Algérie-Allemagne: Des relations en dessous des opportunités existantes

Algérie-Allemagne: Des relations en dessous des opportunités existantes

Les relations algéro-allemandes remontent loin dans le temps. Même durant la période de la scission, l’Algérie entretenait des relations privilégiées avec les deux entités, une de l’Est, communiste, et l’Allemagne fédérale, libérale. Par Nesma Aghilès

Aujourd’hui, si les relations politiques et diplomatiques sont plutôt cordiales, les liens économiques restent à reconstruire. C’est dans cette optique que le président de la République avait effectué, en mars 2011, une visite à Berlin, en compagnie d’une forte délégation ministérielle. L’économie n’a jamais été loin des discussions au plus haut niveau de l’État, surtout que chacune des deux nations avait des atouts à faire valoir. Les nouvelles technologies et la construction automobile, sont une marque de fabrique pour l’Allemagne, tandis que l’énergie et les produits d’artisanat algériens sont très appréciés en Allemagne, comme nous l’a confirmé Christoph J. Partsch, directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie, rencontré récemment à Alger.
Il en ressort qu’après des années de coopération, les échanges commerciaux entre les deux pays restent à stade pratiquement symbolique. Il y aurait même un léger fléchissement, selon différentes sources, malgré une nette reprise en 2011. Pour le premier semestre de l’année en cours, selon les premières données fournies par la Chambre de commerce et d’industrie algéro-allemande, l’Algérie a importé l’équivalent de 1,3 milliard d’euros de l’ancienne Prusse, contre un montant de 1,4 milliard d’euros durant toute l’année 2010. Pour l’année dernière, l’Algérie n’avait exporté vers l’Allemagne, que pour l’équivalent de 693 millions d’euros, essentiellement des hydrocarbures. Pour le reste, notre pays n’a pas encore réussi à mettre, sur le marché allemand, d’autres produits. Pourtant, rappelle Christoph J. Partsch, les produits artisanaux algériens étaient très appréciés au pays d’Angela Merkel, durant les années 1970-1980. Entretemps, la période de terrorisme est passée par là, et les produits algériens n’ont plus la cote dans toute l’Europe.
Pour relancer la coopération bilatérale, les deux pays s’appuient désormais sur les énergies renouvelables. La visite du président Bouteflika en Allemagne, a fait remonter sur la scène le fameux projet Désertec. Ce mégaprojet dont le coût est estimé à près de 400 milliards d’euros, consiste à produire de l’énergie électrique à travers le solaire dans les pays de l’Afrique du Nord dans le but de l’exporter ensuite vers l’Europe. Plusieurs entreprises, dont des algériennes, à l’image de Cevital et Sonatrach y sont associées. Mais dans les énergies renouvelables, il y a apparemment beaucoup d’autres projets, selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-allemande.
L’Allemagne est un pays en perpétuel mouvement. Il abrite, chaque année, plusieurs foires et salons économiques. Le plus récent est celui de Cologne et le plus proche sera celui de Hambourg. Ce sont souvent des salons et foires spécialisées (agroalimentaire, automobile…). En plus de cela, le pays compte sur le succès de grandes entreprises qui ont réussi en Algérie. Elles s’appellent Henkel, Siemens et Knauf. Ces entreprises ont réussi à monter des affaires en Algérie, malgré les difficultés administratives auxquelles elles sont confrontées.

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