La claustrophobie un mal parfois pathologique.

La claustrophobie un mal parfois pathologique.

La claustrophobie (du latin claustrum qui veut dire enfermé dans une pièce) est un trouble psychologique traduit par la peur des espaces confinés et des lieux clos. Elle est considérée comme un trouble anxieux. Elle peut provoquer des crises de panique, voire des malaises qui peuvent, parfois, devenir pathologiques.

Explication.

Par Cellia. L

  Nous reconnaissons deux signes révélateurs de la claustrophobie : la peur d’être restreint et la peur de suffoquer. Il faudrait préciser que la personne atteinte n’a pas forcément peur de l’endroit étroit où elle se trouve mais de ce qu’il pourrait lui arriver si elle était coincée dans cet endroit même, car pour elle les espaces confinés sont psychologiquement synonymes de danger imminent.. Un individu claustrophobe montrerait souvent des signes dans les salles étroites, les salles fermées à clé, les ascenseurs, les voitures, les tunnels, les prisons, les escalators, les métros souterrains, les caves, les avions,…Souvent, lorsqu’il est enfermé, l’individu est effrayé par l’idée de manquer d’air. La plupart des claustrophobes retirent leurs vêtements pensant que cela minimisera les symptômes. Si les symptômes apparaissent en même temps, il existe un risque de crise de panique. Cependant, les individus font de leur mieux pour éviter ces types de situations.

D’où provient-elle ?

La claustrophobie peut être une conséquence d’une expérience traumatisante vécue durant l’enfance et ce, bien que les symptômes peuvent apparaître à n’importe quel moment dans la vie d’un individu. Une telle expérience peut se produire une ou plusieurs fois et marquer l’esprit.

Peut-on en guérir ?

La majorité des claustrophobes ont rapportés que leur phobie s’était «développée lors d’un conditionnement». Dans la plupart des cas, la claustrophobie semble être le résultat d’une expérience auparavant vécue. Il existe une recherche suggérant que la claustrophobie n’est pas totalement une phobie acquise ou classiquement conditionnée. Elle n’est pas forcément une peur innée, mais plutôt ce qui est nommé une «phobie préparée». Selon «Erin Gersley», dans son ouvrage intitulé «Phobias: Causes and Treatments», les humains sont génétiquement prédisposés à la peur. La claustrophobie pourrait s’inscrire dans cette catégorie entre autres à cause de sa «large répartition».

Quels sont les symptômes ?

Vous avez peur des endroits clos ou de vous trouver dans un petit espace sans pouvoir en sortir ? Voici quelques éléments pour déterminer si vous souffrez d’une simple peur ou de claustrophobie : • La claustrophobie est définie comme une peur pathologique de se trouver dans un endroit fermé. Ascenseurs ou avions sont souvent cités, mais certains claustrophobes ont peur de tout espace clos, comme une pièce dont on ne pourrait ouvrir les fenêtres par exemple. •La claustrophobie est une phobie que l’on appelle situationnelle : ce n’est pas un objet particulier qui fait peur, mais une circonstance, le fait d’être enfermé dans un endroit.

•Les phobies situationnelles sont variées. On définit notamment ainsi, la peur de conduire et la crainte des tunnels ou ponts, des transports en commun, etc.

•Elles font partie du grand groupe des phobies spécifiques, qui compte aussi les phobies des animaux, de l’environnement naturel, du sang, des injections, des accidents, etc.

•Selon des études, on estime qu’entre 7,2% et 11,3% de la population générale souffrirait d’une phobie spécifique au cours de sa vie. Parmi elles, les phobies situationnelles sont les plus fréquentes.

A l’idée d’être enfermée, ou au moment où elle se trouve dans un espace clos, la personne souffrant de claustrophobie ressent une forte angoisse qui peut aller jusqu’à une attaque de panique. La claustrophobie se manifeste aussi physiquement, avec une augmentation de la fréquence cardiaque notamment. Certaines personnes peuvent s’évanouir.

Attention !

La claustrophobie n’est pas toujours une simple peur d’être enfermé. Elle peut se compliquer par une peur de perdre le contrôle, en s’évanouissant ou en se mettant à crier par exemple. La claustrophobie fait partie des troubles névrotiques rattachés à l’agoraphobie, c’est-à-dire la peur des espaces. Dans le cas d’une agoraphobie, le sujet a peur des espaces ouverts et dans le cas d’une claustrophobie, il craint les espaces fermés. Dans les deux cas, le malade est conscient mais impuissant. Le cauchemar d’un claustrophobe consiste à voyager en avion, à passer sous un tunnel, à prendre l’ascenseur ou encore à passer une IRM (imagerie par résonance magnétique). La peur des espaces a été décrite pour la première fois, en 1872 par Westphal. Il associait alors cette aberration mentale à un vertige épileptique. Depuis, d’autres chercheurs ont démontré qu’il s’agit d’une névrose plus générale, souvent associée à d’autres craintes. Les causes de la claustrophobie restent peu connues. En effet, ce trouble peut survenir du jour au lendemain, à la suite d’un choc émotionnel comme par exemple un deuil ou un accident de voiture. On note toutefois, qu’il peut exister un facteur héréditaire. Les symptômes sont souvent les mêmes que ceux ressentis par les personnes agoraphobes. Il s’agit généralement d’une angoisse incontrôlable qui s’accompagne de troubles physiques comme des palpitations violentes, des frissons ou au contraire des bouffées de chaleur. Parfois les claustrophobes souffrent même d’une accélération du rythme cardiaque. Ils peuvent ressentir une gêne thoracique allant jusqu’à la sensation d’étouffement. Des troubles proches de ceux constatés chez les sujets souffrants de spasmophilie peuvent apparaître, comme par exemple des tremblements ou des spasmes musculaires.

Comment la traiter ?

Le sujet va devoir surtout apprendre à comprendre sa peur. La méthode la plus répandue de nos jours est la thérapie cognitive et comportementale (TCC). Pendant le traitement, le thérapeute demandera au patient de se mettre en situation pour apprendre à gérer sa peur. D’autres méthodes existent comme la relaxation ou la pratique du yoga. Toutes les méthodes qui permettent un meilleur contrôle de soi et de ses émotions peuvent aider le claustrophobe à surmonter ses troubles. Les traitements médicamenteux de type antidépresseurs ne peuvent être prescrits que dans des cas très sévères et doivent s’accompagner d’un suivie psychologique. Par contre, les médecines douces, comme l’homéopathie ou la phytothérapie proposent des traitements pouvant aider à combattre l’anxiété. La claustrophobie ne doit pas être considérée à la légère. En effet, les angoisses profondes qu’elle engendre peuvent faire entrer le sujet dans un processus dépressif, voire de désociabilité. Il est donc important d’en parler à un professionnel de la santé.

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