vendredi , 26 mai 2017
Pour préserver votre santé

Pour préserver votre santé

FAITES L’AMOUR !

C’EST BIEN CONNU, POUR ENTRETENIR UNE BONNE HYGIÈNE DE VIE, IL FAUT AVANT TOUT AVOIR UNE BONNE ALIMENTATION, PRATIQUER UNE ACTIVITÉ SPORTIVE RÉGULIÈREMENT, ARRÊTER DE F UMER DANS LE CAS ÉCHÉANT, MAIS ÉGALEMENT, FAIRE PLUS SOUVENT L’AMOUR ! POUR PREUVE, CERTAINES ÉTUDES SCIENTIFIQUES ONT DÉMONTRÉ DEPUIS QUELQUES ANNÉES, QUE LA FRÉQUENCE DES RAPPORTS SEXUELS A DES BIENFAITS SOUVENT INSOUPÇONNÉS SUR LA SANTÉ DE L’HOMME. EN EFFET, FAIRE DES CÂLINS, EN PLUS DE PROCURER UN PROFOND SENTIMENT DE BIEN-ÊTRE, PROLONGERAIT L’ESPÉRANCE DE VIE ET PRÉVIENDRAIT CONTRE CERTAINES MALADIES, NOTAMMENT CARDIOVASCULAIRES. VOICI DONC CERTAINES DES RAISONS POUR LESQUELLES VOUS FEREZ BIENTÔT PLUS SOUVENT DES FOLIES SOUS LA COUETTE.

Par Sabrina Aksouh

L’ocytocine, une hormone qui vous fait du bien

amourL’ocytocine, plus connue comme étant l’hormone du câlin, est une protéine clé, secrétée lors de démonstrations tactiles affectueuses, comme les baisers et autres caresses. Plus encore, celle-ci aboutit à son taux le plus élevé dans le sang durant l’orgasme. Résultat, par l’effet de cette autre «hormone du bonheur», faire l’amour augmenterait donc la circulation du sang dans le corps. De plus, il a été démontré qu’avoir une activité sexuelle plus au moins régulière diminue de manière significative les risques de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

Le sexe, cet élixir de jouvence

Pour faire court, faites crac-crac plus souvent et vous vivrez longtemps ! Ainsi, la fréquence des rapports intimes serait responsable de la baisse ou de la hausse du taux de mortalité chez l’homme. C’est du moins ce qu’a démontré une étude scientifique suédoise en 1981, enregistrant, lors de ses recherches, un taux de mortalité plus élevé que la moyenne chez les hommes de 70 ans et plus qui avaient cessé d’entretenir leur vie sexuelle depuis plusieurs années. Par ailleurs, en 1997, une autre étude, britannique cette fois-ci, a suivi 918 hommes âgés de 45 à 59 ans pendant quatre ans. Au cours de cette période, les chercheurs ont ainsi pu démontrer que le taux de mortalité chez les sujets soumis à l’étude différait, puisque celui des hommes ayant au moins deux relations sexuelles par semaine était deux fois plus bas que le taux de mortalité de ceux qui en avaient moins d’une par mois. Ceci dit, au-delà de deux rapports par semaine, la longévité n’est pas pour autant garantie, donc pas besoin d’en faire trop non plus !

Faire l’amour est bon pour votre coeur

Stop aux idées reçues comme quoi le sexe est mauvais pour ceux qui ont le coeur fragile. Que nenni ! Il faut savoir que c’est l’abstinence, mais surtout l’insatisfaction qui augmenterait les risques d’infarctus du myocarde, surtout chez les femmes. En ce qui concerne les dignes représentants de la gente masculine, et toujours selon la même étude britannique, le risque de succomber à un accident cardio-vasculaire, est divisé par deux pour les amateurs de sport en chambre. C’est d’ailleurs un excellent exercice physique, puisque l’activité sexuelle augmente la fréquence du rythme cardiaque, élimine les toxines par la sueur et tonifie même les muscles, de quoi retrouver forme et pêche en mêlant l’utile à l’agréable.

L’orgasme, le meilleur ami de la prostate

En plus de faire du bien à votre petit coeur, faire des galipettes sous la couette préviendrait contre l’apparition de certains cancers, notamment celui de la prostate. En effet, en 1990, une étude scientifique japonaise a pris pour sujets cent hommes durant trois ans. Celle-ci a réussi à enregistrer une nette diminution du risque de cancer de la prostate liée à une augmentation de la fréquence des orgasmes. Toutefois, les chercheurs ont également remarqué une augmentation de ce même risque dans le cas d’une activité sexuelle trop importante entre 30 et 50 ans, ce qui revient à dire qu’il ne faut pas en abuser.

Dans le même contexte, une étude américaine effectuée sur 30 000 hommes et certifiée par une étude australienne, a démontré que des éjaculations fréquentes réduisent le risque de cancer de la prostate. Ainsi, à partir de 12 éjaculations par mois, la prévention devient significative, alors que 21 éjaculations diminuent ce risque d’un tiers. Pour expliquer ce fait, il faut savoir que le massage prostatique réalisé pendant le rapport et l’écoulement du sperme, participeraient à l’élimination des cellules carcérigènes, réduisant dans le même temps les microcalcifications qui s’amoncellent dans la prostate. Poursuivant sur sa lancée, l’expérience a de plus dénoté qu’en l’absence d’activité sexuelle, la masturbation est un bon palliatif, puisqu’elle contribue aussi à protéger la prostate.

Orgasme dévastateur, où comment mourir de plaisir…

Eh oui Messieurs, jouir peut conduire au 7ème ciel par bien des chemins, au propre comme au figuré ! Une petite explication s’impose. Certains d’entre vous auront certainement entendu parler de l’épectase, ou décès pendant l’orgasme, dont l’un des exemples les plus marquants fut l’ancien président français Félix Faure, mort en 1899 à l’Élysée au moment crucial.

Surtout pas de panique, l’étude américaine dont nous parlions a également calculé les risques de faire une attaque cardiaque durant l’acte. Malgré le fait que les risques d’être victime d’un infarctus du myocarde sont environ 2,5 fois plus élevés durant les deux heures suivant un rapport sexuel, cette situation reste néanmoins très rare ; le risque d’un accident cardiaque est plus important de 0,01% sur un an à raison d’une relation sexuelle par semaine.

Une chose, au moins, est certaine : c’est qu’être champion de sport en chambre ne va pas forcément faire de vous un super athlète et vous assurer santé et longévité sans une bonne hygiène de vie. Comme il se peut aussi que vous ayez l’orgasme triste, une action et réaction complètement mécanique, dépourvue de toutes sensations de bien-être et d’épanouissement personnel. Pour vivre une sexualité épanouie, sachez avant tout que ce n’est pas la quantité, mais la qualité de vos ébats qui fera toute la différence, et n’oubliez pas que c’est avant tout un moment de partage entre deux personnes se désirant. La sexualité a donc pour but ultime d’équilibrer aussi bien le corps que l’esprit dans une jouissance parfaitement synchronisée.

En résumé, les qualités thérapeutiques de l’activité sexuelle renvoient essentiellement au coeur. Bien entendu, cet avantage reste incertain par bien des aspects, puisque faire l’amour n’est, en fin de compte, qu’un exercice parmi tant d’autres, telle l’activité physique ! Mais comme on le dit si bien : «À chacun son sport » !

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