vendredi , 26 mai 2017
Nassim Kerdjoudj, P-DG de Net-Skills

Nassim Kerdjoudj, P-DG de Net-Skills

«Nous avons créé une joint-venture avec Orange pour intégrer le service Top-Up en Algérie. Elle génèrera 100% de son chiffre d’affaire à l’export»

APRÈS AVOIR DÉCROCHÉ SON BAC À ALGER, SA VILLE NATALE, NASSIM KERDJOUDJ FAIT UNE PREMIÈRE ANNÉE D’ÉTUDES SUPÉRIEURES À L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE D’ALGER AVANT DE S’ENVOLER POUR LA FRANCE, OÙ IL PRÉPARE UNE MAÎTRISE ET UN DESS EN INFORMATIQUE, PUIS UN MASTÈRE À L’ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES ARTS ET MÉTIERS. UNE FOIS DIPLÔMÉ, IL TROUVE FACILEMENT DU TRAVAIL AU SEIN DE LA SSII OÙ IL EFFECTUE SON STAGE AVANT DE REJOINDRE IBM FRANCE EN 1998, POUR CINQ ANNÉES. IL EST, À CETTE ÉPOQUE, L’UN DES PLUS JEUNES MANAGERS DU GÉANT INFORMATIQUE EN FRANCE. IL FAIT, ENSUITE, UN PASSAGE CHEZ MICROSOF T. EN 1996, SOIT EN PLEIN BOOM DU SECTEUR INFORMATIQUE, IL ACHÈVE SON CURSUS UNIVERSITAIRE ET RETOURNE AU BERCAIL POUR CRÉER, EN 2005, SA PROPRE ENTREPRISE DE SERVICES INFORMATIQUES ET DE TÉLÉCOMMUNICATIONS QU’IL NOMMERA NET-SKILLS. AUJOURD’HUI, IL ES T L’UN DES VICES-PRÉSIDENTS DU FCE (FORUM DES CHEFS D’ENTREPRISES). APRÈS PRÈS DE 10 ANS D’EXPÉRIENCE EN FRANCE, NASSIM KERDJOUDJ REVIENT AVEC PLEIN D’IDÉES. SA PASSION POUR L’INFORMATIQUE ET LA TECHNOLOGIE SE TRADUIT NATURELLEMENT DANS L’ENTRETIEN QUI SUIT.

Propos recueillis par Souad Belkacem

Dziri : Vous êtes à la tête de Net-Skills, une société de services informatiques et télécommunication…Peut-on parler d’une start-up ?

Nassim Kerdjoudj : Je vous confie que j’ai déjà eu l’idée de créer une start-up à deux reprises en France. Mais je n’ai pas sauté le pas, car j’étais encore bien chez IBM et aussi parce que j’avais l’intention de revenir au pays après une dizaine d’années. Après mon passage à IBM et Microsoft, je rentre en Algérie pour monter ma propre société que j’appelle Net-Skills. Une société que j’ai créée dans le but de mettre en avant la notion de compétence (skills): une valeur très forte à mon sens. Car, on peut réussir d’une manière conjoncturelle et flamboyante pour une durée déterminée, mais seuls la compétence et le travail permettent de durer. Le fait de m’ être épanoui à IBM – où l’on reconnaît les compétences en dépit de ce que vous êtes, d’où vous venez et du diplôme que vous présentez – m’a aidé à réussir. Pour répondre à la deuxième partie de votre question, j’estime que le terme startup au sens anglo-saxon n’existe pas en Algérie, pour la seule raison qu’une startup est une brique d’un écosystème global. La définition est toute simple : dans startup il y a start, qui veut dire «commencer» et up qui signifie «monter vite». Les startup sont des sociétés qui démarrent petit et six mois après, elles se valorisent à 50 millions de dollars. Elles sont porteuses de projets lancés pour exploser en très peu de temps. La start-up est une rencontre de trois éléments : l’idée de projet, le groupe d’individus qui porte ce projet et le marché qui est capable d’absorber cette idée et ce projet – l’environnement. Si nous schématisons, vous avez une idée et vous êtes un porteur de projet, vous faites appel à des gens qui peuvent investir. Le problème en Algérie est que les seuls interlocuteurs qui financent sont les banques « traditionnelles ». Une banque n’a pas vocation à financer du risque dans notre pays. ou ailleurs Donc, nous ne pouvons pas parler de start-up en Algérie. Celle-ci n’existe pas dans l’état actuel des choses. Peut-être avec le développement des fonds d’investissements, des Business Angels et de la bourse, cela viendra…Il y a quelques prémices en tout cas.

Votre équipe intègre des outils et solutions informatiques pour les entreprises. Elle a, également, mis au point une solution de paiement «prépaid» pour BlackBerry. Parlez-nous de cet outil et de cette solution…

En effet, dans le développement de mon entreprise, j’ai démarré dans un domaine que je maîtrisais le plus et qui est mon métier de base, à savoir les services informatiques dans toute leur intégration sur des solutions IBM au départ. En 2005, date de création de notre société, il y avait une forte demande dans le domaine informatique. À partir de 2006, on se rend compte qu’on a beaucoup de travail dans le domaine de la télécommunication et la téléphonie mobile qui étaient en pleine expansion dans notre pays depuis 2005. En 2007, nous nous intéressons à la messagerie mobile : un sujet qui m’est très familier, vu mon expérience à IBM. De plus, nous avions en cette période des bribes de fonctionnement sur la téléphonie mobile. Et c’est à partir de là que nous nous sommes intéressés au BlackBerry qui débarquait en Europe et qui cartonnait déjà aux États-Unis et au Canada depuis déjà un an. Et comme on travaillait beaucoup sur la messagerie d’entreprise, c’était en quelque sorte l’extension naturelle de notre business. Notre métier consistait, donc, à installer des solutions de messageries d’entreprises. Nous avons contacté, dès lors, rim BlackBerry puis Mobilis. Celui-ci était notre premier gros client à l’époque –en 2007. Et petit à petit, nous nous sommes spécialisés dans l’activité dans tout ce qui est solutions smartphone, BlackBerry en particulier. En un mot, le client appelait l’opérateur pour un problème de solution qui atterrissait chez nous. Et là, nous avons eu le besoin d’innover. On croit que l’Algérie est en retard mais on oublie qu’entre 2003 et 2007, l’Algérie était le pays qui innovait le plus dans le secteur de la télécommunication. Il y a eu malheureusement un coup de frein entre 2007 et 2008. Pour vous donner une idée, nous avons été le premier pays en Afrique à ouvrir une loi sur le secteur de la télécommunication en 2001. Aussi, l’Algérie a été le premier pays arabe et africain à avoir trois opérateurs mobiles. On a été le premier pays de la région à annoncer la 2G… Pourtant, seulement 15% de la population algérienne accède à internet en Algérie, selon les chiffres de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Au même moment, l’Algérie est le deuxième pays utilisateur de Facebook dans le monde arabe… Un paradoxe ? Il n’y a pas forcément un paradoxe. Il y a une évolution constante des habitudes de consommation et une évolution majeure d’internet. En termes de TIC, en économie numérique en général, nous avons des Layer : des couches qui alignaient tout le monde sur les mêmes tendances. À titre d’exemple, dans les années 1980, il y avait de gros systèmes centralisés autour desquels gravitaient les grandes boîtes comme IBM, BULL,…Dans ces années là, on assistait à ce qu’on appelait le terminal en mode texte. En effet, à l’époque, il n’y avait pas un poste de travail mais un écran, un clavier où l’on se connectait et un système central où il y avait toutes les données. Le poste de travail intelligent a pris toute sa dimension et c’est là où Microsoft, entre autres, a saisi l’opportunité de l’avènement du client/serveur pour mettre de «l’intelligence» dans le poste de travail. Ce qui a été une grande révolution dans les années 1990. Ensuite, arrive internet pour changer encore les habitudes puisqu’il a créé de nouveaux services. Aujourd’hui, nous sommes à la veille d’une révolution importante qui va durer quelques années encore, à mon avis, et qui va révolutionner le monde de l’informatique. Une révolution des smartphones devenus le centre de gravité de l’innovation technologique. Il y a quelques années, les éditeurs créaient des systèmes d’exploitation performants et les « miniaturisaient » pour les intégrer dans des téléphones. Aujourd’hui, on développe les innovations sur les smartphones et on les porte sur les autres supports (tablets, ordinateurs). C’est un changement énorme. Les télécoms et l’informatique sont des secteurs qui sont en train de fusionner totalement aussi vrai sur le plan économique avec des acteurs informatiques aui rachètent des fabricants de téléphonie (Google avec Motorola, Microsoft avec Nokia, HP avec Palm,…etc). Il y a des gens qui sont en train de disparaître comme ce fut le cas dans les années 2000, lorsque les gros géants informatiques qui ont négocié un autre virage que celui du client serveur sont morts ou agonisent, à ce jour. C’est à l’image de Bull qui a failli se suicider, comme Unysis ou encore Digital ou Sun l’inventeur de Java, qui ne sont que des souvenirs. En 1993, IBM était sur le point de déposer le bilan. En informatique, vous ratez d’un cheveu le virage que tout le monde a pris et vous disparaissez en six mois ; car les clients peuvent vous abandonner aussi vite qu’ils vous ont adoptés. Ce qui s’est passé avec BlackBerry et Microsoft… Absolument, la boîte RIM BlackBerry est en train d’agoniser après un succès de dix ans environ, durant lesquels elle était devenue la firme dont la valeur capitaliste était la plus importante au Canada. Le problème de ces sociétés est qu’elles croient qu’elles sont l’exception qui confirme la règle, alors que c’est faux. Ils font l’erreur de tenir le client en otage en créant un service devenu indispensable, puis dictent leur loi. Chose qu’il ne faut jamais faire : c’est le cas d’IBM dans les années 1980. Microsoft a fait la même chose en prenant le client en otage avec Windows. Microsoft a essayé de s’approprier internet (avec l’aventure MSN) et il est arrivé à une situation de quasi-monopole, jusqu’au jour où d’autres alternatives se sont mises sur le marché. Il faut savoir que dans le domaine de la technologie, l’on peut perdre un client en un seul clic. Dans le domaine de l’informatique, on peut perdre 50% de part de marchés en seulement 48 heures.

Pourquoi avez-vous choisi BlackBerry?

J’avais à l’époque une philosophie : celle de choisir un segment où il n’y a pas de concurrence. Car le temps que les autres vous rattrapent, vous aurez une certaine avance sur eux.

Pourquoi avoir choisi BlackBerry et messagerie mobile ?

On voulait se spécialiser sur un segment où il n’y avait personne et prendre de l’avance. Nous étions la seule boîte à l’époque, en 2007, à faire du smartphone, à l’époque où beaucoup de sociétés qui travaillaient dans la télécommunication activaient dans le métier de la distribution (puces et/ou téléphones). Nous, nous faisions du contenu et du service à valeur ajoutée ; on s’est positionné sur ce segment. Nous sommes devenus leaders à cette époque où l’expansion de la téléphonie mobile battait son plein en Algérie. En termes d’IT, nous proposions des solutions que les autres ne proposaient pas encore avec l’option messagerie mobile. Sur les produits IBM par exemple, nous avons été les premiers à installer en 2005 une miniature de serveur de chez IBM (le Blade) en Algérie.

Quelles sont les solutions que vous proposez aujourd’hui ?

50% de notre activité sont concentrés sur les solutions informatiques d’entreprise et 50% concentrés sur le BlackBerry. Nous avons commencé la distribution des mobiles de la marque en 2011.

Des projets ?

Nous comptons réorienter totalement notre stratégie pour passer en holding et ainsi sortir en filiale nos activités avec des partenaires technologiques. Un premier projet a été lancé pour intégrer le service Top-Up d’Orange en Algérie. Nous avons créé une joint-venture qui génèrera 100% de son chiffre d’affaires à l’export et donc permettra des recettes en devise…Nous allons proposer, entre autres, ce service à la communauté algérienne vivant à l’étranger qui va leur permettre de transférer du crédit de leur puce Orange à leurs proches en Algérie. Notre société sera la première à le faire. Mon rêve est d’être le petit poucet qui va jouer les troubles-fête dans le monde des TIC en Algérie.

Quel est votre chiffre d’affaires ?

L’année dernière, nous sommes arrivés à 200 millions de dinars. La première année, nous en avons fait 20 millions de dinars.

Quelle est la structure de votre investissement et quel est son taux ?

L’investissement initial s’est fait sur fonds propre et nous avons démarré avec 1 million de dinars de capital de fonds. Aujourd’hui, Net-Skills est une SPA à «pourquoi ne pas installer un Data center à OuArgla…» capital de 100 MDA. Je précise que j’ai débuté grâce à l’Ansej… Je ne vous cache pas que j’en suis fier.

Existe-t-il une concurrence proprement dite dans le secteur de l’informatique et de la télécommunication en Algérie ?

Bien entendu. Nous sommes une société parmi tant d’autres. Nous sommes une cinquantaine d’entreprises qui proposent les mêmes services informatiques pour les entreprises. Cependant, s’agissant de la télécommunication mobile, nous étions les seuls à proposer les solutions BlackBerry.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans le domaine des TIC ?

Il est à préciser que notre domaine est fragile, de par la fragilité de la technologie et sa complexité. De plus, la rentabilité est plus complexe lorsqu’il s’agit des TIC, un secteur où l’on espère 25% de points de marge annuellement contre 50 à 100, voire 200% de points de marge pour les secteurs agroalimentaires ou l’importation, par exemple. De plus, les projets peuvent vite déraper et on peut se retrouver à l’écart. Donc, c’est un domaine concurrentiel et fragile en même temps : raison pour laquelle les TIC n’arrivent pas à se développer au sens propre du terme en Algérie. Il y a aussi une relation déséquilibrée entre les constructeurs, éditeurs et leurs partenaires algériens. Lorsque j’étais en France chez IBM, on « chouchoutait » les partenaires, on nous disait que c’était eux qui nous faisaient vivre. En Algérie, les partenaires travaillent pour les ventes des constructeurs…En d’autres termes, le tissu des relations entre les partenaires n’ est pas sain, car il est conçu sur un rapport de force et sur des projets à court terme basés sur les chiffres. Aussi, on n’investit pas. De plus, nous n’avons pas de vision en termes d’économie numérique et l’État n’ est pas régulateur dans ce domaine, il manque de vision.

Orascom Telecom possède plus de 50% de part de marché dans la télécommunication. Y a-t-il un impact sur les entreprises activant dans ce domaine?

Pas vraiment. Ce n’est pas la taille du marché qui délimite, mais c’est l’état de la télécommunication qui est important. Je disais plus haut que je voulais devenir le petit poucet qui voulait faire bouger les lignes en lançant de nouveaux services avec des partenaires internationaux. Je voulais par là soulever le problème de nos opérateurs qui sont devenus, par la force des choses, des rentiers sur la voix et maintenant sur la 3G et on ne peut leur reprocher de générer de la valeur sur un business juteux. C’est de bonne guerre… Lorsque 50% de parts de marché sont paralysés par des problèmes structurels (affaire Orascom), cela a un impact. Et si le plus gros n’investit pas, les autres investissent moins, forcément.

Et le lancement de la 3G dans tout cela ? Ne pensez-vous pas qu’il est un peu désuet si on se réfère à l’actualité liée à la 4G déjà lancée à l’étranger ?

Il est clair que l’absence de la 3G a été un frein énorme car elle draine derrière tout un marché en termes de tissu de PME d’application et d’innovation, pour ne citer que cela. En outre, à l’étranger, si l’on prend n’importe quel opérateur téléphonique à l’international dans un pays fortement équipé en technologie, celui-ci offre des forfaits intéressants et des gratuités et ne prend que 30% de chiffre d’affaires sur la voix, vu les gratuités, les forfaits 24 sur 24 tel que Free par exemple. La voix n’est plus un vecteur de revenu chez ces opérateurs. En Algérie, on fait 90% de chiffre d’affaires sur la voix. Ce qui est de la rente. Même la 3G va dans ce sens et fait office de moyens de se connecter à internet et non de plateforme de dynamisation de contenu. En vendant la 3G, on vend le débit internet parce qu’Algérie Télécom a du mal à fournir internet à tout le monde. Les opérateurs veulent faire de l’argent à travers la 3G pour offrir du débit internet et non pas pour développer des applications ou des portails. C’est pour cela qu’on parle de rente. Car, en principe, le but du jeu de la 3G n’est pas d’offrir un débit plus important sur le smartphone et de payer les opérateurs, mais de créer du contenu local. À l’étranger, au lancement de la 3G, nous avons près de 2 000 à 5 000 PME créées autour du secteur pour faire des applications liées à la 3G. Donc, la création de la 3G doit générer une économie, que ce soit sur l’emploi ou sur l’entreprise elle- même.

Qu’ auriez-vous fait si vous étiez impliqué directement ?

Je serais passé à la 4G directement, ou passé par une transition brève à la 3G pour passer à la 4G. J’aurais ensuite donné les licences gratuitement aux opérateurs. Car, au lieu de leur faire payer des licences à 30 millions de dollars, j’aurai créé un fonds d’investissement spécialement dédié au financement des start-up qui vont développer autours de la 3G. Les 30 millions de dollars de chacun des opérateurs auraient été mis dans le fonds, ce qui nous aurait fait 90 millions de dollars. Et si l’État complète de 10 millions de dollars, on peut avoir 100 millions de dollars: une somme qui permettrait de financer 10 000 sociétés innovantes et créer 100 000 emplois. Vous faites travailler des start-up et il y aura de ce fait une industrie : anticiper pour créer un écosystème, c’est ce qui nous manque.

Jusqu’où allez-vous dans vos ambitions ? En d’autres termes, quel serait votre challenge si l’on vous donnait les moyens de le réaliser ?

Pourquoi ne pas lancer un grand projet et installer un Data center ou un Cloud à Ouargla. L’État a les moyens de le faire. C’est un défi technologique incroyable et énergétique. Car, monter un Data center dans une région où il fait 50°C à l’ombre en été grâce à des panneaux solaires, pourrait être le premier projet en son genre en Afrique. On fera travailler des gens, d’autant qu’on a des chercheurs algériens. Sans oublier le fait de valoriser cette région du Sud. Enfin, si on veut réellement booster le domaine des TIC, il me semble qu’il faut lancer ce genre de projets en Algérie : structurels, importants mais réalisables. Lorsque Kennedy a annoncé le programme spécial américain, il n’a pas dit: « est-ce qu’on peut le faire? ». Il a dit: « on va le faire ». Et, ils l’ont fait. Ma technologie n’a pas de limites aujourd’hui, et nos jeunes ont du génie. Il leur faut des défis à la hauteur de leur enthousiasme et de leur génie. Un projet de ce type serait une formidable aventure, notre NASA à nous… Pas comme celui de l’incubateur de Sidi Abdelah… Absolument. Ce projet est un vrai gâchis, car c’est un projet qui avait une bonne vision et une bonne intention au départ. L’endroit est magnifique mais le projet est supérieur aux capacités de réalisation, il a été entamé sans les moyens qu’il faut. Je fais partie du conseil consultatif de ce cyber parc et sincèrement, on devrait revoir sa réalisation : 100 hectares pour 19 employés n’a aucun sens, à mon avis…

«Si on veut réellement booster le domaine des TIC, il me semble qu’il faut lancer des projets structurels et réalisables pour ne pas faire la même erreur qu’on a faîte avec le cyber parc de Sidi Abdelah.»

Du tac au tac…

Votre meilleure prouesse en informatique ? Installer un produit d’IBM que personne n’a pu installer avant moi en 1999.

Votre livre préféré ? Le Prince de Machiavel.

Le film que vous regarderiez sans jamais vous lasser ? La trilogie du Seigneur des Anneaux. Une passion ?

La course à pied. Je fais des marathons.

Un voyage très original… Les États-Unis. La femme de vos r êves ?

Mon épouse ! Une devise ? Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions.

Une idole ? Ayrton Senna et Steeve Jobs.

Un plat algérien que vous détestez ? Bouzelouf…

La musique que vous écoutez le matin dans la voitur e ? La pop anglaise.

Votre meilleur souvenir ? La fête de mon obtention du baccalauréat : trois jours non stop avec mes copains.

Votre pire souvenir ? Le décès de ma mère lorsque j’avais 17 ans.

Quelque chose que vous regrettez ? De ne pas avoir fait une carrière de sportif, car j’avais bien débuté une carrière de basketteur.

Un remord ? Le fait que je n’ai pas passé assez de temps avec ma famille.

Quelque chose qui vous a toujours fait rire ? Films américains décalés… à la limite débiles (rire).

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