparaît comme un mode de consommation dont l’appellation a évolué à travers le temps et les sociétés. Elle a été également traversée par plusieurs courants philosophiques et religieux. De l’abstinence, xérophagie ou diète végétale dès son apparition en Inde comme rituel religieux au 19ème siècle, cette tradition alimentaire a affecté l’Europe sous un courant philosophique dénommé pythagorisme, pour ensuite s’appeler végétarisme qui signifie en latin «sain, frais ou vivant».

L’homme est un animal vegetarien

Les diétéciens américains et canadiens, après de longues recherches, se sont rangés du côté du végétarisme. En effet, malgré les idées reçues sur le caractère omnivore de l’être humain, les habitudes, la culture et l’éducation sont des facteurs, non des moindres, dans la détermination de son comportement alimentaire. Ces mêmes études montrent, également, que le régime végétarien est doublement bénéfique pour la santé. D’un côté, il facilite le traitement d’une multitude de maladies. De l’autre, les végétariens sont nettement moins exposés aux risques de diabète, d’obésité, d’hypertension, de cholestérol et de maladies cardio-vasculaires. Pour joindre l’utile à l’agréable, manger «végétarien» offre la possibilité de s’ouvrir à d’autres «goûts» et de découvrir d’autres saveurs. Autre éléments, la comparaison de l’appareil digestif de l’homme à d’autres espèces (carnivores, herbivores et omnivores) révèle que ce dernier est adapté à un régime strictement végétarien. De même que ses dents sont plus proches de celles des herbivores que de celles des carnivores. Selon le naturaliste français, Cuvier, l’homme est un être «adaptivore». Pour lui, le fait que la nourriture première de nos ancêtres soit constituée à base de chaire d’animaux et des produits qui en dérivent, ne fait pas d’eux des carnivores ; mais c’est une manière pour eux de s’adapter à leur environnement et de faire avec. La preuve, il existe des sociétés qui, par nécessité, sont allées jusqu’à l’anthropophagie. En définitif, la nourriture végétarienne a fait preuve de sa virtuosité sur la santé ; cependant, le principe de variété dans le choix de son alimentation doit être respecté car il existe une variété de produits végétaux tel qu’il est conseillé de choisir parmi les aliments les plus riches en fibres et en vitamines pour en faire un repas équilibré.

 

2 commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé cet article, qui est intéressant et objectif. Merci d’avoir rappelé que le végétarisme est une « tradition », que son histoire est plus que millénaire et qu’il ne s’agit en aucun cas d’une mode « new age ». Du vrai journalisme éclairé et documenté.

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