L’Algérie a délivré 140 000 permis de travail aux étrangers en 2014

L’Algérie a délivré 140 000 permis de travail aux étrangers en 2014

LORS D’UNE RENCONTRE NATIONALE DES DIRECTEURS DE L’EMPLOI DES WILAYAS ET DES INSPECTEURS DE WILAYA DU TRAVAIL, ORGANISÉE AU SIÈGE DE SON MINISTÈRE, LE MINISTRE DU SECTEUR MOHAMED EL GHAZI A AFFIRMÉ QUE QUELQUE 140 000 TRAVAILLEURS ÉTRANGERS EXISTENT SUR LE MARCHÉ ALGÉRIEN DU TRAVAIL, ISSUS DE 125 NATIONALITÉS DIFFÉRENTES.

travailleurs chinoisLe ministre précise que «parmi ces travailleurs étrangers figurent également des représentants de société et de contractants avec des opérateurs privés algériens», soulignant que «les droits de ces derniers étaient garantis conformément aux lois en vigueur.» Selon le ministre, «au 30 septembre 2011, l’Algérie comptait 50 760 travailleurs étrangers détenteurs de permis de travail à travers tout le territoire national», mais, précise-t-il, «leur nombre a connu une hausse de 89 240 travailleurs depuis un peu plus de deux ans.» Cette augmentation, selon lui, «s’explique sans aucun doute par le recours démesuré aux sociétés étrangères et aux investisseurs étrangers pour la mise en oeuvre du programme quinquennal (2010-2014) des secteurs du BTPH, du rail, l’énergie, les services et dans le management.» Selon El Ghazi, «des mesures ont été prises pour l’obtention du permis de travail pour les étrangers dans le cadre des dispositions de régulation et d’organisation du marché du travail dont l’adéquation de la qualification et de l’expérience du travailleur étranger aux métiers requis sur le marché algérien et l’obtention du permis de travail conformément aux lois et règlements en vigueur», soulignant que «l’obtention d’un permis de travail obéit à un besoin réel des sociétés étrangères et aux exigences économiques de la main-d’oeuvre étrangère.» Dans ce volet, Mr El Ghazi indiquera qu’«il est exigé de la main-d’oeuvre étrangère d’assurer une formation au profit de la main-d’oeuvre nationale, notamment les jeunes et dans des spécialités leur permettant d’acquérir une qualification dans les métiers qu’ils exercent», tout en insistant sur «la rigueur dans l’application de la législation algérienne à l’égard des sociétés étrangères.» Il a également rappelé que «la main-d’oeuvre étrangère avait droit à un traitement convenable loin de toute discrimination et jouissait du droit d’adhésion aux syndicats sur la base des textes de lois.»

travailleurs chinois2Dans le même sillage, Mr El Ghazi a annoncé un projet d’élaboration d’un fichier national qui permettra de disposer d’une vision claire sur la situation de l’emploi. Ce fichier englobera, selon le ministre, «ceux ayant bénéficié de titularisation dans le monde du travail, le nombre de demandeurs de travail et des sans emploi et les secteurs concernés par les offres», disant que «ce fichier permettra de rassembler des informations exactes et de donner une vision claire et uniformisée sur la situation de l’emploi en Algérie, tout comme il constituera un document de référence pour les politiques nationales en matière d’emploi.» Il a souligné que ce fichier apportera également des chiffres précis concernant le secteur de l’emploi et qui permettra d’évaluer les lacunes enregistrées afin d’y remédier et de trouver, enfin, les mécanismes de recensement des personnes activant dans le marché parallèle. Il a affirmé, à ce propos, que «les statistiques restaient cependant incomplètes, car n’ayant pas été en mesure de définir le nombre de personnes activant dans le marché parallèle.»

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