Croissance, politique budgétaire, finances Les bons « points » du FMI à l’Algérie

Croissance, politique budgétaire, finances Les bons « points » du FMI à l’Algérie

Malgré un environnement économique qualifié de défavorable par le FMI (Fond monétaire international), ce dernier continue cependant de donner des points positifs à l’Algérie pour notamment pour sa « gestion prudente » des finances issues de la rente pétrolière.

Par Zahir Oumahdhi

Dans son dernier rapport divulgué en novembre dernier à Alger par le chef de la mission du FMI, M Zeine Zeidane, l’Institution financière internationale salue les « prouesses » de l ’Algérie, en matière notamment de croissance, de politique budgétaire, de situation financière qualifiée de solide aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ainsi que la bonne maitrise des dépenses.

« La croissance devrait être appuyée par la préservation de l’investissement public et le renforcement de son efficacité, la poursuite de la politique de change favorisant la compétitivité externe, et des réformes structurelles soutenant une croissance tirée par le secteur privé et l’accroissement de la productivité globale des facteurs», estime le FMI dans son rapport qui précise que cela nécessite toutefois une stratégie d’amélioration du climat des affaires, un allègement des contraintes pesant sur les investissements étrangers, une meilleure intégration au commerce international et des réformes de développement du secteur financier. Ainsi, En 2012 comme en 2013, les réserves de change devraient rester très confortables et la dette extérieure très limitée, analyse le FMI qui souligne que le secteur bancaire est resté très solide alors que la position du fonds de régulation des recettes, nette de la dette publique, atteint 26% du PIB.

Le Fonds monétaire estime par ailleurs que l’Algérie clôturera l’année 2012 avec des réserves de change officielles de 205,2 milliards de dollars, et prévoit un matelas de devises de 224,1 milliards de dollars en 2013 (contre 183,1 milliards de dollars en 2011).

La dette publique quant à elle devra baisser à 8,9% du PIB en 2012 et à 8,6% en 2013 (contre 9,9% en 2011), estime le FMI qui note que la dette extérieure brute de l’Algérie ne représentera que 2,4% du PIB en 2012 et devra se maintenir au même taux en 2013 (contre 2,8% en 2011).

Le rapport qui devrait être soumis au conseil d’administration du FMI en janvier prochain, soutient que la politique budgétaire envisagée pour l’année 2013 permettra de restaurer les marges de manoeuvres et devra être poursuivie à moyen terme par la maitrise de la dépense courante et le développement des recettes nonhydrocarbures.

Le FMI table sur des exportations algériennes de 81 milliards de dollars en 2012 et de 78 milliards de dollars en 2013 (contre 76,8 milliards de dollars en 2011), tandis que les importation devraient se chiffrer à 57,4 milliards de dollars en 2012 et à 58,1 milliards de dollars en 2013 (contre 56,6 milliards de dollars en 2011).

La viabilité à long terme des finances publiques est toutefois tributaire des ressources en hydrocarbures, ajoute la mission du FMI qui a eu des entretiens, lors de son séjour en Algérie, avec plusieurs membres du Gouvernement mais aussi, le patronat, l’UGTA ainsi que des responsables de la société civile.

Le FMI avertit cependant que l’environnement des affaires en Algérie reste défavorable, ce qui induit une absence des investissements étrangers dans le secteur hors hydrocarbures. Pour le chef de la mission du FMI « Les investissements directs étrangers (IDE) sont intimement liés à l’amélioration de l’environnement des affaires en Algérie » rappelant au passage la règle de 51/49% instaurée par le Gouvernement depuis l’année 2009, ce qui dissuade, estime t-il encore, les investisseurs potentiels à se lancer dans des partenariats avec des Algériens.

Le FMI est par ailleurs convaincu que le potentiel existe en Algérie et qu’il faudrait juste créer les conditions pour arriver à une croissance économique durable, notamment dans les secteurs de la pétrochimie et de la pharmacie. L’accélération de la croissance est plus que nécessaire pour créer des emplois au profit notamment des jeunes et des femmes qui sont le plus touchés par le chômage, analyse le FMI, dont un rapport complet sur la situation économique de l’Algérie sera rendu public au mois de janvier 2013.

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