Algérie-Autriche : des relations en recherche de l’excellence

Algérie-Autriche : des relations en recherche de l’excellence

L’Autriche est un «petit» pays mais avec une grande Histoire et de grandes ambitions. Si l’ancien Royaume d’Autriche, un temps annexé par Adolf Hitler aux pires moments de l’Histoire de l’humanité, n’a pas les relations qu’entretient l’Algérie avec la France, il n’en demeure pas moins que le pays de Mozart a des liens très étroits avec notre pays. Par Nesma Aghilès

Les relations algéro-autrichiennes remontent loin, très loin dans le temps. S’il n’y avait pas d’échanges économiques, les deux pays entretenaient, cependant, des liens politiques. Le Royaume d’Autriche était le premier État européen à dénoncer l’invasion française de l’Algérie, le 5 juillet 1830. Les liens se sont renforcés durant les années de la Guerre d’indépendance. Un Autrichien de naissance, devenu Algérien de coeur, avait combattu aux côtés des hommes de l’ALN. Il s’appelle Mustapha Müller. Après l’indépendance, l’homme est resté en Algérie où il a fondé une famille et contribué à la construction du nouvel État naissant.
Le savoir-faire autrichien au service de l’Algérie

Bloqués pendant les années du terrorisme, les échanges économiques algéro-autrichiens avaient pourtant connu une période de gloire durant les années 1960-1970. «À l’époque, les entreprises autrichiennes et algériennes avaient un point commun : elles étaient étatiques. C’est essentiellement comme cela, qu’elles entretenaient des relations privilégiées», précise Aloisia Wörgetter, ambassadrice de la République d’Autriche à Alger. Sur le plan pratique, des secteurs tels que l’assainissement, l’épuration des eaux l’industrie de pointe (à travers Siemens notamment) et, surtout les chemins de fer, figurent parmi les plus remarquables dans la coopération entre les deux pays. Dans le secteur des constructions ferroviaires, les Autrichiens ont fait leurs preuves. Ils participent toujours à de grands chantiers dans le pays. En 1987, une «convention sur la collaboration dans le domaine ferroviaire» a été conclue entre la République d’Autriche et la République algérienne démocratique et populaire, ayant pour objectif le renforcement de la collaboration dans ce domaine. La modernisation du réseau ferroviaire algérien, devrait être possible non seulement grâce aux équipements autrichiens, mais encore à travers le savoir-faire autrichien, afin de promouvoir l’économie algérienne par l’amélioration de l’infrastructure du transport public. Parmi les projets réalisés dans ce secteur, on peut citer pêle-mêle : aménagement ferroviaire de la zone d’Annaba (40 Km), modernisation du tronçon Alger – El Harrach, nouvelle gare marchandise à Rouïba, pose de fibres optiques et montage des équipements de télécommunications entre El-Affroun et le PK 238,500, pose de fibres optiques et montage des équipements de télécommunications entre PK 238.500 et Oued Tlélat (Oran), pose de fibres optiques et montage des équipements de télécommunications à la desserte universitaire d’Annaba, nouvelle gare marchandises d’Annaba, tronçon Thénia – Bouira, tronçon Thénia – Tizi-Ouzou, tronçon El Harrach – El Affroun, tronçon Khroub – Constantine et enfin tronçon Oran – Oued Tlélat.
Des produits pour garnir les étalages des marchés viennois

Du côté algérien, les services de l’ambassade d’Autriche entendent aider des exportateurs algériens à exporter leurs produits en Autriche. Ainsi, des produits artisanaux algériens trouveront incessamment leur place sur le marché autrichien. Des produits tels que l’olive de Kabylie, les bijoux kabyles, le cuir de Médéa et d’autres produits du terroir, tel le miel de Chechar (Khenchela), ont déjà été identifiés comme produits pouvant désormais garnir les étalages des marchés viennois et autres. Cela est possible grâce à la coopérative «Caravane de Soleil.» En plus des échanges économiques, les deux nations entretiennent des liens culturels très étroits. Ainsi, des activités cultuelles ont souvent lieu, de part et d’autre de la Méditerranée. En somme, malgré l’élan pris ces dernières années, les relations algéro-autrichiennes méritent, sans doute, de s’améliorer. Le coeur semble y être. Le reste suivra. n

3 commentaires

  1. I’m agree with only the first comment!

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