mardi , 25 avril 2017
La corniche de Jijel

La corniche de Jijel

Quand la beauté naturelle déborde

DE NOMBREUX SITES SE DISPUTENT LA BEAUTÉ DE LA CORNICHE JIJELIENNE ; ILS SONT AUTANT D’ATOUTS TOURISTIQUES QUE POSSÈDE CETTE PERLE DE LA MÉDITERRANÉE. PLAGES DE SABLE FIN, FORÊTS, BAIES SAUVAGES, CRIQUES SCULPTÉES PAR DAME NATURE ET AUTRES SITES PEUVENT ASSURER À CETTE RÉGION UN FLUX CONTINU DE TOURISTES, NATIONAUX ET ÉTRANGERS. SANS OUBLIER LES LÉGENDAIRES GROTTES MERVEILLEUSES DE ZIAMA MANSOURIAH ET GHAR EL BAZ (LA GROTTE DU FAUCON), QUI ONT BÉNÉFICIÉ, CES DERNIÈRES ANNÉES, D’ACTIONS DE SAUVEGARDE.

Reportage réalisé par Noreddine Izouaouen

corniche djijelUne région qui pourrait faire valoir son potentiel si les infrastructures, stratégies de gestion, formation, sensibilisation et autres étaient à la hauteur. Malgré les manques, Jijel reste toujours une devise pour de nombreux visiteurs qui ne cessent d’atterrir annuellement sur le sol de cette wilaya qui a conquis le coeur de milliers de touristes. C’est l’autre visage que cette wilaya a redonné aux touristes ces dernières années, notamment aux années 2000 dont la situation sécuritaire de cette région s’est rétablie par rapport aux années 1990 où le terrorisme a régné pendant une dizaine d’années. La curiosité pousse un certain nombre d’hôtes et de passagers à se rendre sur la corniche rien que pour se rafraîchir en bord de mer – ce qui ne serait que légitime en ces jours d’extrême canicule.

Lors de notre virée effectuée sur la côte ouest de la ville de Jijel, le pouls du rythme estival est à prendre ; d’abord, au niveau de la plage du Grand-Phare, là où une nuée de vacanciers apparaît dès que l’on s’approche de cette bande du littoral jijelien au sable fin et rougeâtre. C’est une véritable découverte d’une saison estivale qui semble tourner à plein régime, notamment après la réouverture de la RN43 entre Jijel et Béjaïa, fermée pendant deux années. Cette fermeture, faut-il le rappeler, a causé à la wilaya des pertes en termes de nombre de visiteurs. Le mouvement des estivants est en augmentation, d’autant plus que toutes les routes menant vers Jijel sont ouvertes et réaménagées.

Ziama Mensouria, une perle du littoral jijelien

La côte ouest, frontalière de Béjaïa, d’où nous avons pénétré la ville de Jijel via l’une de ses villes les plus connues, Ziama Mensouria, demeure la plus animée, comparativement aux plages de Beni Belaïd, Sidi Abdelaziz et Tassoust, et autres… à l’Est. El Mansouria, un village surplombant la Méditerranée au pied d’une montagne du massif jijelien. Le village se trouve à 42 kilomètres à l’Ouest de Jijel, et à 44 kilomètres de Béjaïa. Initialement, ce beau village s’appelait Ziana, avec un «n» au lieu d’un «m». C’était le prénom de la fille d’un empereur romain. Plus tard, sous le règne des Hammadites, Abi Hammad El-Mansour de Béjaïa y passait ses vacances et lui légua son nom qui devint Ziama Mansouriah. Dans cette ville, le sommet de la montagne est constitué de forêts très denses. De magnifiques criques rocheuses et plages de sable attirent les touristes. Ceux qui ont accepté de répondre à nos questions paraissaient très attachés à cette région. «Je venais depuis mon enfance à Ziama avec ma famille, et actuellement, je suis père de famille, je continue à venir ici», nous confiera Zouhir venu de Barika (Batna). Et d’ajouter : «À Ziama, je suis en sécurité avec ma petite famille.» Un autre venu d’Alger nous dira à son tour que «cette localité se situe à mi-chemin entre Jijel et Béjaïa, Ziama Mansouriah, qui est un excellent camp de base si l’on désire visiter les autres merveilles de cette corniche de Béjaïa. On se trouve au milieu et l’on peut aller à Béjaïa comme à Jijel.»

Grottes merveilleuses à ne pas rater !

Fuir la chaleur suffocante de l’extérieur, la fraîcheur des grottes vous est permise contre le paiement seulement d’une somme de 30DA pour les adultes, et 15DA pour les enfants. La grotte djijel2merveilleuses d’Oued Dar El Oued, magnifique plage située en contre bas de la grotte, ou encore l’oued lui-même qui, coincé entre deux falaises, vous offre de superbes paysages sur des centaines de mètres. Au niveau de cette grotte, nous avons rencontré des enfants des scouts venus en excursion. «Nous sommes venus de Constantine pour visiter cette belle région», disent les enfants. La deuxième grotte n’est pas loin de la première, la plus merveilleuse avec ses formes que Dame Nature a reproduites, comme celle qui fait penser à un homme en position de prière, ou cet autre portant un sombrero, pour ne citer que ces deux chefs-d’oeuvre naturels, ouverte au public. Ces grottes assurent aux estivants et aux touristes une température constante qui se maintient à 18°C à longueur d’année ; à quelques pas de là, s’étale le parc zoologique de Taza, connu avec ses 45 espèces animales, son lac et ses espaces verts, sur une superficie de 24ha ; celui-ci demeure un haut lieu de rencontres pour les visiteurs venus chercher un brin de repos sur la corniche.

L’horreur de la circulation automobile !

L’intensification de l’activité du port de Djendjen est, en premier lieu, le responsable des embouteillages qui se créent tout au long de la corniche, en rendant le trafic routier difficile soit entre Jijel et Constantine, ou entre Jijel et Béjaïa. Idem pour l’autre côté de la ville (Ouest), notamment celle entre la plage du Rocher noir et celle de la célèbre corniche de Ziama qui est devenue une véritable épreuve des nerfs pour les automobilistes qui doivent prendre leur mal en patience, sachant que pour rallier la mer, ils doivent compter une heure de plus que par le passé.

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