Fabrication du carton ondulé Général Emballage renforce sa présence à l’international

Fabrication du carton ondulé Général Emballage renforce sa présence à l’international

ALORS QU’IL LANCE UNE NOUVELLE SÉRIE D’INVESTISSEMENTS À MÊME DE REHAUSSER LES CAPACITÉS DE PRODUCTION, GÉNÉRAL EMBALLAGE, INSÉRÉE DÉSORMAIS DANS LE TOP 50 DES MEILLEURES ENTREPRISES AFRICAINES, FIXE UN NOUVEAU CAP VERS L’EXPORTATION.

Par Yani. T.

Pour une si jeune entreprise, née seulement en 2002, l’évolution de sa carrière dans le métier de l’exportation est fabuleuse. Six ans après l’entrée en exploitation de l’entreprise, Général Emballage commençait déjà à envoyer ses premières livraisons à l’international.

Désormais, l’exportation est un métier de base chez Général Emballage, première entreprise africaine de production de carton ondulé. Les nouveaux sites de production prévus par Général Emballage sont destinés, à la fois, à satisfaire la demande nationale mais aussi à dégager des surplus à l’exportation. En chiffres, le plus grand producteur de carton ondulé en Afrique prévoit de porter ses capacités de production à 200 000 tonnes/an contre 130 000 tonnes actuellement. Pour ce faire, il est attendu que le troisième train onduleur soit mis en service mijuin, si l’on se réfère à l’agenda arrêté par les responsables de l’entreprise. Ces nouveaux investissements sont d’ores et déjà acquiescés par le CNI (Conseil national d’investissement) et l’ANDI. D’après les explications qui nous ont été fournies par Mohamed Bessa, directeur de la communication et des exportations de Général Emballage, les nouveaux investissements de l’entreprise consistent essentiellement en l’acquisition d’un train onduleur (machine à fabriquer le carton) à l’usine de Sétif. Celle-ci est appelée à être délocalisée vers la zone industrielle de Sfiha, où l’entreprise vient de bénéficier d’un terrain de 25 679,34m2. Grâce à cette nouvelle acquisition, mais non des moindres, la capacité de production de l’entreprise sera portée à 200 000 tonnes/an, étant donné que le nouveau train onduleur dispose d’une capacité estimée à 80 000 tonnes/an. Il vient s’ajouter aux deux autres trains onduleurs implantés dans la zone industrielle d’Akbou (Béjaïa). Ces Fabrication du carton ondulé trois trains onduleurs approvisionneront le marché national en produits de carton. L’ambition nouvelle étant de dégager un excédent à l’international. Il s’agit d’une nouvelle stratégie, celle de consolider la présence de Général Emballage sur le marché international. Le difficile et complexe métier de l’exportation n’est une oeuvre à découvrir chez Général Emballage, puisque cette entreprise s’est mise à valser, depuis plusieurs années déjà, au rythme des livraisons à l’international. En effet, durant l’année écoulée, Général Emballage a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de plus de 1,6 million d’euros, contre 0,8 millions d’euros en 2012, marquant ainsi une croissance de 100%. Le directeur des exportations de l’entreprise s’est rendu récemment en Libye, où il participait à la Foire internationale de Tripoli en démarcheur. Général Emballage compte s’implanter sur le sol libyen, consolider ses parts de marché en Tunisie et jouer, par la même, ses cartes en hexagone. Pour une si jeune entreprise, née seulement en 2002, l’évolution de sa carrière dans le métier de l’exportation est fabuleuse. Six ans après l’entrée en exploitation de l’entreprise, Général Emballage commençait déjà à envoyer ses premières livraisons à l’international.

Mohamed Bessa
Directeur Communication et des exportations à Général Emballage
«En 2013, nous avons réalisé un CA à l’export de plus de 1,6 millions d’euros»

Propos recueillis par Yani. T.

Dziri : Général Emballage s’est doté d’une nouvelle organisation qui tend à favoriser l’exportation en créant une direction dédiée à ce métier. L’entreprise a-t-elle revu à la hausse ses ambitions à l’international en s’investissant davantage dans le métier de l’exportation ? Mohamed Bessa : Depuis le début de l’année 2014 et dans le souci de mieux appréhender la question de notre présence à l’international, nous avons effectivement scindé le volet commercial algérien et étranger. Au niveau purement symbolique, cette réorganisation souligne toute l’importance que prend l’exportation dans la stratégie de Général Emballage. Avec l’entrée en production de notre troisième onduleur mai-juin prochain à Sétif, nos capacités nominales seront portées à 200 000 tonnes/an contre 130 000 tonnes actuellement, ce qui fera de Général Emballage le plus grand producteur de carton ondulé de tout le continent africain. Outre ce renforcement quantitatif, nous allons, qualitativement, proposer un certain nombre de prestations absolument exclusives. Ainsi, après avoir introduit l’impression Flexo Haute Résolution qui se place comme une alternative économique au contrecollé Offset, la mini-micro-cannelure qui fait du carton ondulé un ersatz de carton plat, nous allons nous lancer dans la production de carton paraffiné, un matériau actuellement importé à 100%. Partant de tout cela, et sauf à prétendre à une position monopoliste, l’export s’impose quasiment comme une nécessité pour Général Emballage. Les nouveaux investissements prévus par l’entreprise en 2014 sont-ils destinés à renforcer son positionnement sur les marchés étrangers ? Les nouveaux investissements sont destinés à satisfaire la demande nationale et dégager effectivement des surplus à l’export. Nous ne faisons pas de grande différence entre nos clients nationaux et internationaux, même s’il est vrai qu’il nous est arrivé de lever un peu le pied sur les exportations en 2012 en raison d’une demande nationale explosive. Général Emballage est l’une des rares entreprises algériennes qui s’est investie dans le métier de l’exportation de ses produits ; à combien estimez-vous la part de la production expédiée par l’entreprise à destination de ses marchés à l’international ? En 2013, nous avons réalisé un CA à l’export de plus de 1,6 millions d’euros contre 0,8 en 2012, autant dire une croissance de 100%. Nous avons bon espoir d’améliorer grandement cette performance cette année. Notre espoir se fonde sur un certain nombre de paramètres concrets. Nous avons ainsi des touches très sérieuses avec des partenaires français et libyens notamment. Nous avons, d’ailleurs, pris part à la Foire internationale de Tripoli qui s’est déroulée du 2 au 12 avril dernier. Je pense, au vu d’un certain nombre d’autres paramètres, que nos produits seront incessamment sur le marché libyen, sur lequel, avouons-le, nous fondons nos plus grands espoirs de croissance à l’export. En France, nous espérons pouvoir nous imposer sur certaines niches, où la qualité du produit prime sur le délai d’acheminement. Notre bureau de liaison à Tunis, qui soufflera bientôt sa deuxième bougie, semble atteindre sa vitesse de croisière sur le marché tunisien où notre présence est «historique», puisque nos premières opérations avec ce pays remontent à 2008, soit seulement six ans après l’entrée en production de GE. Quels étaient les résultats financiers de l’entreprise en 2013, et quelle serait la part des exportations dans ces résultats ? Le CA 2013 est de plus de 7 milliards de dinars, en progression de 20%, par rapport à l’exercice 2012. Comme vous pouvez le constater, le CA à l’export, malgré un accroissement de 100%, demeure assez modeste en comparaison. Comptez-vous créer des plateformes à l’étranger à même de gérer le flux tendu dans les meilleures conditions possibles, ou bien cet investissement est-il à la charge de vos représentants à l’étranger ? Autrement, avez-vous d’autres projets à même de renforcer votre présence à l’international ? Nous sommes en phase d’étude d’une plateforme logistique en Tunisie. Nous n’avons pas réussi, par le passé, alors que nous avions décroché un important contrat de fourniture avec un constructeur automobile français, à concrétiser une plateforme à Marseille en raison des écueils de la législation nationale qui, comme vous le savez, interdit aux entreprises résidentes d’investir à l’étranger. Nous ne savons pas encore si la plateforme tunisienne se fera par investissement direct ou via un prestataire étranger ; cela dépendra des décisions de la Banque d’Algérie qui a des compétences dérogatoires. Le métier de l’exportation n’est point une oeuvre facile en Algérie. Pour votre cas, rencontrez-vous des écueils dans l’oeuvre d’exportation ? Exporter, cela signifie entrer en compétition avec les opérateurs du monde entier en espérant présenter des avantages différentiels décisifs pour ravir des marchés. Or, la compétitivité de l’entreprise est malheureusement lestée par des facteurs sur lesquels nous n’avons aucune prise. Il en est ainsi des lourdeurs de l’administration et du zèle des bureaucrates qui en viennent à tout simplement oublier leur mission première qui est celle de servir les citoyens. Il en est de même de l’obsolescence de notre réseau routier qui vient grever davantage nos coûts d’acheminement, de la faible marge de manoeuvre que nous laissent les armateurs en raison de l’absence d’une flottille nationale conséquente. Je pourrais multiplier les exemples, ce qui est positivement donné d’une main, comme l’aide du FSPE et repris d’une autre par un environnement des plus défavorables. Il y va jusque et y compris de l’électricité où les bas prix sont contrebalancés par une mauvaise qualité de service. Il y a, comme vous le voyez, tant à faire pour améliorer la compétitivité de l’entreprise et espérer se défaire de la dangereuse mono-dépendance à l’exportation du pétrole et du gaz.

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