Les jeux sur mobiles marquent l’agonie de la console

Les jeux sur mobiles marquent l’agonie de la console

GRÂCE AU SMARTPHONE ET À LA TABLETTE MULTIMÉDIA, LES JEUX VIDÉO SE SONT ENCORE PLUS POPULARISÉS. EST-CE LE DÉBUT DE LA FIN DE LA CONSOLE ?

Par : Bilel Boudj

Avec le boom du téléphone mobile, on a découvert que l’on pouvait réunir plus de fonctionnalités dans un seul objet : agenda, réveil, horloge mais aussi loisirs. Tout a commencé avec les premiers mobiles commercialisés : Nokia, Motorola Samsung…et autres. Les jeux étaient des plus basiques, néanmoins, c’était un passe-temps comme les autres.

Il faut savoir que le premier jeu sur téléphone mobile est une version de « Tetris » sur le Motorolla Hagenuk MT-2000 en 1994. Trois ans plus tard, Nokia lance « Snake » dans certains de ses modèles. Snake et ses variantes sont alors préinstallés sur tous les appareils mobiles fabriqués par Nokia, et est devenu depuis l’un des jeux vidéo les plus joués. On le trouvait dans plus de 350 millions d’appareils à travers le monde. On se demande si l’on n’achetait pas du Nokia pour la simple présence de ce jeu.

Encore plus populaire…

Un petit moment de vide dans une salle d’attente, un long trajet ou simplement pour passer le temps, un jeu sur notre portable devient un passe-temps idéal. Petit à petit, il se développe pour essayer de raconter une histoire, à l’instar de Bounce toujours sur Nokia, qui est apparu avec les portables un peu plus développés comme le 6230 et la série Xpressmusic.

Nokia développa une console de jeu portative, la N-Gage, qui faisait aussi office de téléphone portable. Cette tentative fut un flop total du fait de la pauvreté au niveau des jeux. Cependant, les jeux mobiles distribués par les opérateurs mobiles restent une forme marginale de jeu vidéo jusqu’au lancement de l’App Store d’Apple en 2008. L’App Store, qui est le premier store exploité directement par le détenteur d’une plateforme mobile, change ainsi le comportement des consommateurs et élargit rapidement les marchés pour les jeux sur appareil mobile. Ainsi, presque tous les propriétaires de smartphones commencent à télécharger du contenu mobile.

Un nouveau poids lourd sur le marché

Avec l’extension du marché du mobile, le jeu s’est également développé. Aujourd’hui, plus besoin d’avoir une console de jeux pour se divertir ou même se connecter pour jouer en ligne, un simple smartphone fait l’affaire.

Récemment, Nintendo, icône du jeu vidéo dans les années 80/90, a fait savoir qu’il se lançait dans le jeu sur mobile. Après avoir longtemps voulu se tenir à l’écart du marché des jeux sur mobiles, Nintendo semble avoir radicalement changé de cap en décidant de s’allier avec DeNA, l’un des ténors de ce secteur. La manoeuvre a surpris de nombreux observateurs, si bien qu’elle a permis à la firme de Kyoto de voir son cours décoller en bourse, avec une hausse d’environ 33 %. De quoi faire passer la capitalisation de la société d’environ 16,5 milliards de dollars à près de 22 milliards.

L’effet d’annonce s’est maintenant estompé et les investisseurs de l’entreprise ont tous le sourire. Cependant, Nintendo doit parvenir à rassurer les joueurs, inquiets de voir les grandes franchises s’aventurer dans un terrain inconnu et relativement hostile. En effet, DeNA, anciennement connu sous le nom de Mobage, est un éditeur japonais particulièrement connu pour ses jeux free-to-play sur tablette et smartphones, où les micro-transactions sont quasiment indispensables afin d’avancer à un rythme convenable. Leur titre le plus connu n’est autre que Rage of Bahamut, capable de drainer plus de revenus par joueur qu’un Candy Crush Saga, qui fait pourtant office de maître étalon dans le domaine.

L’addiction Candy Crash

Vous avez forcément déjà vu quelqu’un jouer à «Candy Crush» ! Dans les transports, dans la rue, au restaurant, au bureau, n’importe où.. Le jeu, d’abord lancé sur Facebook, où il compte plus de 32 millions de fans, puis sur Android et iOS, connaît un succès fulgurant. Non seulement il fait partie des applications les plus téléchargées sur mobile et compte plus de 15 millions de joueurs actifs au quotidien sur le réseau social, mais «Candy Crush» rend ses joueurs accros.

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page