Les 12 Hommes de l’année

Les 12 Hommes de l’année

L’année 2012 touche à sa fin, emportant avec elle des faits et des hommes. Des hommes, il y en a eu et nous en avons choisi 12… Un choix certes difficile mais ô combien enrichissant. Nous vous laissons le soin de juger par vous-même en parcourant les portraits qui vont suivre, des portraits qui ont laissé leur empreinte au cours de cette défunte année…

Karim Bennour

Président de l’Assemblée Populaire de la Wilaya d’Alger.

Celui qui a su gagner la confiance de ses ainés Nouvellement élu au poste de Président de l’Assemblée Populaire de la Wilaya d’Alger, le 29 novembre 2012, Karim Bennour apporte avec lui sa vision de jeune politicien.

Par Sonia Dahbi

Né le 19 janvier 1972 à Batna, Karim Bennour vient tout juste d’être élu pour un mandat de cinq ans à la tête de la Wilaya de la Capitale. Dans une courte intervention au terme de l’élection, ce représentant du FLN avait affirmé qu’«il veillera à la poursuite du programme déjà tracé pour le développement de la wilaya d’Alger». Il avait rappelé la réalisation de grands projets visant à faire d’Alger une véritable métropole dont la prise en charge de l’habitat précaire. Ce nouveau président de l’APW, titulaire d’un MBA-IP- Sorbonne et d’une Maitrise en économie internationale obtenue à l’Université de Paris- Panthéon -Sorbonne; et ce après avoir obtenu un Magister en Sciences de gestion option Finances à l’Ecole superieure de Commerce, s’est dit disposé à «travailler de manière à aider les communes de la capitale à la concrétisation de leur programme d’action».

Après avoir passé 10 années à la tête de l’APC d’Hydra, de 2002 à 2012, où il a fait ses preuves – on se souviendra de sa participation active à la réhabilitation du cadre bâti, à la distribution de logements, et au programme de débidonvillisation, sous la houlette de M. le Wali d’Alger – Karim Bennour ne manque pas d’afficher son ambition de redonner à la capitale son lustre d’antan, terni ces dernières années. A ce sujet, il précisera, toutefois que cela nécessite la conjugaison des efforts de tous les acteurs concernés. Le Président de l’Assemblée Populaire de la Wilaya d’Alger, assure à cet effet qu’il compte travailler de façon collégiale et estime que «l’implication» de tous les élus dans ce vaste chantier est la condition sine qua non pour faire avancer les choses dans le bon sens. «Je suis disposé à écouter tout le monde et à laisser les commissions faire leur travail pour aboutir à des propositions novatrices qui convergent vers le développement de la capitale. L’association des élus dans la prise des décisions est indispensable», avait expliqué Karim Bennour devant un groupe de journalistes, à l’issue d’une session de l’APW consacrée à la désignation des vice-présidents de l’Assemblée et de l’installation des différentes commissions. Citant ses priorités immédiates, il évoque le logement, l’emploi, l’insertion des jeunes, ou encore l’hygiène et la propreté. Ce qui est loin d’être une sinécure. «Le plus important est que tout le monde doit être au service de la capitale et de ses citoyens», selon le Président qui avait annoncé, à cette occasion, qu’un grand et ambitieux projet ; il s’agit du «plan stratégique 2010-2029», initié et voulu par son excellence M. Le Président de La République M. Abdelaziz Bouteflika. Ce qui est certain, c’est qu’il prend en considération les préoccupations des Algéroises et Algérois dans tous les domaines et mettra la Capitale au diapason des Grandes Capitales du monde. Ce jeune élu a su gagner la confiance de ses pairs qui l’ont intronisé président de l’Assemblée populaire de wilaya. Ils ont mis leur confiance en lui, avec 55 voix sur 55, et une majorité absolue. Une première dans l’histoire des élections pluralistes en Algérie!

Premier ministre en septembre

Sellal, l’homme qui veut « nettoyer l’Algérie »

Lorsqu’Abdelmalek Sellal a remplacé Ahmed Ouyahia au boulevard du docteur-Saâdane, nombre de gens n’ont été aucunement surpris. Même si, de par sa réputation, d’aucuns n’ont pris au sérieux la nouvelle fonction d’un homme qui avait l’habitude de tout tourner en dérision, car ayant une réputation d’humoriste qui lui colle toujours à la peau.

Mais finalement, à part sa silhouette qui le montre aussi haut qu’un olivier de Guenzet, la région d’origine de ses parents, que sait-on de Abdelmalek Sellal ? Qu’il a longtemps été ministre des ressources en eau ? Qu’il a été, bien avant l’arrivée –le retour, plutôt- de Abdelaziz Bouteflika aux affaires, ministre de l’Intérieur ?

Abdelamlek Sellal, c’est tout cela à la fois. S’il ne s’est pas particulièrement illustré sur le plan médiatique parcequ’ayant vécu des décennies dans l’ombre de l’administration qu’il a longtemps servie, il a par contre laissé des traces partout où il est passé. De sa naissance à Constantine en 1948, jusqu’à sa nomination comme Premier ministre un début de septembre 2012, beaucoup d’étapes ont été inscrites dans le CV de l’Homme.

Avant d’arriver là où il est, à bousculer l’administration qui, selon lui, «empoisonne la vie des citoyens », Abdelmalek Sellal a longtemps été un serviteur zélé de cette administration si proche et si lointaine du citoyen lambda. De sa nomination, durant les années 1970, comme chef de daïra à Tamanrasset par exemple, l’homme en garde une connaissance presque parfaite de cette région désertique. De ce passage, l’homme garde un atout : il peut désormais, dire aux Français et aux Américains que, malgré la puissance de leurs services secrets, ils ne peuvent avoir meilleure idée sur le Sahara comme seul lui, Abdelmalek Sellal, ancien chef de daïra de Tamanrasset, peut en avoir. C’est sans doute de ce passage entre les dunes du vaste désert algérien que son épouse, Farida Sellal, artiste connue et reconnue, a appris à défendre l’Imzad, l’instrument fétiche des artistes touaregs.

Malgré ses fonctions, parfois écrasantes, le Premier ministre sait trouver les ressources nécessaires pour plaisanter et faire rire son auditoire. C’est le cas aujourd’hui où, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, il répondait à un journaliste qui lui posait une question sur la démocratie en Algérie : «Zrigh zzin di Michelet» (j’ai vu de la beauté à Michelet), en fredonnant, devant des dizaines de journalistes du monde entier, cette célèbre chanson de Akli Yahiatène, avant de passer à la question suivante. Mais face à ces « écarts », l’Homme est capable de lancer, devant des banquiers interloqués, que demander une liasse de paperasses à un homme d’affaires pour l’ouverture d’un compte professionnel est «inacceptable». C’est d’ailleurs là, un cheval de bataille inscrit dans la nouvelle feuille de route du Gouvernement.

Celui qui était à deux reprises –en 2004 et 2009- directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika, sait qu’il peut compter sur la confiance de son chef. Car, en haut lieu, on dit que l’homme sait être fidèle et n’a pas trop d’ambitions. Il sait juste mener à bon port la mission pour laquelle il est chargé. Pour l’instant, il a l’air de bien mener celle de premier ministre. Il n’a pas forcément un projet –c’est lui qui l’a dit à l’Assemblée- mais il a bonne presse. Surtout qu’il a commencé par des chantiers « populaires ». Il a entamé son travail par le nettoiement des villes et villages. Nettoiera-t-il les Ecuries d’Augias d’une administration que tout le monde qualifie de pourrie ? Laissons du temps à l’homme et à son équipe.

Ali Boukhlef

Il a créé un parti tout en étant reconduit comme ministre

Amar Ghoul, l’homme de tous les pragmatismes

Il y a dans la démarche de l’homme des signes de pragmatisme. Chez Amar Ghoul, les apparences sont non seulement trompeuses, mais il donne toujours cette impression de ne pas vouloir être compris. L’éternel ministre des Travaux publics est-il, en fin de compte, un islamiste ? Un conservateur ? Un pragmatique ? Ou tout simplement un opportuniste ?

En réalité, Amar Ghoul, c’est tout ça à la fois. Lui qui a longtemps pataugé dans les eaux troubles de l’islamisme politique –ce qui lui a permis d’être un des plus jeunes ministres de la République- s’est avéré être un redoutable opportuniste. Il n’a pas hésité à abandonner son parti –le MSP- en contrepartie d’un poste ministériel. Pis, lorsque sa formation politique a décidé de ne pas intégrer le gouvernement, lui, a choisi de créer un nouveau parti avec une nouvelle orientation politique. « Ma seule idéologie, c’est l’Algérie», devait, ensuite expliquer celui qui a créé le parti TAJ (couronne, anagramme de Tajamouâ Amal Jazaïr –rassemblement pour l’espoir de l’Algérie). Le parti, que certains mettent dans le camp islamiste, est pourtant un conglomérat de cadres et militants venus de tous les horizons. Alors qu’on pensait qu’on ne trouve dans ce parti que des hommes barbus et des femmes voilées, voilà que des jeunes filles en mini-jupes côtoient des femmes vêtues d’un voile de rigueur.

A travers cette caricature, Amar Ghoul veut donner l’image d’un homme moderne, d’un homme politique qui se place en dessus des contingences idéologiques et même partisanes. « La chariaâ n’est pas applicable en l’état », s’était même permis de dire. « Il a créé un parti juste pour rester au Gouvernement», rétorquent ses adversaires qui se comptent dans tous les bords politiques.

L’homme n’est pourtant pas destiné à devenir –forcément- un homme politique. De l’école des Travaux publics, des Ponts et Chaussées de Paris aux études en génie nucléaire, Amar Ghoul, natif de Aïn-Defla en 1959, n’était pas destiné à devenir un homme de terrain. C’est peut-être ce parcours universitaire qui l’a mené dans le secteur où il est actuellement. C’est sans doute de ce cursus qu’il a appris le goût du terrain, lui qui passe pratiquement sur tous les journaux télévisés.

L’année 2012 n’a pas été que bonheur pour Amar Ghoul. Car, à peine son parti créé, le ministre des Travaux publics –le poste qu’il a retrouvé après une éclipse de 6 mois ayant suivi es élections législatives de mai- les scandales recommencent. Déjà largement cité dans plusieurs affaires, le scandale de l’autoroute Est-Ouest le rattrape. Il n’est pourtant dit nulle part que l’homme est impliqué. Mais tous les témoignages mènent vers celui qui a géré une manne de 11 milliards de dollars lors de la construction de l’autoroute Est-Ouest. « Laissons la justice faire son travail », réplique-il.

Au lieu de ces accusations, le ministre des Travaux publics, qui a vu son bail renouvelé en septembre, préfère le lange des chiffres. Il a brossé un tableau des plus éloquents de son secteur sur 10 ans. Il s’est même permis, lors du salon des Travaux publics, de se projeter dans les 10 ans à venir. Belle leçon de pragmatisme, non ?

Ali. Boukhlef

Abdelouhab Rahim

Le P. DG qui voudrait remodeler le visage de la capitale

Tout a commencé en 2009, quand le très discret Président-directeur général d’Arcofina, un groupe algérien diversifié, sort de l’ombre pour vendre son colossal projet immobilier d’Alger Medina, qui devait remodeler le visage de la capitale à l’horizon 2011.

Par Sonia Dahbi

Pari tenu : Abdelouhab Rahim, cet investisseur atypique expatrié pendant près de vingt-cinq ans en Europe et dans les pays du Golfe, où il a fait fortune, opère désormais une ascension discrète depuis son retour en Algérie en 1995. mais néanmoins efficace. À la tête de son groupe, Arcofina, il mène des incursions dans des métiers aussi différents que la distribution pharmaceutique, les assurances, la banque, les technologies de l’information, la grande distribution, l’hôtellerie, l’immobilier d’affaires… Sa principale filiale, Dahli (hôtel Hilton, immobilier de bureaux), aura réalisé un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2007 (2,2 milliards de dinars – DA) pour un résultat net de 2,8 millions d’euros. En 2008, le chiffre d’affaires aurait progressé de plus de 35%, d’activités qu’il a créées à partir de 2001.

Le 11 janvier 2009, Abdelouahab Rahim occupe la place médiatique algérienne, avec son projet pharaonique d’Alger Medina. Un vaste coup de neuf qui doit remodeler la capitale algérienne, décrépite, embouteillée, pour la transformer en cité du XXIe siècle. C’est fait. Sur 100 ha le long de la baie d’Alger, aux Pins maritimes, à l’est de la ville, il a réussi à bâtir pour 2011 deux tours d’affaires, New York et Tokyo, un centre commercial de 35 000 m², Ardis inauguré le 5 juillet 2012, un hôtel de 500 chambres, le Hilton. Il ne reste plus que les deux immeubles de 168 appartements de grand standing, un parc aquatique et une marina pour 600 bateaux de plaisance. Un boulevard, aussi large que les Champs-Élysées, bordé de 2 000 oliviers centenaires… importés d’Espagne finit par attirer les Algériens. « Cette cité futuriste deviendra le poumon économique, commercial, social, culturel et sportif de la capitale. Avec 1 million de m² réservés au business, 1 million de m² pour les habitations et 500 000 m² réservés au commerce, Alger Medina sera non seulement une cité du business mais également un lieu de rencontres et de détente pour les 5 millions d’habitants de la capitale. Le projet finalisé créera 10 000 emplois et attirera 100 000 visiteurs par jour hommes d’affaires, consommateurs et touristes », assure avec conviction Abdelouahab Rahim, qui applique, chaque jour, sur le terrain, ce qu’il a appris tout au long de ses études de marketing et de stratégie économique suivies en France.

Pour mener à bien ce grand projet Alger Medina, une opération financière en Bourse a été lancée pour récolter les fonds nécessaires, à savoir 2,5 milliards de dollars. Une opération qui s’est soldée par un échec, ce qui a fait dire à ce patron d’une soixantaine d’années, que «l’urgence de relancer la Bourse d’Alger est éminemment souhaitable» car elle peut constituer un instrument essentiel dans l’investissement, la privatisation, les échanges et la mobilisation de l’épargne. Et pour finir l’année 2012 en beauté, Abdelouahab Rahim, déjà Président de l’Association internationale de la ¬diaspora algérienne (Aida) vient de créer une nouvelle organisation patronale du nom de « l’Union nationale des investisseurs » (UNI) dont il est également le Président. L’agrément de cette nouvelle organisation patronale a été délivré à l’issue de trois années de démarches.

Les priorités de l’UNI, portent sur la création de richesses et d’emplois. D’autant, que selon son président, dix millions de nouveaux demandeurs d’emploi vont se présenter sur le marché algérien d’ici 2020. La population active du pays passant de 18 à 28 millions il faudra donc créer un million d’emplois par an pour satisfaire cette demande.

Mohamed Laïd Benamor

« Je veux toujours aller vite ! »

Mohamed Laïd Benamor, PDG du groupe Benamor, mène de front la diversification des activités du leader algérien des conserves de tomates et des pâtes, et son extension vers l’international.

Par Sonia Dahbi

À 46 ans, Mohamed Laïd Benamor se projette plus que jamais dans le futur. Après avoir conquis le marché algérien des pâtes alimentaires et des conserves de tomates, le PDG du groupe Benamor part à la conquête des marchés vers l’international. « Nos pâtes alimentaires sont aujourd’hui disponibles en Europe et en Amérique du Nord, se félicite-t-il. Pour le moment, l’exportation ne génère pas un chiffre d’affaires important. Nous venons de commencer. Le marché local reste prioritaire, mais pour se développer, il faut se déployer sur l’international à moyen terme. »

Depuis dix ans, le patron de ce groupe familial fondé en 1984 s’est imposé comme une figure incontournable de l’agroalimentaire algérien. Sa recette? L’innovation, avec de nouveaux produits, et une diversification réussie. L’activité a commencé avec la création de la première unité des Conserveries alimentaires Benamor (CAB, aujourd’hui Conserveries Amor Benamor), spécialisée dans le concentré de tomates, la harissa (purée de piments) et la confiture. « J’ai eu la chance de commencer ma carrière avec mon défunt père, dès le lancement de notre première petite conserverie en 1984, raconte Mohamed Laïd Benamor. Avec lui, j’ai appris à gérer, mais surtout à écouter et à être patient. »

À la mort de son père en 2002, il prend les rênes du groupe, en étroite collaboration avec ses frères, et accélère la diversification entamée en 2000 avec le lancement des Moulins Amor Benamor (production de semoule). En 2009, il se lance dans la fabrication des pâtes alimentaires puis, plus récemment, dans la construction de logements en attendant d’investir dans l’hôtellerie haut de gamme. À chaque fois, le succès a été au rendez-vous. Le groupe détient 50 % du marché des conserves de tomates et 30 % de celui des pâtes, qu’il partage avec les marques locales (SIM, La Belle, Métidji) ou étrangères (Panzani, Barilla). Son chiffre d’affaires est passé de 6,2 milliards de dinars (66,3 millions d’euros) en 2003 à 19,2 milliards de dinars (près de 195 millions d’euros) en 2011.

Mohamed Laïd Benamor a également misé sur l’innovation. En 2004, alors que la filière industrielle de la tomate traversait une grave crise en Algérie, il s’est lancé dans la modernisation de la production des plants de tomates. « Nous avons proposé à notre corporation d’accompagner les agriculteurs, avec l’introduction de variétés à fort potentiel de rendement ainsi que de nouvelles techniques de traitement et d’irrigation », explique le patron. Les autres industriels n’ont pas suivi. Mais « progressivement, nous avons pu maîtriser notre filière de bout en bout. Nous avons éliminé le plant racinaire pour le remplacer par le plant en mottes, qui permet de meilleurs rendements à l’hectare », affirme Benamor. Un succès qui a fini par convaincre les agriculteurs, réticents au départ, d’adhérer au projet. Et pour les fidéliser, le groupe Benamor leur fournit les plants en mottes, les pesticides et leur achète leurs récoltes.

Les résultats n’ont pas tardé. La production de plants est passée de 500 000 en 2005 à 25 millions en 2012 et devrait atteindre 50 millions en 2013, selon Mohamed Laïd Benamor. Les rendements à l’hectare ont été multipliés par quatre, passant de 15 à 60 t. Les superficies cultivées sont passées de 2 500 ha en 2004 à 16 000 en 2011. « Notre objectif est d’exporter des conserves de tomates dans les cinq prochaines années », annonce-t-il. Fort de ce succès, le groupe a transposé en 2010 la même méthode dans la céréaliculture, avec l’objectif de multiplier les rendements par 2,5 pour atteindre 45 quintaux à l’hectare dans le blé tendre et 55 quintaux dans le blé dur à l’horizon 2022. L’Algérie produit 40 à 50 millions de quintaux de céréales par an et importe 60 % des volumes qu’elle consomme.

Il est nommé ministre et son parti gagne en dimension

L’année de la chance pour Amara Benyounès

Amara Benyounès fait figure d’un homme chanceux. L’année 2012 n’est pas, pour lui, celle que les Mayas ont prévue pour le monde. C’est plutôt l’année qui a souri à l’homme qui n’a pratiquement connu que des moments de bonheur : son parti, le MPA, est arrivé en troisième position lors des élections locales de novembre. Pendant ce temps, lui, l’éternel «républicain», est nommé ministre de Abdelmalek Sellal avec des prérogatives qu’envieraient même les hommes les plus proches du président de la République.

Le ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Ville –c’est beaucoup pour certains, un honneur pour d’autres- a de quoi être fier. Lui qui est passé en trente ans, de militants berbériste dans les années 1980, à un opposant puis à un membre du Gouvernement, a dû accepter tous les compromis. Mais, pour cela, Amara Benyounès a sa recette : «le pouvoir n’est ni une obsession ni un tabou ». Pour lui, être dans un Gouvernement ne peut être une honte. C’est exactement la même chose que quand il était dans l’opposition, il y a de cela tout juste une dizaine d’années.

Amara Benyounès, né à Aït-Yahia, en Haute Kabylie en 1958, a baigné, dès sa prime enfance, dans un milieu politique. Avec un père chahid et un frère –Mohend-Akli, dit Daniel- moudjahid et cadre de la Fédération de France du FLN puis membre fondateur du FFS, il ne pouvait en être autrement. L’homme s’est vite retrouvé, lors de ses études universitaires dans les années 1980, dans les groupes des militants berbéristes. Il avait même fait partie de la troupe Debza, créée par le grand écrivain Kateb Yacine dans les années 1970.

Ce parcours le mène à devenir membre fondateur et cadre important du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. C’est justement lorsqu’il a quitté ce parti en 2011 qu’il a subi nombre de critiques. Ses anciens compagnons l’accusent de compromission et parfois même de «corruption». Lui, il jure que ce n’est qu’une évolution politique «normale». « On est arrivé au pied du mur. Il est temps de changer la manière de faire de la politique», a-t-il souvent déclaré lors qu’il crée, en 2004, l’Union pour la Démocratie et la République (UDR). Un parti qu’il délaissera, dès 2012, au profit du Mouvement populaire algérien (MPA).

La création de ces deux partis ouvre la voie à une alliance inédite entre Amara Benyounès et le président de la République. A ceux qui l’accusent d’opportunisme, il répond qu’il soutient « un programme et pas un homme ». Pourtant, à deux reprises, il fait partie de la direction de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika en 2004 et 2009. Lors de ces deux campagnes électorales, il s’était occupé de l’émigration.

Alors que beaucoup le pensait fini, Amara Benyounès ressurgit et permet à son parti de gagner 6 sièges de députés lors des élections législatives de mai dernier. En Septembre, il est nommé ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Ville. Cerise sur le gâteau, son parti gagne des milliers d’élus et se classe en troisième position lors des élections locales de 29 septembre. Autant dire, une année de bonheur.

Ali Boukhlef

Nadir Abderrahim

L’exportation de père en fils

Directeur et fils du fondateur des Industries médico-chirurgicales (IMC), Nadir Abderrahim, du haut de ses 40 ans, mène l’entreprise vers l’exportation avec brio. Cette année 2012, il met le cap sur le Maroc, la Tunisie et le Sénégal.

Par Sonia Dahbi

Le 19 juin 2012, le Trophée Export 2011, qui récompense le meilleur exportateur algérien hors hydrocarbures, a été décerné aux Industries médico-chirurgicales (IMC). En conséquence, le leader national du consommable médical continue à faire « fait preuve d’une constance et d’une véritable stratégie à l’export », souligne Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs algériens et membre du jury. En témoigne la volonté de son directeur général, Nadir Abderrahim, d’étendre ses exportations de dispositifs médicaux pour traiter l’insuffisance rénale (sets de transfusion, de perfusion, seringues, cathéters…), destinés aux cliniques d’hémodialyse et aux centrales d’achat du Continent. Les exportations ont représenté 10 millions d’euros l’an dernier – soit 10 % du chiffre d’affaires, une proportion qui a doublé par rapport à 2010. « Le but est d’atteindre 20% dans les cinq ans », précise Nadir Abderrahim, qui a repris en 2010 les rênes de l’entreprise familiale fondée par son père, Kamel, toujours très impliqué en tant que PDG, dans les choix stratégiques. Avant son arrivée, la société créée en 1989 a su diversifier ses activités pour devenir un groupe employant 1200 salariés. Dans un premier temps, concentrée sur la production puis l’exportation – d’abord en Russie puis en Irak – de produits et d’équipements d’hémodialyse (épuration du sang grâce à un rein artificiel), elle a ouvert en 2003 une unité de production d’injectables, Biolyse, ainsi qu’un réseau de cliniques de dialyse au sein de sa filiale Renadial. «Aujourd’hui, 80 % de notre chiffre d’affaires proviennent de l’hémodialyse», précise Nadir Abderrahim. Les bons résultats de l’an 2011, qui lui ont valu son trophée, sont à mettre sur le compte de nouveaux contrats remportés en Côte d’Ivoire, à Djibouti et en Tunisie – le groupe exportait déjà en Libye, au Maroc, en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Sénégal et à Madagascar. En Afrique de l’Ouest, IMC détient en moyenne 40% de part de marché, voire plus de 90 % en Mauritanie et au Mali. Une réussite hors des frontières algériennes qui s’explique notamment par l’obtention du marquage CE (conformité européenne) pour la majorité des produits de l’entreprise et par une offre «nettement moins chère que celle des multinationales concurrentes», explique le directeur général. Passionné d’informatique, Nadir Abderrahim connaît bien la maison. Il a intégré IMC en 2001, un an après l’obtention d’un DESS de gestion à l’École des hautes études commerciales (HEC) de Montréal (Canada). Ce passionné de moto et d’informatique – il a réalisé l’informatisation de l’entreprise familiale – a été responsable tour à tour des ressources humaines puis de la structure achats et logistique, avant de devenir gérant de la société en 2005, et enfin directeur général cinq ans plus tard.

 

Se faisant remarquer avec le film Zabana

Saïd Ould Khelifa

représentera l’Algérie à la prochaine session des Oscars

D’origine algérienne, né en Tunisie, Saïd Ould Khelifa a été journaliste de 1969 à 1989 en Algérie, puis en France ou il occupe le poste de chef de rubrique internationale (Algérie- France) pour le compte du quotidien américain The Nation, puis celui d’animateur à la revue française «Cinéma Politique».

Titulaire d’un doctorat en Cinéma et Histoire sous la direction de Marc Ferro à l’HESS Paris, il capitalise une longue expérience dans les milieux du cinéma et du théâtre en tant que réalisateur, metteur en scène et critique et scénariste. Depuis1989, il collabore annuellement au festival des «Théâtres du cinéma» de Bobigny. Metteur en scène de théâtre, il a monté plus d’une dizaine de pièces, dont entre autre «Aux deux rives», écrite à partir des textes d’Albert Camus et de Kateb Yacine. Un brassage entre deux cultures, deux pensées de deux monuments de la littérature française et algérienne qui ont marqué leur temps et le temps présent.

Son premier film, Ombres blanches, qu’il réalise en 1991, reçoit le premier prix du Festival d’Amiens en France. Professionnel des longs métrages, il multiple alors les productions et les succès s’inspirant toujours du vécu de l’Algérie, notamment pendant la décennie noire. En 2004, Le Thé d’Ania, fait sa sortie sur le grand écran, suivi en 2006 de Vivantes également nommé A’ichate. Deux grands succès qui furent projetés dans différents festivals de cinéma de par le monde.

Son dernier opus Zabana, qu’il a réalisé à l’occasion du Cinquantenaire Se faisant remarquer avec le film Zabana d’indépendance, projeté en avant-première en août 2012 à Alger, est un film dédié exclusivement au parcours d’Ahmed Zabana, premier révolutionnaire algérien à être passé sous la guillotine le 19 juin 1956 dans la prison de Barberousse (Serkadji) d’Alger. Réalisé dans le cadre de la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, il a été produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) et la société algérienne de production « Laith média ».

Depuis sa sortie, Zabana, est considéré comme un véritable succès tant sur le plan national que sur le plan international. En effet, le long métrage a été présenté lors du festival du film international de Toronto (Canada), puis à la 13ème édition du festival du film asiatique de Rome dans la partie réservée au cinéma arabe pour figurer enfin sur la liste des cinq films, sélectionnés parmi soixante dix autres présentés, pour représenter l’Algérie à la 85ème session des Oscars du cinéma, compétition du film étranger, et dont la cérémonie de remise des statuettes se tiendra le 24 février 2013 à Hollywood (Los Angeles, Californie).

À rappeler que le film Zabana qui a été choisi par la commission algérienne de sélection des films qui s’est réunie dernièrement pour choisir le film long métrage qui représentera l’Algérie à la prochaine session des Oscars, a également reçu également l’appui des réalisateurs algériens Lakhdar Hamina et Rachid Bouchareb, tous deux membres à la commission académique des arts et des sciences qui octroie le prix Oscar institué en 1927.

Isma Remla

Karim Kardache

Pour la promotion de l’audiovisuel

À 39 ans, il est Directeur Général de la nouvelle chaîne télévisée El Djazaïria. Avec son partenaire Ryad Rechdel, Directeur Général de Studio 7 Production, une société de production audiovisuelle connue pour ses programmes de qualité et de grande audience, tels que Saraha Raha et Tara Ma T@ara, il a relevé le défi et s’est lancé dans une aventure qu’il a nommé El Djazaïria TV, la télé de tous les Algériens.

Né en 1973 à Alger, Karim est un pur produit du pays. Il y poursuit ses études jusqu’à l’université où il y décroche une licence en les Sciences de l’information et de la communication à l’ISIC, suite à quoi, il commence sa carrière professionnelle. Il fait ses premiers pas dans la presse comme reporter-photographe, puis il part faire quelques années auprès d’une grande agence de communication, toujours à Alger. En 2003, il lance sa propre agence média «Full Media», dont il fait une centrale d’achats publicitaire, de conseils média et placements média. L’agence connait, aujourd’hui, un grand succès auprès des plus grandes entreprises algériennes qui sont installées en Algérie. S’en sont suivis deux autres projets, à savoir Virtus Direct et d’AB Solutions, successivement agence spécialisée dans le marketing direct et Call Center. Les deux boites répondent aux normes internationales du grand marketing et trouvent… acteur !

En 2012, plus exactement en février, il se lance de plein pied dans l’aventure audiovisuelle en lançant El Djazaïria, une chaîne généraliste qui vise à projeter une vision moderne, jeune et positive de l’Algérie, tout en restant vraie et authentique. Un projet mûrement réfléchi, nous confia Karim Kardache dans les colonnes de Dziri lors d’une interview exclusive qui a suivi le lancement de la chaîne. En effet, le projet El Djazaïria est un vieux rêve qui a toujours hanté son initiateur sans pour autant pouvoir le réaliser. Avec l’annonce de l’ouverture proche du champ audiovisuel, le rêve s’est réalisé, en partie, car cette dernière n’est pas de droit algérien. Son siège se trouve en Jordanie; quant à ses programmes, ils sont diffusés sur le canal satellitaire NilSat à partir de Qatar. Mais cela n’empêche en rien cet investisseur chevronné de persévérer et de s’accrocher. Avec son partenaire et sa jeune équipe composée de plus de cent employés, formés par des professionnels internationaux, il continue à s’emparer des dernières technologies audiovisuelles, à former des jeunes et à lancer des programmes de qualité pour satisfaire une audience déjà conquise. Depuis, cinq heures de diffusion directe sont proposées tout les jours, à partir de 18h30, avec une grille de programme très variée, dont entre autre le journal télévisé.

I.R

Ghalib Fissah

La jeunesse au service de l’écologie

Ghalib Fissah, jeune étudiant de 22 ans, en fin de cycle de l’école nationale polytechnique d’El Harrach a réussi, avec ses camarades de promotion le pari fou de se lancer dans la création d’une entreprise verte, du nom d’ALGreenIA.

Par Sonia Dahbi

La diversité des spécialités des membres de cette entreprise est le maître mot d’ALGreenIA, ce qui la hisse à un niveau pluridisciplinaire et ce qui est en fait aussi sa force. Cette structure est constituée de 22 étudiants dynamiques, en fin de cycle de l’école nationale polytechnique d’El Harrach, ils se distinguent tous par leurs spécialités bien différentes les unes des autres. Le staff dirigeant : Farah Heba, vingt ans tout rond, qui s’occupe de la communication et est spécialisée en Génie Industriel. Salim Tari 22 ans, spécialisé lui, en Génie Environnement, est responsable du département informatique. Quant à Ghalib Fissah spécialité Génie industriel, du haut de ses 22 ans, il dirige l’entreprise comme un vrai patron.

Créée dans le cadre du programme international Injaz El Arab, ALGreenIA est une jeune entreprise s’inscrivant dans le cadre du développement durable. Son activité principale est la préservation de l’environnement par la les réduction des chets.

Le but de l’opération est de donner 6 mois à ces entrepreneurs arabes pour monter un projet d’entreprise. Les meilleurs projets sont alors récompensés afin de promouvoir des talents dans l’entrepreneuriat et le leadership dans les pays arabes.

C’est ce qui est arrivé à ALGreenIA. Cette jeune entreprise qui vient à peine de voir le jour, a eu à participer au concours Injaz El Jazaïr ayant eu en Algérie, le 7 octobre 2012 ; elle s’est vu distinguée en remportant le trophée de la meilleure entreprise réalisée durant ces 6 mois. Représentant l’Algérie à l’International, elle a, également, obtenu le premier prix de la meilleure entreprise réalisée au niveau régional, niveau composé des 14 pays de la zone MENA (Middle East & North Africa), à Doha, au Qatar, le 5 et 6 novembre 2012.

Sorti vainqueur de cette expérience unique Ghalib Fissah dira que «l’aventure Injaz était bien claire : Apprendre à devenir des entrepreneurs. Nous avons travaillé sur ALGreenIA et nous avons réussi à atteindre cet objectif : c’est un accomplissement personnel pour chacun d’entre nous».

ALGreenIA, veut révolutionner le monde de l’écologie, en établissant une économie durable respectueuse de l’environnement. Poussée par la jeunesse et la détermination de ceux-là même qui la constituent, cette société veut oeuvrer pour qu’à l’avenir leur conviction profonde de parvenir à une Algérie soucieuse des principes environnementaux, puisse être atteinte dans les toutes prochaines années.

Cette jeune entreprise algérienne activant dans le vert, a choisi pour créneau la récupération et le recyclage du papier sous toutes ses formes. Gratifiant sa valeur citoyenne, elle propose une large gamme de solutions afin de réduire le gaspillage des ressources et de favoriser le recyclage. Elle est spécialisée dans la collecte de papiers auprès de différentes entités (personnes, collectivités, entreprises, etc.), leur tri et leur acheminement jusqu’aux sites de recyclage. ALGreenIA se donne pour vocation le développement de produits et services destinés à la réduction de la consommation d’énergie et de la sensibilisation de la société.

Taoufik Mekhloufi

Notre champion olympique des 1500m aux JO 2012

Champion olympique du monde du 1500 m aux Jeux Olympiques de Londres 2012, Taoufik Makhloufi a été champion d’Algérie sur 1 500 m en 2001, avec un temps manuel de 3 min 34 s 4. Son meilleur temps sur cette distance est de 3 min 30 s 80, obtenu à Monaco le 20 juillet 2012. Ce natif de Souk Ahras a remporté, également, la médaille d’or sur 800 m aux Jeux africains de Maputo en 2011, devant les Kenyans Boaz Lalang et David Mutua avec un temps de 1 min 46 s 32. Il remporte, ensuite, une médaille de bronze au 1500 m, lors de la dernière journée des compétitions. Sur 800 m, il porte son record à 1 min 43 s 88 pour remporter la médaille d’or des Championnats d’Afrique à Porto-Novo devant le Kenyan Chemut. Le 7 août 2012, il devient champion olympique du 1500 m en 3 min 34 s 86, devançant l’Américain Leonel Manzano (3’34’’79) et le Marocain Abdalaâti Iguider (3’35’’13).

Issu d’une famille modeste de 5 soeurs et un frère, dont le père est un simple gendarme à la retraite, il commence son parcours de champion vers l’âge de 14 ans avec un club à Souk Ahras, qu’il avait intégré pour orienter son énergie débordante. Et c’est dans ce club qu’il a été repéré par l’entraîneur. Celui-ci a tout de suite cru en lui et a fait de lui le Champion du championnat d’Algérie Junior. Makhloufi commence alors à participer à des championnats de Méditerrannée en Tunisie, puis au Kenya en 2007. Vers la fin de 2008, son entraineur chevronné, contacte des confrères pour le faire passer à un autre palier dans sa préparation, celui du professionnalisme. Aujourd’hui, on le surnomme l’héritier de Noureddine Morceli, le champion des années 1990, un titre dont il dit être fièr.

Sa médaille d’or olympique, qu’il a offert à tout le peuple algérien lors de sa victoire, mais aussi sa disqualification la veille de sa gloire pour les 800m pour être enfin repêché médaillé le lendemain ont suscité la grande polémique et ont fait parler plus d’un. Les médias avaient publié que L’IAAF (Fédération internationale d’athlétisme) l’avait exclu des JO, pour «mauvaise foi et manque de combativité, mais notre champion a su garder son sang-froid face à cette vague qui ne voulait que l’anéantir, en réalité. Aujourd’hui, notre champion se dit forgé par cette expérience; à cet effet, il avait déclaré au magazine Dziri lors d’une interview ce qui suit : « Les dires de certains médias ne m’ont pas déstabilisé, car j’étais sûr de mes performances et de mes capacités que j’ai pu évaluése, lors de la victoire en Afrique. Je ne vous cache pas qu’autour de moi, je sentais que le monde se retournait. Dans ma tête, il était question de courir pour gagner mais tout en me disant que je reprendrai les entraînements et penserai aux prochaines JO en cas de défaite ». Ainsi est notre champion, combatif, obstiné et sûr de lui. Après avoir prouvé au monde entier que les 1500 m représentaient sa spécialité, il s’entraîne aujourd’hui pour participer à des tournois de 800m mais aussi pour battre le record du monde dans sa spécialité et ainsi se tailler une place au soleil.

Par Isma Remla

Sofiane Feghouli

Le jeune homme au pied d’or

Qui ne connait pas la nouvelle coqueluche du foot, ce jeune footballeur international qui a choisi de jouer pour les couleurs de son pays natal et qui s’est fait remarquer en Algérie en décrochant le Ballon d’or algérien ? Son portrait et sa réussite valent la peine d’être contés. Un autre héros de l’année 2012.
Par Souad Belkacem

Pour tout commencer, il faudrait rappeler que Feghouli a évolué au poste de milieu de terrain au Valence CF. Né en France en 1989, ce jeune homme a réalisé une belle saison avec le Valence CF. Après quelques expériences en Espagne durant l’été de 2010 où la place du milieu de terrain ne l’avait pas aidé à s’intégrer facilement au début, à tel point qu’il sera d’ailleurs prêté à Almería pour peaufiner son apprentissage, il devient ensuite titulaire et enchaîne les bonnes prestations en championnat comme en Ligue des Champions. C’est ce jeune homme même qui a choisi de jouer pour les couleurs de son pays natal et qui s’est fait remarquer en Algérie. Il compte actuellement, en effet, huit sélections pour deux buts avec les Fennecs. De bonnes performances qui ont permis au jeune footballeur de décrocher le Ballon d’or algérien en novembre dernier.

Une récompense qui a fait plaisir à plus d’un, notamment à Feghouli lui-même qui s’était exprimé non sans émoi: « Ce trophée me fait vraiment chaud au coeur. Je suis très content de pouvoir inscrire mon nom au palmarès de ce trophée du Ballon d’or algérien. Je remercie aussi le sélectionneur national, mes coéquipiers, mes dirigeants à Valence, mes conseillers, ma mère et tout le peuple algérien de m’avoir permis d’arriver là où je suis », s’était-il exprimé. Il y a de quoi être fier ! Sa récompense ne prête à aucune discussion: elle est tout simplement méritée. Sofiane Feghouli nous a rendus fiers en devenant le 12e Ballon d’or. Son talent d’Achille l’a aidé à se démarquer des autres jeunes footballeurs algériens en activité. Son destin l’avait prévu : Feghouli a obtenu 695 suffrages et dépasse ses deux dauphins, Djabou et Soudani, qui ont eu respectivement 227 et 226. Comment douter de ses performances lorsque ce jeune a su impressionner deux continents. Il n’y qu’à entendre le célèbre manager d’Arsenal, Arsène Wenger, qui n’a pas tari d’éloges sur Sofiane Feghouli en cette occasion encensant le milieu de terrain algérien: « Cette saison, je suis vraiment surpris par Sofiane Feghouli et ce qu’il fait à Valence ». Il n’a pas manqué de dire que Feghouli avait un physique d’enfer, une volonté, et des qualités techniques. « Quand on voit ce qu’il fait sur un terrain, c’est exceptionnel ». Agé à peine de 22 ans, Feghouli possède sans doute une immense marge de manoeuvre. Au rythme où il évolue, il pourrait prendre un abonnement de longue durée avec ce Ballon d’or. Très bonne continuation à cette étoile montante !

Un commentaire

  1. et ISSAD REBRAB
    il devrais étre le N° 01 .

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