vendredi , 26 mai 2017
Un métier à la hauteur de leurs diplômes ?

Un métier à la hauteur de leurs diplômes ?

DANS UN PAYS OÙ L’INFORMATION SUR LES OFFRES D’EMPLOI N’EST PAS ASSEZ FLUIDE, OÙ LA DISTRIBUTION DU PEU D’EMPLOIS DÉCENTS SE FAIT D’UNE MANIÈRE OPAQUE ET BASÉE SUR LES RÉSEAUX DE CONNAISSANCE, OÙ IL N’EXISTE PAS D’ÉTUDES SÉRIEUSES SUR LE MARCHÉ DE L’EMPLOI… IL NOUS EST DIFFICILE D’AVOIR UNE IDÉE PLUS EXHAUSTIVE SUR LES DIFFÉRENTS MÉTIERS CONVOITÉS PAR LES JEUNES DEMANDEURS D’EMPLOI.

Par Samir Fadel

En effet, la majorité des demandeurs d’emploi juniors n’ont pas un grand espoir dans le choix de leur métier. Les statistiques officielles affirment que le chômage touche 21,5% des moins de 35 ans, selon de récentes statistiques du Fonds monétaire international (FMI), contre une moyenne nationale de 10%. S’ajoute à cela une généralisation des offres d’emplois précaires sur le marché du travail ; il n’y a qu’à voir le nombre de postes d’emplois offerts, notamment dans le cadre des dispositifs DAIP, AIG, filet social, etc. Ces éléments-là exercent une forte pression sur les demandeurs d’emploi à n’accepter que ce qui s’offre à eux sur le marché, tout en faisant l’impasse sur leurs ambitions professionnelles ou exercer un métier qui correspond à leur profil. Nombreuses sont les nouvelles recrues qui se plaignent de cette situation, les formations ou les études universitaires suivies ne leur servent pas à grand-chose, Sofia, ingénieur en génie mécanique. «J’ai cherché pendant des mois un emploi qui répond à mon profil, maintenant, je me retrouve comme assistante de direction dans une entreprise privée. Je ne suis même pas déclarée à la Sécurité sociale», affirme-t-elle. Nouvelle tendance Nous assistons depuis plusieurs années à cette quête permanente des demandeurs d’emploi à chercher les offres les plus stables sur le marché de l’emploi. Ils sont de plus en plus exigeants sur les salaires, l’affiliation à la Sécurité sociale, les congés payés, etc. Cette tendance se confirme également par les revendications du mouvement des chômeurs vers le Sud notamment. Ces derniers revendiquent depuis des années des postes dans les grandes entreprises publiques activant dans le Sud du pays, et ce, pour une grande sécurité de l’emploi. Dans un second plan, les jeunes sont à la recherche d’un métier plus valorisant et mieux rémunéré, notamment dans la catégorie des diplômés universitaires. «Mon rêve est d’être recruté dans une grande entreprise privée ou à l’étranger, ça me permettra de vivre dignement et visiter beaucoup de pays», affirme Anis, un jeune diplômé de l’Institut national du commerce (INC). Quant à Rachid, un diplômé de l’Institut national de la planification et statistique (INPS), il espère aussi devenir manager d’une grande entreprise. «Ma formation et ma modeste expérience me permettent de rêver d’un poste supérieur dans une entreprise. Je me suis donné à fond dans mes études et au travail, j’ai acquis une certaine expérience managériale. Je suis dans l’attente d’une bonne proposition, mais ce n’est pas évident, car il faut être connecté au bon réseau. La concurrence est rude.», affirme-t-il. La concurrence est certes rudes mais le «bon» diplôme y est pour beaucoup. Certains diplômés sont mieux lotis que d’autres. Quels sont ces diplômes

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