John Lee Hooker Junior. Le retour majestueux du bluesman américain.

John Lee Hooker Junior. Le retour majestueux du bluesman américain.

hooker01C’est encore une fois avec beaucoup d’émotion que le bluesman américain John Lee Hooker Jr et son groupe, reviennent en Algérie, pour la deuxième fois, en l’espace de six mois. Sous les auspices de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Alger et du ministère de la Culture, le groupe s’est produit, le mardi 8 janvier 2013, à 18h, au Palais de la Culture Moufdi Zakaria de Kouba, à Alger, pour un concert-événement très attendu du Grand public, un concert dont l’accès était gratuit et ce au grand bonheur de ses fans venus nombreux car déjà subjugués par son show le 4 juillet 2012.

Par Sonia Dahbi

Le bluesman américain le plus charismatique de sa génération, John Lee Hooker Junior, le fils du légendaire John Lee Hooker a donné avec son groupe, le mardi 8 janvier dernier à 18 h à Alger, un concert-événement qui a marqué les esprits. C’est dans une ambiance festive marquée par une très forte affluence du public au Palais de la culture Moufdi Zakaria qu’il a donné son second concert de musique en Algérie. Après avoir animé le premier concert de musique dans le cadre des festivités du Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie en juillet 2012, le fils de la légende américaine du blues signe un retour majestueux en Algérie. Lors de ce concert, où il a présenté des chansons de son dernier album, «All Hooked Up», il a aussi revisité des standards de la musique américaine. Avec une orchestration plus riche, marquée par la présence des cuivres (saxophone, trompette et trombone), John Lee Hooker Jr., accompagné de ses musiciens californiens, a présenté au public un spectacle à la croisée de plusieurs styles musicaux, entre le blues énergique et urbain de la côte-ouest américaine et une «soul music» très rythmé, teinté de sonorités jazz et funk. Ainsi, le chanteur a enchaîné des titres de son nouvel album aux thématiques sociales et spirituelles, comme «Tired of Being A Housewife» ou encore le mélancolique «Hard Times», inspiré de son expérience personnelle.Il a improvisé ensuite un blues intitulé «Algéria» avant d’entamer une série de reprises de classiques du blues américain, à l’exemple de «Call It Stormy Monday», écrite en 1947 par T-Bone Walker. Le chanteur a terminé son concert en reprenant des chansons phares de son père, disparu en 2001, à l’instar de «I’m In The Mood» ou encore le légendaire «Boom Boom», devant un public très enthousiaste et dont une partie n’a pas hésité à envahir l’avant-scène pour danser et chanter avec le groupe.

Le second concert de John Lee Hooker en Algérie a connu un franc succès auprès du public qui n’a pas cessé, à la fin du spectacle, d’acclamer le chanteur et ses musiciens au point où ces derniers sont tenus de revenir sur scène pour un ultime rappel.

John Lee Hooker Jr, sa vie, son oeuvre

John Lee Hooker Junior est né à Détroit. Il a baigné dans le blues dès son plus jeune âge. A seulement huit ans il se produit, pour la première fois, lors d’une émission de radio sur WJBK à Détroit. Dès lors, il sait qu’il va suivre les traces de son père et devenir, lui aussi, un musicien de premier rang. Adolescent, il part en tournée avec son père. Il se produit alors dans les salles les plus prestigieuses, avec notamment Jimmy Reed. En 1972, le jeune John Lee Hooker a dix-huit ans et chante aux côtés de son père sur l’album Live at Soledad Prison (ABC Records). Malheureusement, alors qu’il vit à fond sa vie de bluesman, les tentations sont nombreuses. Les démons de l’alcool et de la drogue, un divorce et la prison vont prématurément mettre un terme à une carrière qui vient tout juste de démarrer. Avec le soutien de sa famille et de ses amis qui n’ont jamais cessé de croire en lui, John Lee Jr refait lentement surface. Puis avec une équipe de musiciens talentueux, Junior finalement se met à la recherche d’une nouvelle voie pour exprimer son blues à lui. «Mon public est curieux, je n’essaie pas de conforter les gens qui viennent à mes concerts en espérant que je vais sonner comme mon père. Mon père m’a toujours dit que j’avais ma propre signature !»

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