Stratégie industrielle en Algérie

Stratégie industrielle en Algérie

Où va-t-on ?

Stratégie industrielle en AlgérieLA MACHINE INDUSTRIELLE TOURNE AU GRAND RALENTI EN ALGÉRIE. POUR PREUVE, LA CONTRIBUTION DE L’INDUSTRIE AU PIB EST À SEULEMENT 5% MALGRÉ TOUS LES EFFORTS FOURNIS PAR LES POUVOIRS PUBLICS POUR AMENER SA CONTRIBUTION À 10%, SOIT LA DOUBLER.

Comment faire d’un outil de production public un acteur majeur du processus de redynamisation industrielle et un moteur du développement économique ? Une question qui a intrigué de nombreux ministres qui se sont succédés au ministère de l’Industrie ces dernières années. Aujourd’hui, une nouvelle décision vient d’être prise dans un seul but, celui de donner un coup de fouet à la machine industrielle nationale. En effet, le Gouvernement a décidé la suppression des sociétés de gestion des participations (SGP) pour les remplacer par des groupes industriels. Une nouvelle stratégie industrielle a donc été arrêtée en attendant son approbation lors de la Conférence nationale de l’industrie prévue au mois de septembre prochain. Le ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb, vise à réorganiser les entreprises industrielles et économiques, notamment celles issues du secteur public, et ce, pour un meilleur rendement. L’objectif étant de réduire au maximum la facture salée des importations et se préparer ainsi à l’entrée en vigueur, à partir de 2017, de l’accord avec l’Union Européenne et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans une seconde étape. Néanmoins, pour atteindre les objectifs fixés, le ministère de l’Industrie devra adopter une stratégie durable. En l’espace de vingt ans, de nombreuses stratégies industrielles ont été adoptées. Les entreprises industrielles publiques de différents secteurs d’activité comme l’agroalimentaire, le ciment, le textile, l’industrie du bois, les cuirs, ont été victimes de mauvaises gestions et de manque de stratégies industrielles fiables et durables. En 1995, rappelons-le, les entreprises publiques étaient sous la coupe des fonds de participation, avant d’être dirigées par des holdings. Au début des années 2000, le ministère de l’Industrie a créé des Sociétés de gestion des participations (SGP). Une stratégie qui ne semble pas porter ses fruits. Résultat : de nombreuses entreprises publiques ont été privatisées à l’exemple de la SGP COJUB qui ne compte aujourd’hui que seulement deux entreprises, à savoir Enajuc et GBA ! En 2013, le chiffre d’affaires des entreprises économiques du secteur de l’industrie a été estimé à 340 milliards de dinars, soit une hausse de 18% comparé à l’exercice de 2012.

Les entreprises industrielles publiques de différents secteurs d’activité comme l’agroalimentaire, le ciment, le textile, l’industrie du bois, les cuirs, ont été victimes de mauvaises gestions et de manque de stratégies industrielles fiables et durables.

 

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