Les troubles bipolaires !

Les troubles bipolaires !

Ceux qui n’ont jamais éprouvé des sautes d’humeur subites sans raison aucune, lèvent le doigt ! Les changements d’humeur sont des réactions normales certes et personne ne s’alarme outre mesure. Mais gare aux troubles bipolaires qu’on appelle plus communément les troubles maniacodépressifs. Ces derniers par contre entravent notre bon fonctionnement. Ils sont caractérisés par des périodes d’humeur extrêmement élevées (manie), des humeurs extrêmement basses (dépression), et des épisodes d’humeur normale. Explication.

Par Sofia.L

Que l’on se mette d’accord : l’individu atteint de troubles bipolaires n’est aucunement responsable de son affection et celle-ci ne provient pas d’une instabilité de la personnalité. Les troubles de l’humeur sont des affections que l’on peut traiter médicalement, car se sont des anomalies de la fonction ou du mode de communication des cellules nerveuses du cerveau. Certains chercheurs estiment qu’il existe un lien génétique (antécédents familiaux). Les personnes dont un parent, une soeur ou un frère de même père et de même mère est atteint de trouble bipolaire courent un risque plus élevé d’être affectées elles aussi.

Symptômes

Les personnes atteintes de trouble bipolaire connaissent des changements d’humeur extrêmes. Il est normal d’avoir «des hauts et des bas» mais, chez ces patients, «les hauts» sont très hauts (pôle maniaque) et «les bas» sont très bas (pôle dépressif). Ce trouble est également appelé maladie maniacodépressive. La durée des épisodes maniaques ou dépressifs, va de quelques semaines à plusieurs mois. Leur fréquence est également variable. Lorsque le sujet n’est ni en phase maniaque, ni en phase dépressiveil fonctionne normalement et se sent généralement bien. Ces périodes «normales» peuvent durer plusieurs années. Chaque malade a donc son propre «cycle» qui est composé d’une phase maniaque, d’une phase dépressive et d’une phase «normale». On parle de trouble bipolaire à cycle rapide lorsque les patients présentent au moins quatre cycles par an. Parfois, l’humeur peut même changer tous les jours, ce qui rend la vie de ces patients extrêmement difficile.

Les personnes atteintes

On estime à 1% le nombre de personnes atteintes par cette maladie. Les femmes sont autant touchées que les hommes. En moyenne, le trouble bipolaire apparaît vers l’âge de 30 ans. Il se déclenche également, pendant l’adolescence et le début de la vie adulte. Il n’est pas courant que le trouble bipolaire se déclenche chez les enfants qui ne présentent pas de facteurs de risques familiaux et il est rare qu’il se déclenche chez les personnes de plus de 60 ans (sauf lorsqu’il est associé à une autre maladie). Le trouble bipolaire touche environ 2 % de la population adulte et il affecte les hommes et les femmes dans une même proportion. Quelle que soit la nature exacte de la cause à la base du trouble bipolaire, ce dernier rend clairement plus vulnérables aux stress physiques et émotionnels les personnes qui en sont atteintes. Par conséquent, des événements bouleversants de la vie, l’alcool, l’usage de drogues illicites, le manque de sommeil ou d’autres sources de stress peuvent déclencher des crises de la maladie bien que ces tensions ne soient en fait pas à l’origine du trouble. Les saisons affecteraient aussi les troubles de l’humeur: la manie est plus fréquente en été et la dépression en hiver. Il est à préciser que les troubles de l’humeur apparaissent soit sans raison apparente, soit en réaction à un facteur déclenchant comme des événements de la vie, personnels ou professionnels, positifs ou négatifs (une séparation, une promotion professionnelle, un deuil, un déménagement, une perte d’emploi ,etc…).

Quelques cas…

La nature des troubles de l’humeur diffère d’une personne à l’autre. Une personne peut traverser des périodes d’élévation de l’humeur, d’humeur déprimée et des moments pendant lesquels l’humeur est normale. Quant à la manie, celle-ci est caractérisée par une humeur élevée, irritable, colérique et agressive pendant au moins une semaine. Pendant un épisode de manie, la personne fera aussi l’expérience d’au moins trois symptômes, notamment un besoin de sommeil réduit; une augmentation du débit et de la force de la parole; un rythme de la pensée accéléré ; une grande hyperactivité; un sentiment exagéré de puissance, de grandeur ou d’importance (estime de soi excessive); un comportement insouciant sans égard aux conséquences potentielles (par ex. dépenser trop d’argent, avoir une activité sexuelle inappropriée ou faire des investissements risqués en affaires).

Des symptômes plus inquiétants !

Un épisode de manie peut également comprendre des symptômes psychotiques comme des délusions (croire fermement que certaines choses sont vraies alors qu’elles sont fausses) ou des hallucinations (le fait d’entendre, de sentir ou de voir des choses qui n’existent pas). La dépression, surgit quant à elle au cours d’un épisode dépressif, la personne éprouve des sentiments de tristesse ou encore elle perd son intérêt pour les choses qu’elle apprécie en temps normal. Au moins 5 des symptômes ci-après persistent pendant au moins 2 semaines : de l’insomnie (trouble du sommeil) ou un sommeil excessif, une baisse de l’humeur; une perte ou une prise de poids, une baisse d’intérêt pour des activités agréables, une grande fatigue ou une perte d’énergie; des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions; le sentiment d’être au ralenti ou au contraire d’être trop agité pour rester en place; le sentiment d’être inutile ou coupable, ou une très faible estime de soi; des idées récurrentes de mort ou de suicide.

Une bonne hygiène de vie pour éviter le pire

Il est souhaitable de suivre une bonne hygiène de vie, ce qui implique un respect d’un rythme régulier et une durée suffisante de sommeil, d’éviter les décalages horaires ; de gérer les situations de stress (succès ou échecs), et de connaître les risques liés aux changements ou à un rythme de travail trop intense sur une longue durée; d’éviter ou de limiter l’usage du tabac, de l’alcool, du cannabis, ou d’autres drogues (cocaïne, héroïne, ecstasy, LSD) ; de pratiquer une activité physique régulière et adaptée à vos possibilités afin de prévenir (avec l’aide d’un professionnel de santé) un risque de prise de poids éventuellement liée au traitement.

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