mardi , 25 avril 2017
Bouteldja Allel,

Bouteldja Allel,

Président de l’APC de Sidi Moussa

«Nous manquons de ressources pour financer nos projets de développement»

SITUÉE DANS LA BANLIEUE SUD-EST D’ALGER, SIDI MOUSSA EST UNE COMMUNE DE LA PLAINE DE LA MITIDJA, SITUÉE À ENVIRON 25KM AU SUD D’ALGER. LORS DU DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF DE 1984, LA COMMUNE DE SIDI MOUSSA EST CONSTITUÉE DE 8 LOCALITÉS. IL S’AGIT DE SIDI MOUSSA (CHEF-LIEU), RAÏS, ZOUAOUI, HOUAOURA, HAÏMET, OULED ALLEL, CAÏD GACEM ET DOMAINE SI BELAÏD. SELON LES CHIFFRES DE L’OFFICE NATIONAL DES STATISTIQUES (ONS) DE 2008, SIDI MOUSSA COMPTE PLUS DE 40 000 HABITANTS. CETTE COMMUNE, QUI A LONGUEMENT SOUFFERT PENDANT LA DÉCENNIE NOIRE, TENTE, TANT BIEN QUE MAL, DE SE RECONSTRUIRE ET SE DÉVELOPPER. DANS CET ENTRETIEN, SON P/APC ÉTALE SON PROGRAMME ET FAIT PART DE SES PROJETS À COURTS TERMES POUR CETTE COMMUNE DE LA WILAYA D’ALGER.

Président de l’APC de Sidi Moussal’amélioration des conditions de réception des citoyens. Nous avons commencé d’abord par établir une réhabilitation du service d’état civil, pour terminer avec une réhabilitation du siège de la commune. Concernant le dossier communication, nous avons instauré une politique de communication afin de nous rapprocher des citoyens, comme la création d’un site internet de l’APC et une page Facebook Président, ainsi qu’une revue de la commune qui est à son 3ème numéro, sans oublier les rencontres directes avec nos co-citoyens. Les associations à caractère local, comme celles de quartiers, sont aussi considérées comme un canal de communication. Pour le dossier éducation, nous nous sommes penchés sur la réhabilitation des écoles. Sur les 14 écoles réparties sur le territoire de la commune, nous avons bénéficié d’un budget de la commune pour la réhabilitation complète de 4 écoles, et 10 autres écoles ont été réhabilitées d’une manière partielle et dans la mesure du possible, afin d’améliorer les conditions de scolarisation de nos enfants. Quant au volet développement, nous sommes sur des projets pouvant coûter jusqu’à 50 milliards de centimes pour la réhabilitation des réseaux d’assainissement et l’amélioration de l’état de nos routes, notamment trois de nos axes routiers. Pour les équipements publics, nous sommes en train de finaliser les études pour un nouveau siège d’APC, la réalisation d’une antenne de mairie au quartier Zouaoui et des projets pour deux autres antennes de mairie dans deux autres quartiers. Enfin, le secteur de la jeunesse et des sports n’est pas en reste puisque sont prévues la réhabilitation d’un terrain de proximité (gazon synthétique) au quartier Rais pour 20 millions de dinars et la réalisation d’une nouvelle aire de jeu ; à noter que les deux projets ont déjà commencé. Il est également question de la réhabilitation du stade communal, et enfin, l’on espère voir l’inscription dans le programme d’une piscine au niveau de Sidi Moussa vu que le choix de terrain a été fait ! Il y a aussi la réalisation d’une bibliothèque également inscrite dans les projets à moyens termes. Nous avons aussi réalisé deux espaces verts d’une superficie de 2 000m2.

Que pensez-vous de la dernière loi sur la commune ? Donne-t-elle assez de prérogatives aux élus ?

C’est l’interprétation de cette loi et les circulaires qui viennent après cette loi qui posent problème aux collectivités locales. On n’arrête pas de dire que le P/APC est le premier magistrat de la commune, et pourtant, les circulaires publiés limitent le champ de manoeuvre des P/APC. Il n’y a pas une seule décision d’un conseil communal qui n’est pas soumise à l’approbation de la tutelle… Nos décisions sont très discutées et contestées ! On a l’impression que l’État ne fait pas assez confiance aux élus ; d’ailleurs, ces derniers sont très entourés par l’administration.

Ce sont peut-être les bavures de certains P/APC qui poussent l’administration à réagir ainsi…

Combien ya-t-il de présidents d’APC derrière les barreaux ? Sur 1 541 communes en Algérie, les maires accusés de bavures pendant leur mandat ne représentent que 5%. C’est l’exception qui prime sur la règle, ce qui n’est pas logique !

Plusieurs projets sont inscrits dans le programme de la commune ;

qu’en est-il du budget ?

C’est le grand point d’interrogation. En 2014, nous sommes à 18 milliards de dinars de budget communal, dont plus de 14 milliards sont consacrés aux salaires et les indemnités des employés de la commune… il reste donc plus de 3 milliards de centimes consacrés au budget de fonctionnement, et 1 milliard de centimes pour l’équipement, ce qui est très peu. Avec cette situation, la wilaya d’Alger et le wali délégué de Beraki font beaucoup d’efforts pour la commune de Sidi Moussa. Aujourd’hui, les sièges d’entreprises fermés durant la décennie noire sont occupés par des institutions de l’État qui n’engendrent pas de fisc. On revendique qu’une partie du fisc de la Douane (une inspection régionale de la douane en construction dans la commune) revienne à la commune de Sidi Moussa ; cela fait une décennie qu’ils sont basés là, et aucun centime de leurs transactions n’a été versé à la commune alors qu’ils occupent un espace de 26 hectares. Pour améliorer notre budget, nous sommes en contact permanent avec des entreprises privées en location à Sidi Moussa pour les inciter à changer leurs sièges sociaux en vue que leur fisc soit versé à la commune. Histoire d’avoir une petite bouffée d’oxygène…

«Le secteur de la jeunesse et des sports n’est pas en reste puisque sont prévues la réhabilitation d’un terrain de proximité (gazon synthétique) au quartier Rais pour 20 millions de dinars et la réalisation d’une nouvelle aire de jeu ; à noter que les deux projets ont déjà commencé. Il est également question de la réhabilitation du stade communal, et enfin, l’on espère voir l’inscription dans le programme d’une piscine au niveau de Sidi Moussa vu que le choix de terrain a été fait !»

La wilaya d’Alger a donné, il y a quelques semaines, le coup 24

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