Soudani ou le parcours d’un jeune attaquant à la vitesse explosive!!

Soudani ou le parcours d’un jeune attaquant à la vitesse explosive!!

Cela fait des années que l’équipe nationale d’Algérie est à la recherche d’un attaquant de métier. Alors que tous les regards se tournaient vers les championnats européens, la perle (rare !) était juste là, à côté. Cette perle s’appelle…Soudani. Par A.B

Natif de Chlef en 1987, Larbi-Hillel Soudani est né pour jouer au football. C’est cette passion qui l’a guidé tout au long de son enfance et son adolescence, passées dans sa ville natale. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si le club fétiche d’El-Asnam l’a enrôlé dans la catégorie séniors dès 2004. Le jeune Hillel n’avait alors que 17 ans. Les dirigeants du club, en visionnaires, ont vu en lui un talent d’avenir.

S’il n’a pas beaucoup joué pendant ses premières saisons à l’Olympique de Chlef, Hillel Soudani a profité de cette occasion pour se perfectionner et apprendre ce qu’il n’a pas appris dans la rue, sa première école. Il a travaillé très dur pour qu’enfin, il trouve une place de titulaire dès l’âge de 20 ans. Et pour une première année dans un monde « semi-professionnel», Soudani fait déjà parler de lui.Il n’a pas seulement attiré par ses dribbles et feintes qui déroutent tous les défenseurs adverses, mais il marque des buts.

Du pied gauche ou de la tête, Soudani est un buteur né. Il a marqué sous le maillot de l’ASO des dizaines de buts, ce qui a fait de lui un des meilleurs buteurs du championnat d’Algérie. Mais avant cela, il a été élu meilleur joueur algérien pour la saison 2007-2008. Il n’avait alors que 20 ans.

Toutes ces distinctions et autres reconnaissances lui attirent l’intérêt des clubs étrangers, notamment en Europe. Alors que tout le monde ne misait pas sur les « joueurs locaux », Hillel Soudani a prouvé le contraire : il a signé, en 2011, un contrat de 3 ans au profit du prestigieux club portugais de Vitoria Guimarães. Là encore, Hillel Soudani ne déçoit pas. Il réussit à s’imposer dans l’équipe. Il arrive même à marquer des buts. Ce n’est tout de même pas rien dans un championnat qui compte des stars portugaises et brésiliennes.

Ces exploits en club ont été payants. Larbi-Hillel Soudani n’attendait, en fait, qu’une occasion pour étaler son talent au sein de la sélection nationale. Une première porte s’entrouvre : Abdelhak Benchikha le convoque pour jouer dans l’équipe A’ qui comptait des joueurs locaux. La qualité du jeu et les innombrables buts inscrits (4 en 8 matchs) par l’enfant de Chlef ont conduit le sélectionneur national de l’équipe A à le convoquer. Et là, c’est plus que de la satisfaction : les Algériens découvrent que, finalement, il peut y avoir un attaquant algérien (du cru, s’il vous plait) qui peut mettre fin à l’inefficacité offensive des Verts. Depuis, l’attaquant est même devenu régulier. Puisque sur 9 rencontres disputées sous les couleurs de l’équipe nationale, Soudani a inscrit 6 buts. Et le meilleur est à venir !

Dziri : En quelques années, vous avez réussi à vous imposer comme une des valeurs sûres du football algérien. Quel est le secret de cette réussite ?

Larbi Hillal Soudani : Il n’y a pas de secret. La seule recette qui marche est le travail. Sans travail, on ne peut rien avoir. Moi, j’ai toujours cru en mes compétences. J’ai travaillé dur. Et je crois que ce n’est qu’une juste récompense.

Après une carrière en Algérie, vous avez entamé une carrière de professionnel. Quelle différence ressentez-vous ?

La plus grande différence réside surtout dans les moyens. En Europe et dans les championnats professionnels, le joueur trouve tous les moyens nécessaires à son entraînement. En plus des stades qui répondent aux normes internationales, les clubs disposent de moyens de récupération. La grande différence est à ce niveau.

Vous vous êtes sans doute confronté à des entraîneurs algériens durant votre carrière, ici, en Algérie. Vous êtes coachés, depuis des années, par des entraîneurs d’autres nationalités. Y a -t-il une différence entre les deux?

Franchement, non. Ce n’est ni la nationalité ni l’origine qui détermine l’efficacité ou non d’un entraîneur. Mais il est évident que chaque entraîneur a sa personnalité, sa méthode de travail. La différence est à ce niveau.

Avec votre camarade et ami Slimani, vous venez de signer un contrat avec Playmode pour porter des équipements Nike. Pourquoi ce choix ?

Je tiens d’abord à remercier la société pour la confiance qu’elle a placée en moi. Le choix de Nike est presque naturel. Surtout que c’est une marque dont je porte les vêtements depuis belle lurette.

Puisque vous êtes habitués aux équipements Nike, comment trouvez-vous le nouveau soulier Mercurial que vous portez désormais ?

Le soulier Mercurial de Nike est d’une souplesse et d’une légèreté incroyables. Il me met à l’aise car il est à la pointe dans le domaine. C’est un soulier qui permet une vitesse explosive. Il me donne des ailes, il me permet de progresser.

Quelles sont vos ambitions ?

Comme tout joueur ambitieux, j’aspire à aller de l’avant. Je suis ambitieux de nature. J’ambitionne donc de passer à un autre palier.

Quel est le championnat qui vous fait rêver ?

Je suis fasciné par le championnat anglais. C’est du haut niveau.

Quelle est votre musique préférée ?

J’aime la musique classique. J’aime tout ce qui est musique douce.

Quel est le joueur qui va le plus marqué ?

J’aime Didier Drogba !

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